Mamadou Diomandé, président de la Fédération nationale de l’industrie touristique de Côte d’Ivoire (Fenitourci) : « ‘Notre code du tourisme présente des insuffisances »

0 1 941

« C’était une belle expérience. Je l’ai signifié au ministre du Tourisme, le ministre Siandou Fofana. Le Tourisme ne se décrète pas » , a déclaré récemment Mamadou Diomandé, président de la Fédération de l’industrie touristique de Côte d’Ivoire (Fenitourci)  à l’invitation  de la plateforme  d’échanges et de débat du Réseau de la presse touristique et hôtelière de Côte d’Ivoire (Repthoci) . « La relance du Tourisme après la crise sanitaire, COVID19. C’est le thème de cette rencontre. Le président de la Fenitourci a,  au cours des échanges, déploré le manque d’attention de ce secteur observé dans la plupart des Etats africains en général et en Côte d’Ivoire en particulier.  « Vous savez, le tout premier ministère du tourisme a été mis en place 5 janvier 1970. Si nos gouvernements en son temps avaient axé leur ambition sur une volonté politique dans ce secteur, on n’allait pas parler de nos matières premières que nous avons aujourd’hui, en l’occurrence le café, le cacao et autres qui vont avoir leur limite. Mais, le tourisme qui est basé sur les services, continuera à nourrir plusieurs générations. La preuve en est que d’autres ont profité de la politique des hôtels Sietho du président Félix Houphouët-Boigny pour hisser leur tourisme à un niveau très envié aujourd’hui. Je parle par exemple du Maroc qui en plus de ses réceptifs hôteliers a développé sa façade maritime qui fait près de 2000 kilomètres. Ils ont laissé les opérateurs économiques avec leur code d’investissement à bâtir sur la côte sans les soumettre à certaine taxation, mais en privilégiant de la politique d’exonération ; ce qui a permis au secteur privé une large exploitation de leur 2000 km de côtes en permettant également que les emplois soient réservés à 90% aux nationaux. Nous n’avons que 550 km de façade maritime qui jusqu’aujourd’hui reste à un stade de développement embryonnaire. Je fais tous ces tours pour vous dire que la communication est importante, surtout quand elle est faite par des hommes de médias spécialisés. De par notre position transversale nous devons rassembler tous les secteurs connexes pour une meilleure politique de notre tourisme.  Ce n’est pas seulement les 550 km dont il s’agit, nous parlons de l’ensemble des attraits touristiques dont le tout puissant nous a gratifiés. Tout est une question de volonté politique. Nous avons des instruments que nous avons oublié et nous parlons de développement du tourisme. C’est un peu utopique. Notre secteur n’était pas doté d’une loi depuis, ce n’était que des arrêtés ministériels » a-t-il préconisé avant d’évoquer l’épineuse question de la fiscalité sur les locaux loués en garnis. « La fiscalité portant sur les locaux loués en garnis, cela fait plus de 10 ans que nous en parlons, mais ça ne bouge pas. Tout est une question de volonté politique, il faut avoir le courage de spécifier les choses. On confond parfois, qui doit payer quoi à qui et j’en passe. Pour régler cet état de fait, il faut d’abord revoir les textes. Il faut qu’on révise le code du tourisme, lequel code dont nous avons participé à sa mise en place. Mais, il y a des insuffisances. Nos lois sont restées statiques. Nous avons mis en place un code du tourisme qui malheureusement n’a pas tenu compte de tous les détails. Les locaux loués en garnis, c’est un problème de dénomination, de vocabulaire. On parle de résidence que nous appelons, les établissements d’hébergement qui comprennent plusieurs types d’hébergement, à savoir les motels, les auberges, les meublées, etc. Donc le flou dans les textes fait que les collectivités sautent sur certaines occasions pour encaisser certaines taxes aux opérateurs qui en réalité ne devraient pas être. Après avoir mis en place de nouvelles lois qui d’office abrogent les anciennes, il faut qu’on ait le courage de les appliquer. En un mot, il faut que le ministère du tourisme défende son secteur privé. Il faut régler le problème. Arrêter de les déplacer. Aussi, il faut une vraie politique de formation » a-t-il souligné, non sans appeler une politique de formation pointue. « Bien qu’ayant lourdement touché notre secteur, il faut retenir que la Covid a quand même eu un effet bénéfique quelque part. Depuis 2001, j’ai dit à certains ministres, de laisser l’Europe, les salons comme le Top Résa, le Fitur, Itb et j’en passe. Le tourisme se développe avec les résidents, avec les ivoiriens. Vendons ce dont la nature nous a doté à notre population. Faisons la promotion du tourisme intérieur. Mon agence de voyages à moi ne faisait que cela. J’utilisais les équipements de la Sotra pour développer nos activités

Horizontal custom

 

Rd

 

 

 

 

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

WP2Social Auto Publish Powered By : XYZScripts.com