Une vague de nominations à la tête des sociétés d’État et des établissements publics nationaux (EPN) est intervenue depuis le 14 septembre dernier.
Cette série de nominations s’inscrit dans le cadre du décret présidentiel instituant un mandat de cinq ans non renouvelables à la tête des sociétés d’État.
Cette mesure apparaît salutaire dans la mesure où elle favorise la promotion de la bonne gouvernance et met davantage en relief le leadership managérial au sein de l’Administration Publique et des structures étatiques.
La limitation de la durée des mandats permet également de donner l’opportunité à d’autres compétences d’émerger à la tête des structures publiques.
Les citoyens pourront ainsi découvrir de nouveaux visages à la direction des sociétés étatiques et mieux apprécier, au fil du temps, les résultats obtenus ainsi que les qualités managériales des différents dirigeants chargés d’administrer ces structures.
Au sein des administrations et des sociétés d’État, le renouvellement du leadership peut également contribuer à insuffler une nouvelle dynamique et à favoriser la mise en œuvre de la vision politique du Président de la République. Après plusieurs années passées à un même poste, la rotation des responsabilités peut en effet permettre l’émergence de nouvelles approches, de nouvelles méthodes de gestion et d’une nouvelle impulsion dans la conduite des affaires publiques.
Le mouvement de nomination des différents directeurs généraux peut ainsi être perçu comme une marque de vitalité de la gouvernance administrative. Il rappelle également un principe essentiel, nul n’est indispensable à un poste et chacun peut être appelé à servir à différentes fonctions.
Cette rotation administrative constitue, par ailleurs, une occasion de valoriser les compétences internes. Les directeurs généraux adjoints, les directeurs et autres cadres expérimentés de l’Administration Publique ou des sociétés d’État peuvent ainsi bénéficier de nouvelles opportunités de promotion et accéder à de nouvelles responsabilités.
Il apparaît donc nécessaire de poursuivre la valorisation des compétences internes afin de permettre à davantage de cadres d’exprimer leur savoir-faire et de contribuer pleinement au développement harmonieux de l’Administration Publique et des sociétés d’État.
La jeunesse au cœur du renouvellement
La promotion de plusieurs jeunes cadres au poste de Directeur Général mérite également d’être saluée. Elle traduit une volonté de valoriser les compétences de la jeunesse et de lui offrir davantage de responsabilités au sein des structures étatiques.
Cette dynamique constitue un signal encourageant pour les jeunes Ivoiriens.
Elle démontre que la compétence, l’engagement et l’expérience peuvent ouvrir la voie à des responsabilités importantes dans la gestion des affaires publiques.
À une époque où une partie de la jeunesse semble parfois en quête de repères, notamment face à l’influence grandissante des réseaux sociaux et à certains modèles de réussite véhiculés sur ces plateformes, l’accession de jeunes cadres à de hautes responsabilités peut contribuer à faire émerger de nouveaux modèles.
Les nouveaux Directeurs Généraux, par leur parcours, leur comportement et surtout par les résultats qu’ils obtiendront dans l’exercice de leurs fonctions, pourraient ainsi inspirer d’autres jeunes et leur montrer que la réussite peut également passer par le travail, la compétence, la responsabilité et le service de l’État.
Cette nouvelle génération de dirigeants est donc appelée à relever un défi majeur, démontrer, par ses actions, que la jeunesse peut pleinement participer à la transformation et au développement de la société ivoirienne.
Aux nouveaux promus au poste de Directeurs Généraux, il convient de souhaiter plein succès dans l’exercice de leurs nouvelles fonctions.
Leur nomination constitue une marque de confiance et les engage à œuvrer avec responsabilité, intégrité et efficacité à l’atteinte des objectifs qui leur sont assignés.
Adou Évariste
Journaliste, Analyste Politique
