Monsieur Dano Djédjé, premier vice-président du CSP,
Monsieur Hubert Oulaye, Président Exécutif du PPA-CI
Monsieur Damana Pickass, Secrétaire Général
Messieurs les Ministres Lokrou Vincent, Kadet Bertin,
- Le Directeur Laurent Ottro,
Monsieur le Coordonnateur régional PPA-CI du GÎh, Orega Youkpo Barthélémy,
Madame, ma sĆur Marie Odette Lorougnon, ma petite sĆur
Monsieur le Président des jeunes, mon petit frÚre,
Mesdames et messieurs,
Â
Je vous salue tous et vous remercie de vous ĂȘtre dĂ©placĂ©s si massivement pour venir me souhaiter la bienvenue et pour venir me saluer. Je suis trĂšs Ă©mu, je vous salue. En Ă©coutant certains discours, jâĂ©tais obligĂ© de mâessuyer les yeux parce que jâavais beaucoup dâĂ©motions et des larmes.
Â
Ici Ă Mama nous sommes un petit village. Mama est un petit village mais quand nous recevons beaucoup de gens comme ça, ça se sent et ça se voit parce que nous ne sommes pas habituĂ©s Ă avoir beaucoup de monde. Merci beaucoup dâĂȘtre venus.
Â
Mais vous avez dit, en ce qui me concerne, des choses qui sont justes certainement mais dâautres pour lesquelles je ne mĂ©rite pas tant dâĂ©loges et remerciement. Parce que la politique est un engagement. Une fois quâon sâest engagĂ©, on sait ce quâon va rencontrer devant. On peut rencontrer des moments de bonheur, des moments de joie mais on peut aussi, et souvent rencontrer, des moments mauvais, difficiles. Ici qui nâa pas Ă©tĂ© arrĂȘtĂ© ? Qui nâa pas Ă©tĂ© secouĂ© ? JâĂ©tais Ă Bruxelles, quand on mâa dit quâHubert Oulaye Ă©tait en prison, Dano DjĂ©djĂ© aussi, le petit Koua Justin dans une troisiĂšme prison et les autres qui nâĂ©taient pas en prison Ă©taient en exil. Mon grand frĂšre Laurent Ottro nâest pas revenu dans son village pendant 10 ans.
Â
Donc câest la politique mais on sâengage pour atteindre des objectifs. Est-ce que tous ces objectifs sont atteints ? Non. Est-ce que lâassurance maladie universelle est rĂ©alisĂ©e ? Non. Est-ce que le cacao est transformĂ© en CĂŽte dâIvoire ? Non. Est-ce que toutes les graines palmistes sont transformĂ©es en CĂŽte dâIvoire ? Non. Est-ce que tous les enfants de CĂŽte dâIvoire sont Ă lâĂ©cole ? Non. Est-ce que dans tous les coins de CĂŽte dâIvoire il y a des centres de santĂ© ? Non. Est-ce que dans tous les villages de CĂŽte dâIvoire, il y a de lâeau propre ? Non.
Â
Câest ça et câest pour tout ça quâon nous a arrĂȘtĂ©s. Donc on nous arrĂȘtera encore puisque nous allons continuer le combat. Nous ne sommes pas des enfants. Quand tu es un gamin et que tu ne sais pas ce que tu fais, quand on crie sur toi, tu fuis et tu vas te cacher dans les bras de ta maman. Nous, on est pas comme ça. Quand on sort pour dire quâon va se battre pour que le sort des ivoiriens soit meilleur, on continue, on ne sâarrĂȘte pas. Câest pourquoi moi qui ai initiĂ© ce combat, je trouve que câest trop dâĂ©loges pour moi. Au contraire, câest vous qui me suivez qui devez avoir tous ces Ă©loges. Quand on vous arrĂȘte, jâai des soucis Ă me faire. Je dis : voilĂ des enfants, des jeunes, des femmes qui sont sortis pour me suivre, quâest-ce que leurs parents penseront de moi ? Que jâenvoie leurs enfants Ă la misĂšre et Ă la souffrance.
Â
Jâai combattu hier, je combats aujourdâhui et je combattrai demain. Il faut que ceux qui avaient des doutes lĂšvent ces doutes de leurs tĂȘtes.
