jeudi, mai 7

Monsieur Dano Djédjé, premier vice-président du CSP,

Monsieur Hubert Oulaye, Président Exécutif du PPA-CI

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Monsieur Damana Pickass, Secrétaire Général

Messieurs les Ministres Lokrou Vincent, Kadet Bertin,

  1. Le Directeur Laurent Ottro,

Monsieur le Coordonnateur régional PPA-CI du GÎh, Orega Youkpo Barthélémy,

Madame, ma sƓur Marie Odette Lorougnon, ma petite sƓur

Monsieur le Président des jeunes, mon petit frÚre,

Mesdames et messieurs,

 

Je vous salue tous et vous remercie de vous ĂȘtre dĂ©placĂ©s si massivement pour venir me souhaiter la bienvenue et pour venir me saluer. Je suis trĂšs Ă©mu, je vous salue. En Ă©coutant certains discours, j’étais obligĂ© de m’essuyer les yeux parce que j’avais beaucoup d’émotions et des larmes.

 

Ici Ă  Mama nous sommes un petit village. Mama est un petit village mais quand nous recevons beaucoup de gens comme ça, ça se sent et ça se voit parce que nous ne sommes pas habituĂ©s Ă  avoir beaucoup de monde. Merci beaucoup d’ĂȘtre venus.

 

Mais vous avez dit, en ce qui me concerne, des choses qui sont justes certainement mais d’autres pour lesquelles je ne mĂ©rite pas tant d’éloges et remerciement. Parce que la politique est un engagement. Une fois qu’on s’est engagĂ©, on sait ce qu’on va rencontrer devant. On peut rencontrer des moments de bonheur, des moments de joie mais on peut aussi, et souvent rencontrer, des moments mauvais, difficiles. Ici qui n’a pas Ă©tĂ© arrĂȘtĂ© ? Qui n’a pas Ă©tĂ© secouĂ© ? J’étais Ă  Bruxelles, quand on m’a dit qu’Hubert Oulaye Ă©tait en prison, Dano DjĂ©djĂ© aussi, le petit Koua Justin dans une troisiĂšme prison et les autres qui n’étaient pas en prison Ă©taient en exil. Mon grand frĂšre Laurent Ottro n’est pas revenu dans son village pendant 10 ans.

 

Donc c’est la politique mais on s’engage pour atteindre des objectifs. Est-ce que tous ces objectifs sont atteints ? Non. Est-ce que l’assurance maladie universelle est rĂ©alisĂ©e ? Non. Est-ce que le cacao est transformĂ© en CĂŽte d’Ivoire ? Non. Est-ce que toutes les graines palmistes sont transformĂ©es en CĂŽte d’Ivoire ? Non. Est-ce que tous les enfants de CĂŽte d’Ivoire sont Ă  l’école ? Non. Est-ce que dans tous les coins de CĂŽte d’Ivoire il y a des centres de santĂ© ? Non. Est-ce que dans tous les villages de CĂŽte d’Ivoire, il y a de l’eau propre ? Non.

 

C’est ça et c’est pour tout ça qu’on nous a arrĂȘtĂ©s. Donc on nous arrĂȘtera encore puisque nous allons continuer le combat. Nous ne sommes pas des enfants. Quand tu es un gamin et que tu ne sais pas ce que tu fais, quand on crie sur toi, tu fuis et tu vas te cacher dans les bras de ta maman. Nous, on est pas comme ça. Quand on sort pour dire qu’on va se battre pour que le sort des ivoiriens soit meilleur, on continue, on ne s’arrĂȘte pas. C’est pourquoi moi qui ai initiĂ© ce combat, je trouve que c’est trop d’éloges pour moi. Au contraire, c’est vous qui me suivez qui devez avoir tous ces Ă©loges. Quand on vous arrĂȘte, j’ai des soucis Ă  me faire. Je dis : voilĂ  des enfants, des jeunes, des femmes qui sont sortis pour me suivre, qu’est-ce que leurs parents penseront de moi ? Que j’envoie leurs enfants Ă  la misĂšre et Ă  la souffrance.

 

J’ai combattu hier, je combats aujourd’hui et je combattrai demain. Il faut que ceux qui avaient des doutes lĂšvent ces doutes de leurs tĂȘtes.

