Elle coagulait contre elle toutes les critiques. Elle c’est la Commission électorale indépendante. Depuis de 6 mai, au cours d’un Conseil de ministres, le gouvernement ivoirien a décidé de sa dissolution. Une décision qui fait réagir la classe politique ivoirienne. « Cette décision va permettre de remettre les compteurs à zéro en relançant le dialogue », a ainsi estimé Jean-Gervais Tchéïdé, porte-parole adjoint du Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI), la formation de Laurent Gbagbo au micro de notre confrère RFI, avant d’ajouter : « C’est aussi l’occasion de s’entendre sur le format de ce futur organe et, surtout, sur le pouvoir qu’on lui donne afin qu’il soit un arbitre réel ». Dans un communiqué dont nous avons reçu copie, Ibrahima Cissé Bacongo
Secrétaire Exécutif du RHDP, s’est réjoui de la décision, non sans reconnaitre que l’Institution concentrait contre elle des « critiques infondées aussi bien de la classe politique que de la part de certaines organisations de la société civile ». « Au regard de toutes ces critiques souvent infondées, le RHDP se réjouit que le Gouvernement ait entendu les préoccupations qu’elles étaient censées exprimer et pris la décision de la dissolution de cette institution » écrit le parti présidentiel. Le Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP) invite-t-il « les acteurs politiques et la société civile à s’inscrire pleinement dans cette dynamique de préservation du climat de paix et de confiance propice à la mise en place d’un nouveau mécanisme de gestion des élections capable de garantir durablement l’organisation de scrutins apaisés en Côte d’Ivoire ».
Tché Bi Tché
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