Trahison, coup bas, injustice, jalousie, cupidité, ce sont autant de coups de la vie que l’écrivaine Anzata Ouattara relate dans le tome 7 de Les Coups de la Vie. Ce livre était le samedi 27 février 2022, le sujet du café littéraire au foyer polyvalent de Krigambo à l’occasion de la 9e édition du festival de conte de Krigambo dans le département de Bouaflé. Le contenu de ce livre a ouvert un vrai débat après les propos liminaires de l’écrivaine. Des échanges auxquels ont participé lors de cette rencontre, le sous-préfet de Kpakouabo, des cadres du village, des élèves des collèges et lycées de Bouaflé et plusieurs festivaliers venus d’Abidjan et de quelques villages environnants. L’actualité des thèmes abordés dans le livre a suscité une passion et un engouement dans le public qui lui a envoyé des questions à profusion. Pourtant l’auteure des Coups de la Vie était aussi attendue pour une autre activité dans la capitale politique de la Côte d’Ivoire. Mais malgré tout, avec un calme olympien l’hôte de Koffi Koffi, commissaire général de ce festival a puisé dans son fond pour donner une réponse à chaque question parfois en les illustrant par des exemples autour d’elle. En clair pour Anzata Ouattara, « ces expériences de vie nous orientent, nous sensibilisent et nous éduquent ». Une véritable leçon de vie reçue par les festivaliers lors de ces échanges.
C’est dans cette veine, Thérèse Yao l’Etoile montante du conte en Côte d’Ivoire va inviter le public, lors de son intervention, sur la grande place du village de Krigambo, à la vigilance et à la prudence. « Dans les temps anciens. Les hommes pouvaient vivre plusieurs années sans tomber malade. Parce que la malade n’existait pas. La laideur aussi n’existait pas. Tout ce que vous connaissez comme maladie de nos jours étaient porté par une seule personne. C’était une jeune fille du nom de assamlangouwa [Elle était d’une laideur indescriptible .Les gens disaient au village que son père et sa mère sont morts à cause de sa laideur. Elle n’avait pour famille que son petit frère Koffi. Il y avait une grande fête dans le village voisin. Tout le monde s’y rendait paré des beaux habits et bijoux. Assamlangouwa prise de tristesse se met à pleurer en chantant. Sa douce voix réveille le génie de la forêt. Il fait d’un coup de bâton magique, il transforme la jeune fille en une belle femme .Mais pour n’avoir pas suivi les consignes du génie, elle est redevenue laide et la maladie s’est éparpillée dans tout le monde entier. Si tu souffres d’une quelconque maladie aujourd’hui c’est bien la faute à assamlangouwa pour son imprudence ». En somme Thérèse Yao et Anzata Ouattara sont convaincues qu’à travers le livre et le conte , le monde peut aller pour le meilleur à travers la sensibilisation, l’éducation, la moralisation et la conscientisation des populations .
Renaud Djatchi