 

Alors, ces derniers temps on ne me voyait pas et des gens ont tirĂ© des leçons mais j’ai expliquĂ© Ă  mes camarades proches que depuis le 24 dĂ©cembre 2022, j’ai eu le Covid et le professeur qui me traitait m’avait condamnĂ© Ă  rester dans ma chambre, Ă  ne pas sortir. Quand il ne m’avait pas dĂ©clarĂ© guĂ©ri, j’étais dans la chambre. Maintenant il m’a dĂ©clarĂ© guĂ©ri, me voici.

 

Dahi Nestor et Marie Odette, vous avez dit que les jeunes et les femmes se tiennent Ă  ma disposition. Non, non ! C’est moi qui me tient Ă  votre disposition. C’est moi ! Je suis devenu un instrument de combat. Cet instrument lĂ , sachez-vous en servir. Ce n’est pas vous qui vous tenez Ă  ma disposition. Moi tout seul que puis-je faire ? C’est parce que vous me suivez que nous avons des rĂ©sultats. Eh bien, je suis Ă  votre disposition.

 

Avant de continuer, je voulais soulever deux problĂšmes. Ces temps-ci on se plaint beaucoup des coups d’Etats militaires en Afrique de l’ouest : deux coups d’État militaires au Mali, il y a eu un coup d’Etat militaire en GuinĂ©e il y a eu un coup d’Etat militaire au Burkina Faso. Je regardais la tĂ©lĂ©vision, j’ai vu Hubert Oulaye qui avait Ă©tĂ© invitĂ© par une chaĂźne. Il s’en est trĂšs bien sorti. FĂ©licitations. Mais Malicieusement, les gens lui disent qu’on dirait que vous vous rĂ©jouissez des coups d’Etat militaires. Il a rĂ©pondu comme tous ceux qui ont rĂ©pondu ici. Mais je voulais dire quand dans un pays on fait des coups d’Etats civil et que ces coups d’Etats ne sont pas condamnĂ©s mais applaudis, il ne faut pas s’étonner aprĂšs que des militaires fassent des coups d’Etat militaires. C’est ça je veux dire. Quand la Constitution dit qu’un homme ne peut faire que deux mandats prĂ©sidentiels et qu’il en fait trois, c’est un coup d’Etat civil. Mais on ne le dit pas et on ne le condamne pas assez. Un coup d’Etat est un coup d’Etat. Vous voyez aux États-Unis si Joe Biden ou Donald Trump dĂ©cidait, par exemple, de faire un troisiĂšme mandat mais ça serait la rĂ©volution dans tout le pays. Ils ne peuvent pas parce que ce qu’on Ă©crit on doit le respecter. Ce qu’on met dans la Constitution, on doit le respecter. Quand tu as Ă©cris qu’il faut 02 mandats et que tu te dĂ©brouilles pour en faire 03, le militaire avec son fusil se dit j’ai une arme, eh bien je fais un coup d’Etat. VoilĂ  les consĂ©quences des actes des politiques. AprĂšs ce sont eux qui sont durs avec les militaires. Mais un coup d’Etat est un coup d’état. Un coup d’Etat, c’est la rupture de l’ordre normal des choses. Je voulais du haut de cette tribune dire Ă  toute la classe politique ivoirienne de laisser tomber les coups d’Etat, d’oublier les coups d’Etat, de laisser ça, et comme on le dit chez nous Ă  Yopougon, de quitter dedans.

 

Un homme politique ne finit jamais un travail de refondation du pays. On ne finit pas. MĂȘme NapolĂ©on qui a fait un coup d’Etat militaire,n’a pas terminĂ© son travail. Il a fait beaucoup de choses mais il a terminĂ© en prison. Quand on fait la politique, on a pas vocation Ă  achever son programme. Un programme ne s’achĂšve jamais. C’est pourquoi il faut des jeunes derriĂšre soi qui vont continuer le programme au lieu oĂč vous avez laissĂ©. C’est pourquoi il faut des jeunes gĂ©nĂ©rations pour prendre la relĂšve. Ça c’est la premiĂšre remarque.

