Au sortir du Conseil des ministres du mercredi 6 Mai 2026, le gouvernement ivoirien a décidé de la dissolution de la Commission électorale indépendante (CEI). Le moins que l’on puisse dire c’est l’organe en charge des élections en Côte d’Ivoire cristallisait les passions. Au point que la décision gouvernementale provoque une avalanche de réactions aussi bien de la classe politique que de la société civile. La dernière en date est celle de Boga Sako, membre fondateur de la Fondation Internationale pour l’Observation et la Surveillance des Droits de l’Homme et de la Vie Pacifique (FIDHOP) dont il fut le premier président, 
« Si nous aimons véritablement notre beau pays la Côte d’Ivoire ; si nous nous soucions sincèrement de la vie et du bien-être de nos compatriotes : si nous aspirons à une vraie cohésion sociale et à une paix durable dans notre Côte d’Ivoire ; le moment est venu de nous transcender, d’ignorer un tant soit peu notre propre personne et nos intérêts particuliers, partisans, pour doter la République de Côte d’Ivoire de l’organe crédible en charge de l’organisation de réelles élections démocratiques que ce pays n’ait jamais eues » a-t-il plaidé, non sans ajouter : « Cela est possible pourvu que nous le voulions tous et en toute honnêteté : de sorte que les prochains candidats légitimes à des élections en Côte d’Ivoire, qui seraient déclarés vainqueurs ou vaincus par ce futur organe soient satisfaits des résultats qui seraient proclamés… »
Le professeur de Lettres Modernes à l’Université de Bouaké (Centre de la Côte d’Ivoire) rappelle volontiers la création de la CEI au terme d’un « consensus » par la Loi n°2001-634 du 9 octobre 2001. « Vingt (25) ans après, nous faisons tous le constat que bilan est plutôt déplorable : des élections conflictuelles et contestées continuellement, principalement les présidentielles, de 2010, de 2020, et de 2025 » conclut-il.
Tché Bi Tché
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