Â
Alors, ces derniers temps on ne me voyait pas et des gens ont tirĂ© des leçons mais jâai expliquĂ© Ă mes camarades proches que depuis le 24 dĂ©cembre 2022, jâai eu le Covid et le professeur qui me traitait mâavait condamnĂ© Ă rester dans ma chambre, Ă ne pas sortir. Quand il ne mâavait pas dĂ©clarĂ© guĂ©ri, jâĂ©tais dans la chambre. Maintenant il mâa dĂ©clarĂ© guĂ©ri, me voici.
Â
Dahi Nestor et Marie Odette, vous avez dit que les jeunes et les femmes se tiennent Ă ma disposition. Non, non ! Câest moi qui me tient Ă votre disposition. Câest moi ! Je suis devenu un instrument de combat. Cet instrument lĂ , sachez-vous en servir. Ce nâest pas vous qui vous tenez Ă ma disposition. Moi tout seul que puis-je faire ? Câest parce que vous me suivez que nous avons des rĂ©sultats. Eh bien, je suis Ă votre disposition.
Â
Avant de continuer, je voulais soulever deux problĂšmes. Ces temps-ci on se plaint beaucoup des coups dâEtats militaires en Afrique de lâouest : deux coups dâĂtat militaires au Mali, il y a eu un coup dâEtat militaire en GuinĂ©e il y a eu un coup dâEtat militaire au Burkina Faso. Je regardais la tĂ©lĂ©vision, jâai vu Hubert Oulaye qui avait Ă©tĂ© invitĂ© par une chaĂźne. Il sâen est trĂšs bien sorti. FĂ©licitations. Mais Malicieusement, les gens lui disent quâon dirait que vous vous rĂ©jouissez des coups dâEtat militaires. Il a rĂ©pondu comme tous ceux qui ont rĂ©pondu ici. Mais je voulais dire quand dans un pays on fait des coups dâEtats civil et que ces coups dâEtats ne sont pas condamnĂ©s mais applaudis, il ne faut pas sâĂ©tonner aprĂšs que des militaires fassent des coups dâEtat militaires. Câest ça je veux dire. Quand la Constitution dit quâun homme ne peut faire que deux mandats prĂ©sidentiels et quâil en fait trois, câest un coup dâEtat civil. Mais on ne le dit pas et on ne le condamne pas assez. Un coup dâEtat est un coup dâEtat. Vous voyez aux Ătats-Unis si Joe Biden ou Donald Trump dĂ©cidait, par exemple, de faire un troisiĂšme mandat mais ça serait la rĂ©volution dans tout le pays. Ils ne peuvent pas parce que ce quâon Ă©crit on doit le respecter. Ce quâon met dans la Constitution, on doit le respecter. Quand tu as Ă©cris quâil faut 02 mandats et que tu te dĂ©brouilles pour en faire 03, le militaire avec son fusil se dit jâai une arme, eh bien je fais un coup dâEtat. VoilĂ les consĂ©quences des actes des politiques. AprĂšs ce sont eux qui sont durs avec les militaires. Mais un coup dâEtat est un coup dâĂ©tat. Un coup dâEtat, câest la rupture de lâordre normal des choses. Je voulais du haut de cette tribune dire Ă toute la classe politique ivoirienne de laisser tomber les coups dâEtat, dâoublier les coups dâEtat, de laisser ça, et comme on le dit chez nous Ă Yopougon, de quitter dedans.
Â
Un homme politique ne finit jamais un travail de refondation du pays. On ne finit pas. MĂȘme NapolĂ©on qui a fait un coup dâEtat militaire,nâa pas terminĂ© son travail. Il a fait beaucoup de choses mais il a terminĂ© en prison. Quand on fait la politique, on a pas vocation Ă achever son programme. Un programme ne sâachĂšve jamais. Câest pourquoi il faut des jeunes derriĂšre soi qui vont continuer le programme au lieu oĂč vous avez laissĂ©. Câest pourquoi il faut des jeunes gĂ©nĂ©rations pour prendre la relĂšve. Ăa câest la premiĂšre remarque.
