En Côte d’Ivoire, la politique est à la base de la fracture sociale que l’on observe sur les réseaux sociaux, notamment lors des débats en ligne. Lorsqu’une personne est mise en cause dans une affaire et que l’opinion publique réclame des éclaircissements, son ethnie est aussitôt prise à partie. Il s’agit d’un véritable déni de patronyme.
Il faut éviter de politiser chaque sujet de société.
On ne doit pas culpabiliser toute une ethnie à cause des actes d’un individu.
Au sein des différentes formations politiques, il existe une diversité culturelle et ethnique, pour être élu, il faut les voix de plusieurs ethnies.
On trouve d’ailleurs des groupes ethniques variés dans chaque parti, et certains animateurs de la classe politique viennent de milieux sociaux et culturels très différents. D’autres citoyens sont même éloignés de la politique. Pourtant, dès qu’une affaire éclate, tout est politisé.
Il faut laisser la justice faire son travail, sans politiser le débat social.
Il est temps de raison garder et d’éviter de se laisser guider par les émotions et les réflexes clanistes.
Tout politiser peut détruire le vivre-ensemble.
Les guides religieux, les leaders politiques et les acteurs de la société civile doivent jouer pleinement leur rôle avant qu’il ne soit trop tard. L’avenir de la fraternité entre les ethnies doit aller au-delà de la politique.
Adou Évariste Journaliste et Analyste Politique
