Manigances autour du protocole de Gbagbo : Koné Boubacar accuse Assoa Adou

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Invité de l’Assemblée générale extraordinaire de la Fédération Fpi de Yopougon, le dimanche 18 juillet 2021, Koné Boubakar, ex-protocole de Gbagbo, est revenu sur les circonstances de son éviction de ce poste. Il accuse ouvertement Assoa Adou, actuel secrétaire général du FPI, d’avoir fomenté un coup bas. Lire la sortie de Koné Boubakar.

« Je n’ai pas abordé la question du protocole autour du président parce que je ne veux pas personnaliser le débat.
J’ai globalisé en disant ; y’a des coups bas qui sont tellement violents qu’ils sont devenus des coups hauts. C’est une image pour vous montrer que la lutte de positionnement est devenue nocive et peut porter atteinte à notre capacité de lutte.

Nous avons parlé de mon cas parce que c’est moi qui suis devant vous mais y’a beaucoup de victimes dans le parti à qui je demande de la patience, de la persévérance, de l’endurance. Écoutez-moi très bien. Est-ce j’ai peur de vous dire que c’est la sécurité d’Assoa Adou qui est là ? Est-ce que j’ai peur de vous dire ça ?

Assoa Adou accusé

La nouvelle sécurité que le SG Assoa Adou a mis sur pied, c’est elle qui est là !
Mes collaborateurs, qui ont toujours fait le travail, sont assis avec moi. Mais je ne suis ni énervé, ni déstabilisé. Dans le parti, nous souhaitons que les changements qui s’opèrent soient productifs. Or qu’est- ce qui s’est passé ? Pour le voyage de Mama, pour ne pas gêner celui qui est là, le nouveau, je suis resté chez moi. Certaines personnes qui ne me voyaient pas là-bas pouvaient penser que je boude mais ce n’est pas ça. Y’a une nouvelle équipe qui est au travail. C’est l’équipe d’ Assoa Adou. Ceux que vous ne connaissez pas là », dit-il en souriant.
Alors moi j’étais assis chez moi avec mes hommes et ceux que vous ne connaissez pas étaient en train de faire le travail.
Alors c’est là que j’ai été appelé le dimanche soir , on me dit: « Le président veut te voir demain matin ici à Mama. D’ailleurs il faut que tu viennes avec ton  équipe».
Ah bon ! Ah bon !
J’ai obtempéré, à partir de minuit j’ai réveillé mes camarades et le lendemain à 6h du matin, départ pour Mama. Nous étions une délégation de 40 personnes. Nous sommes arrivés à Mama et le lundi n’a pas ressemblé au dimanche. J’espère que vous avez pu voir la différence entre les deux jours.
Donc moi je suis là. Si on m’appelle, je viens avec les capacités du parti. Si on ne m’appelle pas je suis à la Riviera 3 au siège du FPI avec mes hommes.
L’essentiel c’est d’être constant, de savoir ce qu’on veut, de connaître les valeurs qui fondent le FPI et de les pratiquer au quotidien.
Je le disais, je ne suis pas le seul à être frappé par les coups bas qui prennent de la hauteur. Dans l’armée quand on exécute un tir en bas (au sol), c’est pour ne pas tuer mais quand on lève un peu le fusil pour tirer, ça peut créer d’autres résultats. C’est l’image des coups bas. C’est pourquoi je demande de ne pas lever les coups et de faire en sorte que les coups bas restent en bas. En espérant qu’ils m’entendront puisque je parle devant nos communicateurs.
Donc je disais, il faut être patient parce que le président Gbagbo ne m’a pas encore dit que j’ai fauté, sinon il ne m’aurait pas appelé à Mama, parce que je le connais. Il ne m’a pas dit non plus qu’il a appris que je l’ai trahi.

Moi j’ai une confiance absolue au président Laurent Gbagbo, c’est pourquoi je demande à tous ceux qui sont frustrés ou choqués d’une manière ou d’une autre de lui faire confiance, ce n’est pas un ingrat. Il y en a qui pensent qu’ils ont réussi à le tromper ou qu’ils ont réussi à obtenir quelque chose. Mais il va clarifier la situation dans quelques jours. Vous serez étonné. Camarade fédéral, tu me permettras de saluer ici mes hommes, qui sont tous ou presque de la fédération de Yopougon.
Oui parce que dans les moments difficiles, ils ont été au devant du combat avec moi.
Je leur demande d’être patients, de me regarder et de prendre l’exemple par lequel j’ai commencé cette causerie. Celui de Zahia Berthe Eulalie. Elle a été victime de frustration 20 ans en arrière. Mais elle a été patiente et je ne crois pas que Zahia Berthe regrette d’avoir été patiente.
Le président Laurent Gbagbo est de retour en Côte d’Ivoire parce que Dieu a décidé qu’il n’a pas encore fini son œuvre. Donc le président Laurent Gbagbo est revenu pour arranger tout ce qu’ils ont dérangé. Mettez-vous bien ça dans la tête et vous serez guéris. »

Propos retranscrits par Sercom de Koné Boubacar

 

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