 

La deuxiĂšme remarque concerne les prisonniers militaires. Mais tant qu’ils sont en prison, chaque fois que j’ai un micro, je parlerai d’eux. Pourquoi sont-ils en prison ? Pourquoi les militaires sont ils encore en prison aujourd’hui ? Et puis les gens disent « les militaires de Gbagbo ». Ce ne sont pas les militaires de Gbagbo, je n’ai pas une Ă©cole de formation militaire. Ce sont les militaires de l’armĂ©e ivoirienne que j’ai trouvĂ© lĂ . Pourquoi sont-ils en prison encore aujourd’hui ? On a un conflit post-Ă©lectoral sur le rĂ©sultat des Ă©lections. Les rebelles attaquent en partant de Toulepleu, DuĂ©kouĂ©, pour descendre sur Abidjan. Les militaires avancent pour les stopper, c’est une bagarre entre deux groupes armĂ©s. On vient, on arrĂȘte le Chef d’Etat, je peux comprendre que le Chef d’Etat est le chef des armĂ©es. Heureusement qu’on m’a jugĂ© Ă  la Haye parce que si on m’avait jugĂ© avec ceux que vous connaissez ici, je ne sais pas mais peut ĂȘtre que j’aurais dĂ©jĂ  Ă©tĂ© condamnĂ© Ă  60 ans de prison. Alors, on arrĂȘte le Chef d’Etat qu’on juge en utilisant toutes les piĂšces, et en produisant 82 tĂ©moins. Au bout des 82 tĂ©moins Ă  charge, les juges disent la dĂ©fense ce n’est pas la peine que vous produisez vos tĂ©moins parce que les tĂ©moins Ă  charge ont dĂ©jĂ  dĂ©chargĂ© l’accusĂ©. Ce qu’ils ont dit Ă©taient tellement, je ne veux pas ĂȘtre mĂ©chant, contradictoire. En plus simple, les juges ont dit que ça leur suffisait comme ça et que nous devions revenir la semaine prochaine pour le prononcĂ© de la sentence. La semaine suivante, mon jeune collĂšgue BlĂ© GoudĂ© et nous, on nous dĂ©clare acquittes. On nous dĂ©clare acquittĂ©s de toutes les charges qui Ă©taient portĂ©es contre nous, de dĂ©clarations de guerre, d’assassinat, donc rien. La plupart des GĂ©nĂ©raux sont passĂ©s Ă  la barre pour tĂ©moigner. Alors, on nous relaxe, on nous acquitte et j’arrive en CĂŽte d’Ivoire pour trouver que ceux qui obĂ©issent Ă  l’ordre du PrĂ©sident de la RĂ©publique, eux ils sont en prison. Mais ce n’est pas juste. L’armĂ©e n’a pas une dĂ©cision propre pour dĂ©clarer la guerre. L’armĂ©e fait la guerre quand on lui ordonne de la faire. L’armĂ©e dĂ©fend le pays quand on lui ordonne de dĂ©fendre le pays. Le cerveau est innocent mais les bras sont en prison. OĂč est-ce que vous avez vu ça. La tĂȘte est innocente mais les bras sont en prison. Cela est injuste et inacceptable. Et il faut que pour qu’il ait un minimum de justice, qu’on libĂšre sans plus tarder les militaires qui sont en prison. Partout oĂč je passerai je dirai cela. Parce que c’est ça la vĂ©ritĂ©.

 

Quant Ă  mon jeune codĂ©tenu BlĂ© GoudĂ©, j’entends souvent beaucoup de romans, des choses qui ne sont pas justes. C’est pourquoi quand j’ai Ă©tĂ© Ă  Guiberoua aux funĂ©railles de la mĂšre de mon collaborateur, Dr BlĂ© Christophe, j’ai Ă©tĂ© chez lui rencontrer ses parents. Lui et moi, notre compagnonnage s’est achevĂ© le 31 mars 2021 quand la CPI a dĂ©clarĂ© que nous sommes totalement exonĂ©rĂ©s de toutes les charges qui nous sont imputĂ©s. Je suis allĂ© Ă  Bruxelles oĂč j’habitais. J’avais dĂ©jĂ  demandĂ© qu’on m’établisse mon passeport, ça c’est des choses personnelles. Le Gouvernement ivoirien, aprĂšs avoir tergiversĂ©, a remis mon passeport diplomatique auquel j’ai droit. Lui, c’est en ce moment, semble t’il, qu’il a fait la demande. Le problĂšme ne se trouve plus entre la CPI et lui. Le problĂšme se trouve entre le Gouvernement de CĂŽte d’Ivoire et lui. Et le gouvernement de CĂŽte d’Ivoire lui doit un passeport. Ce n’est pas la CPI. La CPI a fini le travail qu’on lui avait demandĂ©. Il ne faut pas raconter autres choses.

