59ÈME CELEBRATION DE L’INDEPENDANCE DE LA CÔTE D’IVOIRE-STÉPHANE KIPRE(Pdt UNG) : « Je voudrais, devant notre peuple et l’histoire, inviter à nouveau le Chef de l’État à la sagesse et à l’amour du pays… »

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Chers(es) compatriotes,

Ivoiriennes,

Ivoiriens,

Demain 07 aout 2019, notre pays, la Côte d’Ivoire, célèbrera le 59ème anniversaire de son accession à l’indépendance. Je constate à mon grand désarroi que sur le plan socio-économique, les différents signaux alarmants que nous avons envoyés n’ont pas été pris en compte par le régime actuel. Alors qu’il avait baptisé cette année comme étant celle du social, rien n’a été entrepris pour réduire considérablement la pauvreté et l’écart entre une classe dirigeante insolemment riche et un peuple qui croule sous le poids de la cherté de la vie. Des secteurs vitaux comme l’éducation et la santé sont encore sinistrés et la situation est aggravée par la prise de mesures impopulaires inadaptées à notre peuple comme l’inscription en ligne, qui, au lieu de favoriser une meilleure fluidité des inscriptions, s’est révélée être un moyen pour rançonner les écoles privées tout en oubliant les populations rurales qui ont un accès limité à internet.

Le secteur de l’emploi demeure le parent pauvre de cette gouvernance à visage inhumain. Tous les jours, des chiffres exorbitants sont brandis pour démontrer le recul du chômage alors que dans les faits, la jeunesse de notre pays est de plus en plus désabusée. Aucune mesure forte, aucune volonté politique n’est déployée pour enrayer ce fléau poussant notre jeunesse dans les bras de l’oisiveté et des vices qui l’accompagnent en général.

Chers(es) compatriotes,

L’année dernière, à cette même période, je m’attristais que notre pays, des années après la fin de la crise post-électorale ne soit pas encore sorti de la spirale des prisonniers politiques et des exilés. Je dénonçais le fait que le gouvernement n’amorce pas avec sincérité le processus de réconciliation qui, seul, est susceptible de remettre les enfants de notre nation ensemble tout en rassurant les investisseurs aussi bien nationaux qu’étrangers.

C’est avec peine que je constate une année après, qu’en dépit de petites avancées, – notamment la libération de certains prisonniers politiques – les choses n’ont pas vraiment évolué dans le bon sens. Je suis d’autant plus inquiet que nous sommes à quelques mois de l’élection présidentielle de 2020 et que des tensions perceptibles font encore leur apparition faisant douter notre population quant à des lendemains meilleurs.

Alors qu’il aurait fallu être animé de patriotisme et de sagesse pour comprendre que rien de solide ne peut se construire et se pérenniser sans un réel processus de réconciliation, le gouvernement s’est obstinément fermé au dialogue, construisant des passages en force comme c’est le cas actuellement pour la Commission Électorale Indépendante (CEI).

Comme je l’ai souligné d’entrée, nous sommes à quelques mois de la présidentielle de 2020. Alors que ce moment devait être perçue comme la fête de la démocratie, la célébration du pluralisme politique, la foire des idées sur l’avenir de notre pays, il inquiète la population qui redoute la résurgence de la violence politique parce que le pouvoir refuse de donner la priorité au dialogue jusqu’à ce jour. C’est pourquoi, je voudrais, devant notre peuple et l’histoire, inviter à nouveau le Chef de l’État à la sagesse et à l’amour du pays pour orchestrer et faciliter l’organisation d’élections inclusives, libres et démocratiques. Notre pays ne peut s’offrir le luxe d’une autre crise et il est de la responsabilité du pouvoir actuel d’en prendre conscience en urgence. Notre classe politique ne doit pas démissionner de ses obligations. Nous n’avons pas le droit, au nom de nos ambitions de sacrifier l’avenir de la Côte d’Ivoire.

Comme il y a deux années, je souhaite que cette 59ème célébration soit l’occasion pour le régime de M. Ouattara de saisir enfin le sens d’une Côte d’Ivoire apaisée, démocratique et réconciliée, seul gage du développement et de l’épanouissement de chacun de ses filles et fils sans exclusion. Il faut libérer les derniers prisonniers politiques, favoriser le retour de tous les exilés et les personnes à l’étranger, y compris le Président Gbagbo puis ouvrir un dialogue politique inclusif sur les questions de la réconciliation nationale et du processus électoral. Il est encore temps pour bien faire les choses. Donnons au monde entier la preuve de notre maturité et de notre capacité à régler en interne nos contradictions.

Paix en Côte d’Ivoire !

Paix dans vos foyers respectifs !

Stéphane Kipré

Président de l’Union des Nouvelles Générations

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