Burkina Faso : naissance d’un parti néo-panafricaniste

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L’Organisation des peuples africains/Burkina Faso (OPA-BF), une nouvelle formation politique qui se réclame de l’idéal révolutionnaire, est le dernier-né des formations politiques au Burkina Faso.
Créée jeudi 22 février, à Ouagadougou, cette formation politique dirigée par Ambroise Farama, un ancien membre de l’Union pour la renaissance/Parti sankariste, entend travailler à l’édification d’une société nouvelle « débarrassée de l’injustice sociale et de la domination coloniale ». Soulignant que l’Afrique doit entrer dans une ère nouvelle, « l’ère de la majorité politique », l’OPA-BF se propose de « bâtir une société de progrès et de justice sociale fondée sur les valeurs d’intégrité, de solidarité de la culture africaine ». Se réclamant de l’opposition politique, ce parti entend mettre fin au néocolonialisme en venant à bout de ses valets locaux et créer les Etats-Unis d’Afrique, dont le Burkina Faso ne serait que l’un des Etats fédérés. Selon M. Farama, aujourd’hui plus que jamais, « la révolution s’impose » parce que « des gens ont confisqué le pouvoir dont ils se servent pour conduire la société vers son autodestruction ». Il estime que l’avenir lui donnera certainement raison, car ils se sont inspirés d’un modèle de société fondé sur les valeurs africaines. Les responsables de l’OPA comptent faire table rase du passé néocolonial et mettre en place un système meilleur au Burkina Faso et en Afrique. Symbolisé par un phœnix de couleur rouge et blanc qui prend son envol à partir du Burkina pour répandre la renaissance africaine sur tout le continent, ce parti dit ne pas s’attaquer ni à une formation politique, ni à un chef d’Etat, fut-il au pouvoir, mais à un système. Ayant obtenu l’adhésion d’une formation politique, la Convergence pour la démocratie sociale (CDS), l’OPA-BF veut faire de la formation de ses militants son cheval de bataille afin de s’implanter sur l’ensemble du territoire national. Le président de l’OPA-BF dit s’ être inspiré des enseignements de Valère Somé, qui avait rédigé le discours d’orientation politique de Thomas Sankara, père de la révolution burkinabè, pour créer cette formation politique. Fin

 

Source : Xinhua

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