 

Chers amis, je suis content et heureux de vous voir. Mais comme je vous ai dit, le travail n’est pas achevĂ©, nous allons le reprendre. TrĂšs bientĂŽt, je vais reprendre les tournĂ©es et j’ai dit aux wĂȘ que la premiĂšre rĂ©gion ou j’irai, ce sera chez eux. Mais il faut comprendre la signification des actes que nous posons. J’ai Ă©tĂ© invitĂ© par les wĂȘ et les AkyĂ© mais j’ai dĂ©cidĂ© de commencer par les wĂȘ parce que ce qu’ils ont subi frise le gĂ©nocide. Je ne dis pas que c’est un gĂ©nocide parce que les juristes ont des dĂ©finitions propres Ă  eux mais je dis que ça frise le gĂ©nocide. Je me rĂ©jouis qu’on ait arrĂȘtĂ© Amade OuĂ©rĂ©mi. Je me rĂ©jouis. Mais ça ne me suffit pas. Parce que venir dans une rĂ©gion, arracher les forĂȘts des gens, les plantations des gens, brĂ»ler leurs villages, jeter les gens dans les puits, c’est inacceptable et je ne l’accepte pas. C’est pourquoi j’irai dans cette rĂ©gion pour leur apporter la compassion. Si je ne peux rien faire d’autre, au moins je peux leur donner la compassion. Ce n’est pas normal, ce n’est pas acceptable et ça ne peut ĂȘtre acceptĂ©.

DĂšs que j’arriverai Ă  Abidjan, nous allons reprendre les tournĂ©es par la rĂ©gion que j’ai indiquĂ© tout Ă  l’heure.

 

