Cop 15 /la CEDEAO, face à la menace de la sècheresse : Le commissaire en charge de l’agriculture avertit « Le massif de Fouta Djalon est menacé de dégradation »

0 2 286

Le commissaire en charge de l’Agriculture, de l’environnement et des Ressources en Eau à la CEDEAO, Sékou Sangaré, au cours d’une conférence de presse dans le cadre de la Cop 15, donnant quelques actions de son institution a relevé la menace de la désertification dans le sahel. « Il s’agit, notamment, du Programme régional d’aménagement intégré du massif du Fouta Djalon, en Guinée, en difficulté. Considéré comme le château d’eau de l’Afrique de l’Ouest du fait que la plupart des grands fleuves ouest-africains y prennent leur source et qui est fortement menacé par la dégradation », a-t-il soutenu. Pour lui, la désertification est une préoccupation majeure de notre région et du monde parce que cette désertification détruit la vie, détruit la fertilité du sol. « La durée de la saison pluvieuse tend à être toujours réduite, la quantité de pluie tombée suivant les années ne cesse de diminuer, les vents violents, les catastrophes naturelles, les inondations, les sécheresses avec des impacts importants sur la baisse de la productivité et de rendement des cultures dans les champs sont visibles. « C’est une préoccupation majeure parce que la vie de l’homme, n’est possible que si nous gardons l’harmonie entre l’être humain et les ressources naturelles (arbres, sols et eau, etc.) de façon générale. Et cette préoccupation est mondiale aussi », a-t-il ajouté. Certes, le processus de désertification est beaucoup plus visible et beaucoup plus préoccupant au Sahel (au Niger, au Burkina Faso, au Nord du Nigéria, au Mali, au Nord du Sénégal, au Cap Vert), a reconnu Sékou Sangaré. Mais, il est également ressenti dans les autres pays car  »il n’y a aucun pays de notre espace ouest-africain qui soit épargné par ce processus de désertification avec son lot de vagues de chaleur et les variations climatiques qui sont devenues extrêmes partout dans nos pays ». Toutefois, le commissaire de la CEDEAO  note qu’il y a des actions qui se mènent en plus des travaux sur le massif du Fouta Djalon. Il s’agit notamment, de  la création de la Grande Muraille verte (qui part du Sénégal jusqu’à Djibouti et dont l’objectif est de récupérer 100 millions d’hectares de terres impactées par la sécheresse et la désertification) qui se développe avec des résultats extrêmement importants. De même que le travail fait par le Comité inter-États de Lutte contre la Sécheresse dans le Sahel (CILSS) que les gouvernements ont décidé de mettre en place après la grande sécheresse des années 73 avec pour objectif clé de définir et de mettre au point des technologies qui permettront d’assister les producteurs, les éleveurs, les acteurs ruraux dans l’atténuation de l’impact de la sécheresse.  Pour relever le défi le plus important,  Sékou Sangaré a appelé à l’accroissement des financements, mais également à des financements innovants, pour lancer un processus de reboisement continu et soutenu, lutter contre les feux de brousse et entreprendre d’autres actions locales et régionales de lutte contre la désertification. Il a aussi encouragé la coopération régionale pour faire bénéficier des fruits de recherches de nouvelles productions culturales respectueuses de l’environnement (nouvelles variétés de riz (Nerica), de cacao (Mercedes), de manioc, de maïs, de mil, de sorgho, etc.), l’action citoyenne, la responsabilité sociale des entreprises, la responsabilisation des collectivités décentralisées, la forte implication de la société civile et de la presse.

Horizontal custom

Renaud D

 

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

WP2Social Auto Publish Powered By : XYZScripts.com