Â
La deuxiĂšme remarque concerne les prisonniers militaires. Mais tant quâils sont en prison, chaque fois que jâai un micro, je parlerai dâeux. Pourquoi sont-ils en prison ? Pourquoi les militaires sont ils encore en prison aujourdâhui ? Et puis les gens disent « les militaires de Gbagbo ». Ce ne sont pas les militaires de Gbagbo, je nâai pas une Ă©cole de formation militaire. Ce sont les militaires de lâarmĂ©e ivoirienne que jâai trouvĂ© lĂ . Pourquoi sont-ils en prison encore aujourdâhui ? On a un conflit post-Ă©lectoral sur le rĂ©sultat des Ă©lections. Les rebelles attaquent en partant de Toulepleu, DuĂ©kouĂ©, pour descendre sur Abidjan. Les militaires avancent pour les stopper, câest une bagarre entre deux groupes armĂ©s. On vient, on arrĂȘte le Chef dâEtat, je peux comprendre que le Chef dâEtat est le chef des armĂ©es. Heureusement quâon mâa jugĂ© Ă la Haye parce que si on mâavait jugĂ© avec ceux que vous connaissez ici, je ne sais pas mais peut ĂȘtre que jâaurais dĂ©jĂ Ă©tĂ© condamnĂ© Ă 60 ans de prison. Alors, on arrĂȘte le Chef dâEtat quâon juge en utilisant toutes les piĂšces, et en produisant 82 tĂ©moins. Au bout des 82 tĂ©moins Ă charge, les juges disent la dĂ©fense ce nâest pas la peine que vous produisez vos tĂ©moins parce que les tĂ©moins Ă charge ont dĂ©jĂ dĂ©chargĂ© lâaccusĂ©. Ce quâils ont dit Ă©taient tellement, je ne veux pas ĂȘtre mĂ©chant, contradictoire. En plus simple, les juges ont dit que ça leur suffisait comme ça et que nous devions revenir la semaine prochaine pour le prononcĂ© de la sentence. La semaine suivante, mon jeune collĂšgue BlĂ© GoudĂ© et nous, on nous dĂ©clare acquittes. On nous dĂ©clare acquittĂ©s de toutes les charges qui Ă©taient portĂ©es contre nous, de dĂ©clarations de guerre, dâassassinat, donc rien. La plupart des GĂ©nĂ©raux sont passĂ©s Ă la barre pour tĂ©moigner. Alors, on nous relaxe, on nous acquitte et jâarrive en CĂŽte dâIvoire pour trouver que ceux qui obĂ©issent Ă lâordre du PrĂ©sident de la RĂ©publique, eux ils sont en prison. Mais ce nâest pas juste. LâarmĂ©e nâa pas une dĂ©cision propre pour dĂ©clarer la guerre. LâarmĂ©e fait la guerre quand on lui ordonne de la faire. LâarmĂ©e dĂ©fend le pays quand on lui ordonne de dĂ©fendre le pays. Le cerveau est innocent mais les bras sont en prison. OĂč est-ce que vous avez vu ça. La tĂȘte est innocente mais les bras sont en prison. Cela est injuste et inacceptable. Et il faut que pour quâil ait un minimum de justice, quâon libĂšre sans plus tarder les militaires qui sont en prison. Partout oĂč je passerai je dirai cela. Parce que câest ça la vĂ©ritĂ©.
Â
Quant Ă mon jeune codĂ©tenu BlĂ© GoudĂ©, jâentends souvent beaucoup de romans, des choses qui ne sont pas justes. Câest pourquoi quand jâai Ă©tĂ© Ă Guiberoua aux funĂ©railles de la mĂšre de mon collaborateur, Dr BlĂ© Christophe, jâai Ă©tĂ© chez lui rencontrer ses parents. Lui et moi, notre compagnonnage sâest achevĂ© le 31 mars 2021 quand la CPI a dĂ©clarĂ© que nous sommes totalement exonĂ©rĂ©s de toutes les charges qui nous sont imputĂ©s. Je suis allĂ© Ă Bruxelles oĂč jâhabitais. Jâavais dĂ©jĂ demandĂ© quâon mâĂ©tablisse mon passeport, ça câest des choses personnelles. Le Gouvernement ivoirien, aprĂšs avoir tergiversĂ©, a remis mon passeport diplomatique auquel jâai droit. Lui, câest en ce moment, semble tâil, quâil a fait la demande. Le problĂšme ne se trouve plus entre la CPI et lui. Le problĂšme se trouve entre le Gouvernement de CĂŽte dâIvoire et lui. Et le gouvernement de CĂŽte dâIvoire lui doit un passeport. Ce nâest pas la CPI. La CPI a fini le travail quâon lui avait demandĂ©. Il ne faut pas raconter autres choses.
