Il est un peu moins de 6 h (heure de Moscou), ce jeudi 24 février 2022, lorsque les premières troupes russes pénètrent en Ukraine. Une action qui a provoqué l’hystérie occidentale. Des occidentaux aussi coupables de cette guerre, car au lieu d’apprécier sainement la réalité, ils se sont englués dans des questions de principes du genre l’Ukraine a le droit de choisir librement ses alliances comme si hier, Cuba n’avait pas le droit de choisir librement ses alliances. Devant le fait accompli, les occidentaux se proclament aujourd’hui chantres du droit international. Entendons-nous bien. L’objectif de ces lignes n’est pas de défendre une action militaire russe contre l’Ukraine. Des innocents paient parfois un lourd tribut à la guerre. Le fait est que l’histoire n’admet pas de jugements précautionneux. Les faits étant têtus, rappelons à l’attention de nos amis qu’il y a eu la crise des missiles russes implantés à Cuba, aux portes du territoire américain. Le monde entier a demandé à l’URSS de les démanteler pour éviter une troisième guerre mondiale. Que cherchent donc les occidentaux en voulant s’installer dans l’arrière-cour de Poutine. Pis, en 2003, l’ONU a rejeté la guerre en Irak. Mais les Américains prétextant de l’existence d’armes de destructions massives dans le pays, ont contourné l’ONU pour intervenir militairement en Irak. Ils ont décimé toute la famille de Saddam Hussein, avant que leurs valets locaux n’exécutent le dictateur irakien, après un simulacre de procès. Le droit international était mis entre parenthèses. La Libye de Kadhafi n’a pas échappé, en 2011 à l’appétit de sang des occidentaux. Sarkozy et Cameron ont lancé leurs chiens de guerre à l’assaut du guide libyen qui a été exécuté. Venons aux bords de la lagune Ebrié où Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara, se disputaient, la victoire, au terme de l’élection présidentielle de 2010. Où était le droit international lorsque des forces coalisées ONUCI-LICORNE bombardaient le palais présidentiel ivoirien, un pays censé être souverain dans l’entendement de l’ONU. Au motif d’être investies d’un mandat onusien. Lorsqu’on tire un missile dans la chambre à coucher de Gbagbo, cherche-t-on à détruire des armes lourdes cachées sous son lit ? Assurément, pas. C’est une tentative délibérée d’assassiner l’ex- leader ivoirien. Qui plus est, lorsque l’Union européenne frappe les ports ivoiriens d’un embargo, même les médicaments ne pouvaient plus être livrés en côte d’Ivoire. Lorsque les Etats Unis pénètrent sur le sol vénézuélien, après des bombardements massifs, se saisissent du couple présidentiel Maduro, pour les déporter dans leur pays pour y être jugé pour un présumé trafic de drogue aux senteurs du pétrole et du gaz vénézuéliens, devant une juridiction nationale, est-ce ça le droit international ?
Ou bien le tiers monde en général, la Côte d’Ivoire, l’Irak la Libye et aujourd’hui le Venezuela en particulier n’ont pas aussi droit au droit international ? personne n’est dupe, le droit international doit être seulement perçu dans le prisme occidental. Alors qu’il ne devrait pas avoir le droit international de l’Ukraine, un autre pour la Côte d’Ivoire, encore moins un autre pour l’Irak, la Lybie et le Venezuela. Droit international, nous avez-vous dit ? A géométrie variable, oui. Dans un silence assourdissant de ceux qui se sont autoproclamés défenseurs des droits de l’homme
Tché Bi Tché.
tbt552@yahoo.fr