Bien avant les répercussions de la guerre en Ukraine avec ses envolées des prix des hydrocarbures, le secteur du transport en Côte d’Ivoire a toujours été gangrené par un désordre où des coxers et autres gros bras font la loi. Il n’est pas rare que les différends là-bas se règlent à coups de machettes. L’augmentation du prix de l’essence longtemps freiné des quatre fers par Ouattara qui craignait justement un effet domino dans le transport a fini par s’imposer aux autorités. Et comme il fallait s’y attendre l’augmentation du coût du transport a suivi. Ce qui impressionne c’est le désordre dans les augmentations dans le District d’Abidjan. Aucune rationalité. On ne tient pas compte de l’ancien prix, ni de la distance, encore moins du portefeuille des populations cannibalisé entre autres par la pandémie du coronavirus et par l’inflation liée justement aux conséquences de la guerre en Ukraine. Une baguette de pain se négocie dans des boulangeries à 200 fcfa contre 150 fcfa dans un passé récent. Revenons au coût du transport. Par exemple, Angré-Riviera 2 a enregistré une augmentation de 100 fcfa, soit 400 fcfa le transport. De 250 fcfa Abidjan-Bingerville se négocie désormais entre 400 fcfa et 500 fcfa, soit 100% d’augmentation. Abobo-Adjamé a connu une légère augmentation de 50 fcfa soit 250 contre 200 fcfa par le passé. Plateau-Riviera qui coûtait 600 Fcfa a vu le transport augmenté de 100 fcfa. Là où l’augmentation est abyssale c’est sur la ligne Carrefour la vie -Plateau. De 300 fcfa, le transport a bondit à 500 fcfa pour une si petite distance. Ce lundi 9 Mai 2022, nous sommes témoin d’&changes vifs entre populations et transporteurs. « Celui qui ne veut pas payer les 500 fcfa peut descendre », lance un coxer. « La prochaine fois nous allons tous descendre pour emprunter un taxi » réplique un client. « Utilisons nos pages Facebook pour dénoncer ça » propose une dame. La mort dans l’âme les populations sont obligées d’avaler toutes les couleuvres imposées par la mafia qui gangrène ce secteur.
Nissi Anaelle