Â
Chers amis, je suis content et heureux de vous voir. Mais comme je vous ai dit, le travail nâest pas achevĂ©, nous allons le reprendre. TrĂšs bientĂŽt, je vais reprendre les tournĂ©es et jâai dit aux wĂȘ que la premiĂšre rĂ©gion ou jâirai, ce sera chez eux. Mais il faut comprendre la signification des actes que nous posons. Jâai Ă©tĂ© invitĂ© par les wĂȘ et les AkyĂ© mais jâai dĂ©cidĂ© de commencer par les wĂȘ parce que ce quâils ont subi frise le gĂ©nocide. Je ne dis pas que câest un gĂ©nocide parce que les juristes ont des dĂ©finitions propres Ă eux mais je dis que ça frise le gĂ©nocide. Je me rĂ©jouis quâon ait arrĂȘtĂ© Amade OuĂ©rĂ©mi. Je me rĂ©jouis. Mais ça ne me suffit pas. Parce que venir dans une rĂ©gion, arracher les forĂȘts des gens, les plantations des gens, brĂ»ler leurs villages, jeter les gens dans les puits, câest inacceptable et je ne lâaccepte pas. Câest pourquoi jâirai dans cette rĂ©gion pour leur apporter la compassion. Si je ne peux rien faire dâautre, au moins je peux leur donner la compassion. Ce nâest pas normal, ce nâest pas acceptable et ça ne peut ĂȘtre acceptĂ©.
DĂšs que jâarriverai Ă Abidjan, nous allons reprendre les tournĂ©es par la rĂ©gion que jâai indiquĂ© tout Ă lâheure.
Â
Chers amis, chers frĂšres, chers jeunes, les temps sont durs. Et comme les temps sont durs, nous nous devons aussi dâĂȘtre durs parce que les combats que nous avons commencĂ©s nâont pas encore trouvĂ© de solutions ? Est-ce que lâivoirien mange ses trois repas par jour ? Non. Est-ce que chaque ivoirien mange trois repas par jour ? Est ce que les gens de la BagouĂ© ont lâeau tous les jours ? Eux, je les ai vus ramasser de lâeau dans les marĂ©es. JâĂ©tais en tournĂ©e lĂ -bas, je me suis arrĂȘtĂ© pour regarder cette misĂšre. Et ça câĂ©tait au moment oĂč la CĂŽte dâIvoire Ă©tait un peu encore prospĂšre. Mais aujourdâhui, câest la catastrophe. Les gens ne voient pas cette catastrophe mais ce qui leur importent, câest de faire des coups dâEtats civils. Je suis contre les coups dâEtats civils. Je suis contre ça. Mais il faut dĂ©noncer aussi les coups dâEtats civils. Un troisiĂšme mandat est un coup dâEtat civil. Un troisiĂšme mandat, alors que la constitution, ne le permet pas est un coup dâĂ©tat civil et je suis contre les coups dâEtats civils et les coups dâEtats militaires. Il faut Ă©tablir le lien de causalitĂ©. Je suis contre les coups dâEtats militaires. Celui qui fait un coup dâEtat constitutionnel, je ne suis pas son ami et ça câest Ă©vident. Mais comme on est des compatriotes on peut causer mais je ne suis pas son ami. On peut se trouver au maquis mais je ne suis pas son ami. Il faut que les lignes de dĂ©marcation soient tracĂ©es de façon claire. Si nous voulons que notre pays aille de lâavant, il faut que ce soit clair dans toutes les tĂȘtes. Les USA ont leur constitution depuis la fin du 18Ăšme siĂšcle. Ils ont traversĂ© des crises graves, ils ont aboli lâesclavage. Ils ont traversĂ© la premiĂšre et deuxiĂšme guerre mondiale et ils continuent dâavancer avec la mĂȘme