Elections municipales et régionales : Civis-Côte d’Ivoire dit non au cumul des postes

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Les cumulards ont chaud. En tout cas, Civis-Côte d’Ivoire, Association d’éducation à la citoyenneté, très impliquée dans les élections à venir, ne cache pas sa volonté de faire échouer des candidats aux prochaines joutes électorales. Il s’agit de ces personnalités qui cumulent à elles seules des postes de maire, de député et du président de région. Civis-CI n’en veut pas. L’Association, pour donner sa position claire sur une pratique qui date de mathusalem, a organisé, le vendredi 7 septembre 2018, un panel dont le thème porte sur « Les Régionales et les Municipales : l’enjeu du développement local. L’Institut Français d’Abidjan a servi de cadre d’échanges riches en information. Docteur Christophe Kouamé, président du Civis-CI, a expliqué que les fonctions de maire et de président du Conseil régional sont loin d’être politiques. Pour lui, les Collectivités locales ont plutôt besoin de gestionnaires avérés. Or, poursuit-il, ce qui est donné de voir à l’approche des élections couplées de municipales et de régionales, c’est que les groupements politiques, parrains des candidats, se livrent à des batailles purement politiciennes. En tant que Société civile, Dr Kouamé juge les arguments des aspirants aux postes d’autorités investies de pouvoirs de « cosmiques, superficiels ». A l’entendre, le peuple est une fois de plus confronté à des promesses de campagnes. Les candidats se démarquent de la question de fond. Ont-ils un programme de société cohérent, se soucient-ils du bien-être des administrés ? Ce qui importe, c’est de parvenir à la tête du Conseil municipal ou régional. Une rupture avec le passé s’impose. Civis-CI appelle donc à la vigilance des électeurs. Il faut voter utile, prône le partisan de la bonne gouvernance et du développement local. Le message est clair. Il ne s’agit pas de partis politiques ni de personnes influentes. Mais, il faut plutôt voter pour le candidat non cumulard, qui inclut toutes les forces vives dans la gestion de la localité. En soutien à l’initiative, le Mouvement Ivoirien des Droits Humains, MIDH, la Coalition ça suffit, Pypa, ont répondu présents au panel. La Commission Nationale des Droits de l’Homme de Côte d’Ivoire, Cndhci, à travers sa présidente, Namizata Sangaré, a fustigé les propagandes à caractère électoraliste précoce qui ont cours sur l’étendue du territoire national. La Commission veille aux grains pour une élection apaisée.

Kpess Kasa Kibaru

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