EDITO : En catimini, nous avez-vous dit ?

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Selon wikipedia, le dictionnaire en ligne,  en catimini renvoie à ce qui se fait discrètement, en cachette, secrètement. Mais alors Laurent Gbagbo avait –il été arrêté, envoyé à la CPI discrètement ? La réponse est évidemment « non ». Son arrestation, que dis-je, ses bourreaux avaient même évoqué le vocable « capturer » comme un animal, avait été hyper-médiatisé. Les chaines occidentales passaient l’événement en boucles. Il ne pouvait en être autrement si l’ancien président avait été présenté sous un versant cynique. Diabolisé, ses adversaires n’avaient jamais imaginé que l’histoire allait le réhabiliter. Aveuglés par haine, les épithètes les plus dévalorisantes, ont meublé les médias acquis à la cause de Ouattara. Oubliant que Dieu est juge et   juste. Le 31 mars 2021, après 10 ans de procès Laurent Gbagbo est acquitté. Définitivement.  Preuve qu’il a été à tort traité de tous les noms d’oiseaux.  Les mêmes d’hier veulent encore lui imposer un autre procès. Celui de le condamner à rentrer dans son pays selon leurs désidératas. Englués dans une glose fielleuse, ils prononcent la sentence : Gbagbo doit rentrer en catimini.  Qui êtes-vous pour dire à Gbagbo ce qu’il doit faire loin de ce que la constitution lui confère comme droits. « Aucun Ivoirien ne doit être contraint à l’exil. (Article 22). La liberté de mouvement y est inscrite en lettre d’or. Si Gbagbo veut rentrer tambour battant, n’est-ce pas son droit ?  Lui au moins, a passé 10 ans en prison pour la crise postélectorale. Là où les autres jouissent d’une insolente impunité. Pourtant les trois quarts des crimes répertoriés sont de leur fait. Cette danse macabre est simplement pitoyable. Grandissez un peu ! Peut-on prendre un peuple en otage à chaque fois que ses intérêts mercantiles et égoïstes sont en jeu ? Lorsque les temps tanguent la sagesse commande qu’on s’oublie un tant soit peu pour penser Nation. Hélas les lambris dorés de la république les rendent ivres et annihilent leur capacité de raisonnement. Mais disons avec le gabonais Pierre Akédengué qu’on peut retarder la roue de l’histoire, mais jamais on ne peut l’arrêter. A bon entendeur…

Par Tché Bi Tché

tbt552@yahoo.fr

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