Du 5 au 7 mai 2026, Abidjan s’ impose comme le centre d’une importante mobilisation scientifique contre le mpox ( variole du singe). La cérémonie officielle de lancement du projet VAXPOX s’est déroulée ce mardi 05 mai 2026 , à l’Institut Pasteur de Côte d’Ivoire, en présence du Dr Koné Blaise, Directeur général adjoint chargé de l’Hygiène publique, représentant du ministre de la Santé, Pierre Dimba.
Ce projet, coordonné par l’Institut Pasteur de Paris et déployé dans six pays africains, vise à soutenir les politiques de santé publique face à la recrudescence du mpox, une maladie virale en pleine expansion depuis 2024. Selon le Dr Koné Blaise, l’enjeu majeur réside dans la capacité du projet à anticiper d’éventuelles crises sanitaires futures. « Depuis la Covid-19, nous savons que seule la recherche scientifique permet d’apporter des réponses efficaces face aux épidémies », a-t-il déclaré.

Les recherches prévues incluent des études sérologiques pour évaluer l’exposition des populations, des analyses moléculaires, le séquençage du virus, ainsi que la modélisation de sa propagation. « La détection des cas ne représente qu’une partie de la réalité. Il est essentiel d’évaluer l’ampleur réelle de la contamination », explique-t-il.
VAXPOX repose sur un consortium regroupant sept institutions du Réseau Pasteur, dont six en Afrique (Côte d’Ivoire, Cameroun, Centrafrique, Guinée, Madagascar et Niger) ainsi que l’Institut Pasteur de Paris. Arnaud Fontanet, responsable scientifique du projet et directeur de l’unité d’épidémiologie des maladies émergentes à Paris, précise que cette initiative permettra de mener des enquêtes de terrain pour mieux comprendre la diffusion du virus en Afrique subsaharienne.
« Financé à hauteur d’un million de dollars sur deux ans grâce à la Stavros Niarchos Foundation (SNF) ) et l’ANRS MIE, le projet VAXPOX capitalise également sur les équipements et technologies acquis après la pandémie de Covid-19 », indique-t-il.
Au-delà de la recherche, VAXPOX vise à fournir des données scientifiques pour orienter l’utilisation des vaccins contre le mpox, déjà déployés dans plusieurs pays africains. En combinant épidémiologie, virologie et modélisation, cette initiative ambitionne de renforcer la préparation et la réponse face aux épidémies, contribuant ainsi à la sécurité sanitaire en Afrique.
T.N