Constitution. Quand un article de la Constitution devient gĂȘnant Ă cause du temps, ils se rĂ©unissent en congrĂšs et ils votent un amendement constitutionnel et lâarticle gĂȘnant nâest plus gĂȘnant. En France, la constitution de la 5Ăšme RĂ©publique a Ă©tĂ© votĂ©e en 1958. Nos parents ont votĂ© puisque nous Ă©tions encore colonie française. Depuis 1958 jusquâĂ aujourdâhui, câest encore la Constitution. Depuis 1960 jusquâau aujourdâhui, nous sommes Ă la 3Ăšme RĂ©publique. On change des constitutions comme on change les petits-dĂ©jeuners. Le matin tu te lĂšves, tu dis aujourdâhui je ne veux plus dâomelettes, je veux des Ćufs bouillis. Aujourdâhui, je ne veux pas du cafĂ© au lait mais du cafĂ© noir. Ce nâest pas ça diriger et gouverner un pays. Ce nâest pas ça. Diriger un pays câest soumettre ceux qui refusent dâobĂ©ir aux rĂšgles mais câest se soumettre soi-mĂȘme aux rĂšgles. Moi jâai Ă©tĂ© PrĂ©sident, pendant 10 ans, je nâai jamais modifiĂ© un article de la Constitution parce quâil yâ avait tout dans la Constitution pour avancer sans la modifier. Il yâ avait tout. Donc il faut respecter les Constitutions que nous nous donnons. Je le dis pour les jeunes. Parce que demain câest vous qui aurez Ă gĂ©rer ce pays si vous ne voulez pas des guerres Ă rĂ©pĂ©tition dans votre pays. La guerre peut venir vous trouver sans que vous nâayez rien Ă faire. Moi jâattends toujours que les rebelles de CĂŽte dâIvoire nous expliquent pourquoi ils ont pris les armes en 2002. Jâai Ă©tĂ© Ă©lu en octobre 2000, jâai prĂȘtĂ© serment, jâai fait le 1er Conseil des ministres. Mais en janvier 2001, deux mois 15 jours aprĂšs que je ne sois devenu PrĂ©sident, la rĂ©bellion attaquait le pays. Jâai fait quoi ? Quâest ce que jâai posĂ© comme acte discriminant pour que les gens mâattaquent ? Ces gens lĂ Ă©taient prĂȘts depuis longtemps avec des arriĂšres pays qui les Ă©quipaient en armes. Mais la raison ils nâont jamais donnĂ©. Moi jâattends quâun jour, dans un climat de sĂ©curitĂ©, sans quâon ne les menace, ils nous expliquent pourquoi ils ont pris les armes contre la CĂŽte dâIvoire. On a quand mĂȘme le droit de demander ça. On a quand mĂȘme ce droit lĂ . Au moins ! Vous prenez les armes contre nous, mais pourquoi ? Donc chers amis, voilĂ quelques idĂ©es que je jette ici et lĂ .
Â
On va partir mais il faut continuer de rĂ©flĂ©chir. Il faut rĂ©flĂ©chir ! Demander Ă ceux qui posent les actes pourquoi ils les posent. Des actes gravissimes ! Et puis on les regarde. Les rebelles, ce sont les enfants. OĂč ont-ils eu les moyens pour avoir des armes et nous attaquer ? OĂč ont-ils eu ça ! Vous comprenez mes inquiĂ©tudes.
Â
Marie Odette, je vous remercie. Dahi Nestor, je te remercie. Mais il faut faire en sorte que demain vos mobilisations soient encore plus grandes parce quâil sâagira non pas de venir saluer Gbagbo mais la CĂŽte dâIvoire.
Â
Je vous remercie !
Â
DIEU bĂ©nisse la CĂŽte dâIvoire !
DIEU bĂ©nisse la CĂŽte dâIvoire !
DIEU bĂ©nisse la CĂŽte dâIvoire !
Â
TBT, avec
Â
đŠđđ„đ©đđđ đđąđ đ đšđĄđđđđ§đđąđĄ đŁđŁđ-đđ
Â
Â