Chers amis, chers frĂšres, chers jeunes, les temps sont durs. Et comme les temps sont durs, nous nous devons aussi d’ĂȘtre durs parce que les combats que nous avons commencĂ©s n’ont pas encore trouvĂ© de solutions ? Est-ce que l’ivoirien mange ses trois repas par jour ? Non. Est-ce que chaque ivoirien mange trois repas par jour ? Est ce que les gens de la BagouĂ© ont l’eau tous les jours ? Eux, je les ai vus ramasser de l’eau dans les marĂ©es. J’étais en tournĂ©e lĂ -bas, je me suis arrĂȘtĂ© pour regarder cette misĂšre. Et ça c’était au moment oĂč la CĂŽte d’Ivoire Ă©tait un peu encore prospĂšre. Mais aujourd’hui, c’est la catastrophe. Les gens ne voient pas cette catastrophe mais ce qui leur importent, c’est de faire des coups d’Etats civils. Je suis contre les coups d’Etats civils. Je suis contre ça. Mais il faut dĂ©noncer aussi les coups d’Etats civils. Un troisiĂšme mandat est un coup d’Etat civil. Un troisiĂšme mandat, alors que la constitution, ne le permet pas est un coup d’état civil et je suis contre les coups d’Etats civils et les coups d’Etats militaires. Il faut Ă©tablir le lien de causalitĂ©. Je suis contre les coups d’Etats militaires. Celui qui fait un coup d’Etat constitutionnel, je ne suis pas son ami et ça c’est Ă©vident. Mais comme on est des compatriotes on peut causer mais je ne suis pas son ami. On peut se trouver au maquis mais je ne suis pas son ami. Il faut que les lignes de dĂ©marcation soient tracĂ©es de façon claire. Si nous voulons que notre pays aille de l’avant, il faut que ce soit clair dans toutes les tĂȘtes. Les USA ont leur constitution depuis la fin du 18Ăšme siĂšcle. Ils ont traversĂ© des crises graves, ils ont aboli l’esclavage. Ils ont traversĂ© la premiĂšre et deuxiĂšme guerre mondiale et ils continuent d’avancer avec la mĂȘme Constitution. Quand un article de la Constitution devient gĂȘnant Ă  cause du temps, ils se rĂ©unissent en congrĂšs et ils votent un amendement constitutionnel et l’article gĂȘnant n’est plus gĂȘnant. En France, la constitution de la 5Ăšme RĂ©publique a Ă©tĂ© votĂ©e en 1958. Nos parents ont votĂ© puisque nous Ă©tions encore colonie française. Depuis 1958 jusqu’à aujourd’hui, c’est encore la Constitution. Depuis 1960 jusqu’au aujourd’hui, nous sommes Ă  la 3Ăšme RĂ©publique. On change des constitutions comme on change les petits-dĂ©jeuners. Le matin tu te lĂšves, tu dis aujourd’hui je ne veux plus d’omelettes, je veux des Ɠufs bouillis. Aujourd’hui, je ne veux pas du cafĂ© au lait mais du cafĂ© noir. Ce n’est pas ça diriger et gouverner un pays. Ce n’est pas ça. Diriger un pays c’est soumettre ceux qui refusent d’obĂ©ir aux rĂšgles mais c’est se soumettre soi-mĂȘme aux rĂšgles. Moi j’ai Ă©tĂ© PrĂ©sident, pendant 10 ans, je n’ai jamais modifiĂ© un article de la Constitution parce qu’il y’ avait tout dans la Constitution pour avancer sans la modifier. Il y’ avait tout. Donc il faut respecter les Constitutions que nous nous donnons. Je le dis pour les jeunes. Parce que demain c’est vous qui aurez Ă  gĂ©rer ce pays si vous ne voulez pas des guerres Ă  rĂ©pĂ©tition dans votre pays. La guerre peut venir vous trouver sans que vous n’ayez rien Ă  faire. Moi j’attends toujours que les rebelles de CĂŽte d’Ivoire nous expliquent pourquoi ils ont pris les armes en 2002. J’ai Ă©tĂ© Ă©lu en octobre 2000, j’ai prĂȘtĂ© serment, j’ai fait le 1er Conseil des ministres. Mais en janvier 2001, deux mois 15 jours aprĂšs que je ne sois devenu PrĂ©sident, la rĂ©bellion attaquait le pays. J’ai fait quoi ? Qu’est ce que j’ai posĂ© comme acte discriminant pour que les gens m’attaquent ? Ces gens lĂ  Ă©taient prĂȘts depuis longtemps avec des arriĂšres pays qui les Ă©quipaient en armes. Mais la raison ils n’ont jamais donnĂ©. Moi j’attends qu’un jour, dans un climat de sĂ©curitĂ©, sans qu’on ne les menace, ils nous expliquent pourquoi ils ont pris les armes contre la CĂŽte d’Ivoire. On a quand mĂȘme le droit de demander ça. On a quand mĂȘme ce droit lĂ . Au moins ! Vous prenez les armes contre nous, mais pourquoi ? Donc chers amis, voilĂ  quelques idĂ©es que je jette ici et lĂ .

 

On va partir mais il faut continuer de rĂ©flĂ©chir. Il faut rĂ©flĂ©chir ! Demander Ă  ceux qui posent les actes pourquoi ils les posent. Des actes gravissimes ! Et puis on les regarde. Les rebelles, ce sont les enfants. OĂč ont-ils eu les moyens pour avoir des armes et nous attaquer ? OĂč ont-ils eu ça ! Vous comprenez mes inquiĂ©tudes.

 

Marie Odette, je vous remercie. Dahi Nestor, je te remercie. Mais il faut faire en sorte que demain vos mobilisations soient encore plus grandes parce qu’il s’agira non pas de venir saluer Gbagbo mais la Cîte d’Ivoire.

 

Je vous remercie !

 

DIEU bĂ©nisse la CĂŽte d’Ivoire !

DIEU bĂ©nisse la CĂŽte d’Ivoire !

DIEU bĂ©nisse la CĂŽte d’Ivoire !

 

TBT, avec

 

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