Le 27 décembre 2021, en lieu et place de l’ouverture de la phase des discussions relativement au dialogue politique, les Ivoiriens ont eu droit à une conférence de presse du procureur de la république, Adou Richard, qui a clairement menacer les leaders de l’opposition pour financement supposé de la désobéissance civile lors de la présidentielle de 2020. Face à cette situation qui menace la paix sociale, Bédié et le PDCI-RDA ainsi que Gbagbo et le PPA-CI ont conjointement signé une déclaration, en date du 3 janvier 2022 dans laquelle les deux leaders dénoncent des signaux à l’encontre du dialogue politique». « Il importe de signaler que la conférence de presse du procureur a curieusement coïncidé avec la nouvelle date butoir de dépôt des termes de référence. L’on se rappelle que le report de la date de dépôt des propositions de termes de référence du 17 au 27 décembre 2021 a été abusivement attribué aux partis de l’opposition alors que le PDCI et le PPA-CI, en ce qui les concerne, avaient déposé leurs termes de référence effectivement le 17 décembre » accusent ces partis. « Ainsi, analysent le PDCI-RDA et le PPA-CI. mis en rapport avec ce report, la sortie du procureur et le silence du gouvernement, quant à la suite attendue des travaux du dialogue, une semaine après la nouvelle date butoir, constituent un faisceau d’indices concordants suffisants pour justifier les interrogations du PDCI-RDA et du PPA-CI sur la volonté réelle du gouvernement de conduire le dialogue politique qu’il a librement initié ». « Pour le PDCI-RDA et le PPA-CI, il ne saurait avoir de priorité plus élevée que la recherche de la réconciliation nationale et de la paix, but ultime attendu du dialogue politique qu’appellent à l’unisson nos compatriotes.
« Devant l’approche à la fois hésitante et contradictoire du pouvoir sur cette question cruciale pour la cohésion sociale, le PDCI-RDA et le PPA-CI :𝟭. Prennent à témoin l’opinion nationale et internationale du peu d’intérêt que le Chef de l’Etat et le gouvernement accordent à la réconciliation nationale et à la cohésion sociale ; 𝟮. Réaffirment leurs engagements à participer au dialogue politique qu’ils souhaitent sincère, dans l’unique intérêt de nos compatriotes et des populations qui nous font l’amitié de vivre dans notre pays ; 𝟯. Interpellent le gouvernement sur sa responsabilité première de garantir le succès de cette phase du dialogue ; 𝟰. Demandent au chef de l’Etat, dont le troisième mandat a aggravé la fracture sociale, d’inscrire, enfin, le dialogue politique parmi ses priorités pour l’année 2022 ;𝟱. Encouragent les partenaires au développement à accorder davantage d’intérêt à cette phase du dialogue »lancent-ils
Tché Bi Tché
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