Le 12e congrès de l’Union Nationale des Journalistes de Côte d’Ivoire (UNJCI) va-t-il enfin se tenir les 22 et 23 Mai 2026 à Abidjan ? Rien n’est moins sûr. En effet, le comité Adhoc mis en place par décision de justice n’a pas encore trouvé le bon bout pour ouvrir la compétition électorale. Englué dans des consultations, à la recherche d’un consensus pour un congrès apaisé, il a reçu les deux listes concurrentes dans la journée de mardi 19 Mai 2026. Aux deux équipes il a été proposé l’idée d’un congrès unitaire. De sources proches des participants, c’est de faire une liste unique conduite par MLN et comportant les membres des deux listes. L’initiative de trouver un consensus est louable. Mais le cheminement pour y parvenir manque de clarté. Sur quelle base MLN devrait conduire la liste unique. Même si cette victoire annoncée nous est « familiale » pour son caractère « kweni », nous sommes obligés de ne pas partager cette méthode. Pour qui connait un peu les textes de l’UNJCI, ce n’est pas mon ami Théodore Sinzé, aujourd’hui sur la rive gauche, avec qui j’ai remué lesdits textes durant les deux mandats de Jean Claude Coulibaly (la rive droite) qui dira le contraire, les textes de l’UNJCI ne donnent pas plus de pouvoir à la tête de liste que les 23 autres membres de la liste. Le retrait annoncé de la liste FE par FE ne rentre pas dans la circulation juridique à l’UNJCI. Pour que cela soit, il eut fallu que chacun des 24 membres paraphât le document de retrait. Dès lors au risque de me répéter quelle légitimité a MLN pour conduire la liste unique. La candidature unique ne saurait prospérer d’autant plus que le faire c’est reconnaître le travail du Conseil d’Administration (CA) sortant. Qui a également validé la liste FE. Utiliser le bistouri pour extraire la candidature de MLN parmi les travaux du CA sortant, n’est pas prudent. Toute chose qui pourrait endommager des cellules proches. A moins de passer en force. Et mettre à dure épreuve la troisième loi de la dynamique, la loi de l’action et de la réaction. Pour nous la sortie de crise est simple : « avec ou sans FE », l’expression est du concerné, laisser les deux listes compétir. Malheureusement, nous sommes face à une situation que l’excellentissime socio-anthropologue Prof Dédy Séri appelle « bagousou », c’est-à-dire Ba, de Bayefouè ou sorcier en Baoulé, Gou de Gougnon ou sorcier en Bété et Sou de Soubaka Môgô ou sorcier en Malinké. Cette sorcellerie peut-elle prendre fin dans 48 h, quand on sait que les deux équipes ont rejeté le congrès unitaire ? A vos cauris ou à vos boules de cristal.