Mise en place d’une nouvelle commission électorale en Côte d’Ivoire : Le PDCI rejoint l’opposition

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Le PDCI, allié du chef de l’Etat ivoirien Alassane Ouattara, souhaite la mise en place d’une nouvelle commission électorale avant la présidentielle de 2020 en Côte d’Ivoire, à l’instar de l’opposition qui en a fait son cheval de bataille. La Commission électorale indépendante (CEI) « répondait à l’époque à une réalité qui était celle de la crise ivoirienne, ce n’est plus la même aujourd’hui, il faut coller à la réalité du moment », a expliqué à l’AFP, Jean-Louis Billon, ancien ministre du Commerce et porte-parole adjoint du PDCI, le parti de l’ex-président Henri Konan Bédié.

« Une CEI crédible et légitime est nécessaire pour crédibiliser les élections en 2020. Il faut la faire évoluer, on ne peut arriver en 2020 avec la même commission qu’on avait en 2010 », a-t-il martelé.

Pour lui, les « Ivoiriens ont été traumatisés par la crise post-électorale (qui a fait 3.000 morts en 2011). On doit éviter tout ce qui peut nous conduire vers une autre crise. La crédibilité de la CEI contribue à éviter une autre crise ».

C’est la première fois que le PDCI, membre de la coalition au pouvoir, réclame une nouvelle commission électorale.

L’opposition ivoirienne demande la mise en place d’une nouvelle commission électorale « consensuelle », avant l’organisation des élections municipales et régionales prévues cette année, menaçant de les boycotter. Les opposants ont trouvé « injuste et inacceptable la surreprésentation du pouvoir dans la CEI ».

Le Premier ministre ivoirien, Amadou Gon Coulibaly, a rejeté les critiques contre la CEI, estimant qu’elle était le « fruit d’un consensus entre tous les acteurs politiques avant la dernière présidentielle de 2015 ».

« Je ne vois pas pourquoi cela devrait inquiéter, à partir du moment où l’objectif c’est d’avoir des élections crédibles. Pour les personnes qui se font élire, il est important de savoir qu’elles ont aussi une légitimité et une crédibilité », a estimé le porte-parole adjoint du PDCI.

« L’exercice de toute fonction politique est facilité quand vous avez la légitimité, moins vous avez une légitimité, plus difficile sera votre mission par la suite. Il y va de la stabilité même de la Côte d’Ivoire et de la force de nos institution », a-t-il ajouté. Mieux vaut tard que jamais. Le PDCI fait partie du Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP) qui a largement remporté les sénatoriales samedi dernier en l’absence de l’opposition qui boycottait le scrutin.

Par Y A, avec VOA et AFP

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