Les discussions entamées par le médiateur togolais, le Président Faure Gnassingbé, ont commencé dans la capitale togolaise avec la rencontre séparée des différentes délégations ivoirienne et malienne.
Selon le confrère de la radio mondiale, Rfi, la médiation semble être heurtée aux conditions que pose la junte malienne pour libérer les militaires ivoiriens détenus depuis le 11 juillet 2022.
À en croire, cette radio, la junte évoque l’extradition de plusieurs Maliens qui ont trouvé refuge en Côte d’Ivoire, dont notamment Karim, le fils de l’ancien président déchu.
» Pour libérer les 49 militaires ivoiriens interpellés à leur arrivée à l’aéroport de Bamako, le gouvernement malien demande au moins deux choses : que la Côte d’Ivoire exprime officiellement « des regrets », mais aussi que lui soit rendu « des ressortissants maliens », vivant en Côte d’Ivoire, ou simplement de passage, recherchés par la justice malienne », a indiqué RFI, dimanche 31 juillet 2022, dans un texte non démenti par les deux parties.
» Sur le premier point, la Côte d’ivoire a répondu « non ». » Toutefois, sur le deuxième point, Abidjan a évoqué la séparation des pouvoirs législatif et judicaire.
Rfi précise que la médiation a tourné court, aucun communiqué final n’ayant sanctionné cette rencontre.
Au lendemain de l’arrestation des soldats ivoiriens, le Président ivoirien Alassane Ouattara a demandé leur libération » sans délai », mais toujours sans succès.
Les deux parties ont accepté la proposition de médiation du Togo aux fins de trouver une solution diplomatique à cette crise.
Alassane Ouattara avait reçu récemment à cet effet, à Abidjan, un émissaire du président togolais.
L’opposition et la société civile ivoirienne exige une enquête parlementaire en appelant le ministre ivoirien de la défense, Téné Birahima à venir s’expliquer devant les parlementaires.
Notons qu’outre Karim Keita, fils du président déchu Ibrahim Boubacar Keita (IBK), qui a trouvé refuge à Abidjan, après le renversement, il y a deux ans, de son père, les autorités maliennes sont aussi à la recherche de Ainera Ibrahim Camara, président du Mouvement Faso Dambe du Mali, qui avait, depuis Abidjan, en février 2022, déclaré la fin de la transition et indiqué vouloir former un nouveau gouvernement de transition.
T. N