EDITO: Ni pro-israéliens, ni pro-palestiniens

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Le 7 octobre 2023, à l’aube, les yeux du monde se sont ouverts sur une attaque de grande envergure du mouvement palestinien AMAS en Israël. Depuis cette date, la région est entrée dans un cycle infernal de violences. Les conséquences de cette situation ont provoqué une fracture mondiale. D’un côté, il y a ceux, tels que le secrétaire général des Nations unies, qui estiment que l’attaque odieuse du AMAS ne vient pas de nulle part. Ils la contextualisent en soulignant le non-respect par Israël des résolutions de l’ONU, appelant à la fin des colonies dans les territoires palestiniens, notamment en Cisjordanie, et à la levée du blocus de Gaza, qui transforme cette bande de terre en une prison à ciel ouvert. De l’autre côté, il y a ceux qui pensent qu’aucune cause ne saurait justifier le massacre de populations civiles. Ils estiment que l’ampleur de l’attaque du AMAS repousse les limites de la barbarie. Ils reprochent au AMAS d’avoir développé des méthodes comparables à celles de Daesh, le mouvement terroriste qui a sévi en Irak et en Syrie, notamment les assassinats aveugles.

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En revanche, l’autre camp reproche à l’État d’Israël d’avoir causé la mort de milliers de civils palestiniens par ses bombardements. Face à ce sombre tableau, comment sortir de ce désastre humain ? Nous sommes de ceux qui ne sont ni pro-israéliens ni pro-palestiniens, mais résolument en faveur de la paix. Comme le disait le premier président ivoirien, Félix Houphouët-Boigny, la paix n’est pas un simple mot, mais un comportement. Il ne suffit pas de proclamer notre soutien à la solution à deux États sans agir en ce sens. Par exemple, le président américain, Joe Biden, prône une solution à deux États, mais qu’a-t-il fait depuis son élection pour concrétiser cette volonté ? Rien, si nous ne nous trompons pas. Il faut le dire franchement, l’hypocrisie du monde occidental envers une solution à deux États est évidente. Lorsque l’État d’Israël installe des colonies en Palestine, le silence des puissances occidentales est assourdissant. Cependant, cela ne signifie en aucun cas une approbation des actions du AMAS, y compris les actes barbares tels que le meurtre de bébés ou d’innocents. Une telle escalade ne fait que rendre la création d’un État palestinien de plus en plus difficile, car chaque action engendre une réaction, c’est une loi naturelle et une dynamique inéluctable.

Au nom de quel droit peut-on, au XXIe siècle, priver sciemment des êtres humains d’eau et d’électricité, alors que l’humanité a fait preuve de créativité pour sortir de l’âge de la pierre taillée ? Le Premier ministre israélien, qui se présente toujours comme le garant de la sécurité de l’État d’Israël, a mal réagi à la provocation du AMAS, allant jusqu’à évoquer la vengeance. Une réaction qui ne sied pas à un homme d’État, d’autant plus que la vengeance n’est pas synonyme de justice. Comme l’écrivain et scénariste français Olivier Norek l’a judicieusement souligné : « La vengeance n’a jamais apaisé les âmes. » C’est pour éviter les dérives qui en découlent que le 36e président des États-Unis, Lyndon Baines Johnson, celui qui a succédé à Kennedy après son assassinat en 1963, déclarait : « Il n’y a ni vainqueur dans la guerre, ni perdant dans la paix. » Il est grand temps que les deux parties consentent à emprunter la voie de la paix.

 

par Tché Bi Tché

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