dimanche, mai 24

« Alhamdoulillah. Ce soir je dormirai le cœur léger à la cité Keur Gorgui » a-t-il posté sur sa page Facebook. Celui qui parle se nomme Ousmane Sonko, Premier ministre sénégalais déchu.  Le président du Sénégal Bassirou Diomaye Faye a mis fin ce vendredi 22 Mai 2026 aux fonctions de son bras droit Ousmane Sonko. L’épilogue de désaccords profonds entre les deux anciens camarades du PASTEF. En effet, la création du parti PASTEF (Les Patriotes africains du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité), jeune formation de l’échiquier politique sénégalais, a su, sous le leadership de Ousmane Sonko, se hisser en quelques années au sommet de l’État, jusqu’au palais présidentiel, en moins de 5 ans d’existence effective. Très vite le duo a viré au duel à l’exercice du pouvoir d’Etat. Le président élu du Sénégal, Bssirou Diomaye Faye, sous des coups de boutoir des forces centrifuges formées de l’ancien pouvoir de Macky Sall et des forces centipèdes constituées de l’ancienne puissance coloniale et ses réseaux françafricains a fini par diluer le projet politique du PASTEF. Toute chose qui a braqué son désormais ancien Premier ministre Ousmane Sonko qui lui, est resté scotché au projet de rupture du PASTEF. Diomaye FAYE avait prévenu à la télévision nationale qu’il n’aurait pas de crise institutionnelle d’autant plus que, avait-il dit, « c’est le président qui nomme et met fin aux fonctions du Premier ministre ». C’est chose faite depuis ce vendredi 22 Mai 2026. Il a donc limogé celui qui l’a fait roi.  Une décision de divorce qui met en lumière une figure de rhétorique bien connue en Lettres : l’oxymore. Qui selon Wikipédia, le dictionnaire en ligne, renvoie à « une figure caractérisée par un assemblage de mots apparemment contradictoires ». De ce qui précède, on pourrait mettre côte à côte la gratitude (Sonko) et l’ingratitude (Diomaye). D’aucuns avaient parié sur une alliance qui n’allait pas traverser le temps à cause de la nature humaine qui s’accommode peu de la reconnaissance. Après avoir pris l’argent de Mouammar Kadhafi pour financer sa campagne, Nicolas Sarkozy, ancien président français, n’a pas hésité à liquider l’ancien guide libyen.   Beaucoup trop souvent les bénéficiaires de bienfaits ne se sentent pas dans l’obligation de retour de l’ascenseur. Au vrai l’individualisme règne dans le monde. Et cela pousse à voir uniquement notre propre satisfaction. Heureusement que le Cosmos possède des lois telles que karma. Il peut prendre du temps, venir en retard, mais il vient toujours. Ce n’est pas Nicolas Sarkozy qui dira le contraire avec ses ennuis judicaires sur le financement de sa campagne par des fonds libyens.  Tôt ou tard, Diomaye Faye devra comparaitre devant le tribunal de sa propre conscience et répondre des faits d’ingratitude.

 

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Tché Bi Tché

tbt552@yahoo.fr

 

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