Depuis l’annonce du décès du Révérend Pasteur Ediémou Blin Jacob, le lundi 19 octobre 2026, à Abidjan, un calme (de sagesse africaine) règne au sein de l’Eglise du Christianisme céleste de Côte d’Ivoire. Un calme avant la tempête de sa succession ? lancinante question qui mérite tout de même d’être posée, même s’il est tôt au regard du respect dû à l’illustre disparu qui fêtait le 8 Août 2026, 50 ans d’une vie sacerdotale bien remplie. Disons-le tout net, de son vivant son fauteuil était bien convoité. Toute chose qui a installé une crise permanente au sein de l’Eglise. N’étant pas l’un d’eux, il est peut-être prétentieux d’évoquer cette question sensible. Mais parmi les journalistes qui ont régulièrement suivi l’homme de Dieu dans ses activités pastorales, nous avons eu la chance d’avoir évoqué la question de succession avec lui. Il a même fait rédiger des statuts et règlement intérieur dans lesquelles, il a évoqué sa succession. Historien de l’immédiat en tant que journaliste, nous avons décidé pour la postérité d’en publier d’infimes extraits, en précisant qu’il projetait de faire valider ce document au cours d’un séminaire de l’église. Ce projet n’a hélas pas vu le jour jusqu’à son dernier souffle.
« Vu la loi N°60-315 du 21 Sept 1960 relative aux associations en Côte d’Ivoire ;
- Selon la Révélation, le nom de l’église est : Eglise du christianisme céleste ;
- L’Eglise du Christianisme céleste fait partie intégrante de la sainte église universelle, Eglise d’Esprit, Une et Indivisible, venue des Cieux, par Ordre Divin, le 29 Septembre 1947, à Porto Novo, République du Bénin (Ancienne République du Dahomey), par un seul individu (une seule personne), un homme qui en est le Fondateur, le Révérend Pasteur, Prophète-Fondateur, Samuel Biléou Joseph OSHOFFA » écrit-il dans le préambule, avant de préciser : « L’église adore le Seul Dieu Unique, le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, dans la sainte trinité : le Père, le Fils et le Saint Esprit ». Et de poursuivre à l’article Article 5 , ce qui suit «L’église du christianisme céleste de Côte d’Ivoire, comme toute religion, se donne pour objectif principal de prêcher la parole de Dieu, basée sur les saintes écritures (la sainte bible), pour être né de nouveau (homme animal devient homme spirituel) et de pérenniser les enseignements du Prophète-fondateur Samuel Biléou Joseph Oshoffa ». L’article 18 des statuts est celui qui parle de sa succession. Selon le disciple d’Oshoffa, l’Ivoirien qui doit s’asseoir sur le trône laissé vacant doit satisfaire les exigences suivantes :
« Les plus hauts gradés de l’église sont
- Ceux qui ont reçu l’onction du prophète président fondateur Samuel Biléou Joseph Oshoffa
- Ceux qui ont reçu les onctions du Saint siège (Révérend-Pasteur AGBAOSSI, révérend Adéogun, pasteur Ediémou)
- Ceux qui ont reçu l’onction des mains du pasteur BADA (diocèse du Nigeria)
- Le plus ancien des Ivoiriens (baptême, onction, date d’entrée dans l’église).
Une fois que le sucesseur est identifié, alors « Ensuite le Saint-Siège est avisé ».
Cet article de presse s’inscrit dans la lignée de ce que nous avons rédigé comme documents aux cotés du pasteur Ediémou. Les ouvrages « Ediémou Blin Jacob, un homme deux vies (2013) » qui retrace sa vie à Grand-Bassam jusqu’à sa rencontre avec le prophète Oshoffa, en passant par son travail d’angent des postes et télécommunications, duquel il a démissionné pour se mettre au service de Dieu et « Ediémou Blin Jacob : Les révélations ! (2020), une compilation de ses confidences sur la crise politique en Côte d’Ivoire. Et enfin « Pasteur Ediémou Blin Jacob, Mon expérience avec le Dieu d’Ossoffa (non encore publié), mais qui retrace ses 50 ans de vie sacerdotale.
Au risque de nous répéter nous n’avons aucune légitimité à imposer à des milliers de fidèles quoi que ce soit. Nous voulons simplement témoigner pour église qui a constitué pour le pasteur Ediémou, sa sève nourricière. Il ne se lasse jamais de parler d’Oshoffa.
Tché Bi Tché
Tbt552@yahoo.fr
