Interview : Me Anzoumana Siaka (Secrétaire Général de la FITKD) : «Nous sommes la Fédération leader en Afrique»

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Avec lui, au cœur de la grande vision du Ministre Me Bamba Cheick Daniel (président de la FITKD, Ceinture noire 6ème Dan Kukkiwon et Instructeur International WT), depuis son avènement en 2009, Me Anzoumana Siaka (Ceinture noire, 5èmeDan Kukkiwon et Instructeur International WT), reconnaît l’immense travail abattu. Lequel a consolidé le Taekwondo ivoirien à la 1ère place des Nations en Afrique. Le SG l’a avoué avec fierté à travers cette interview- vérité.

SG Me Anz, l’année 2021 s’annonce des plus délicates pour le Taekwondo ivoirien au niveau international. Qu’en dîtes-vous ?                                                                                                                  Délicate? Tout à fait. Quand on regarde les enjeux qui se présentent à nous, au niveau de l’international avec les Jeux Olympiques de Tokyo en 2021, on peut aisément dire que c’est une année délicate pour le Taekwondo ivoirien. Et puis aussi les conditions dans lesquelles les préparations se font, on peut vraiment dire que c’est une année délicate.

On le sait le Taekwondo ivoirien baigne dans les honneurs depuis qu’il est dirigé par le Ministre Me Bamba Cheick. Qu’est-ce qui explique une telle situation qui perdure tant ?                                                 Déjà, je peux dire qu’il faut le mettre sur le compte de la foi d’un homme. Quand le Ministre Me Bamba Cheick Daniel a pris les rênes de la Fédération ivoirienne de Taekwondo (FITKD), il a cru en son projet. C‘est la 1ère chose. La 2ème qui a milité en sa faveur, c’est un homme d’engagements. C’est-à-dire avec sa grande foi, il est aussi et surtout très engagé dans tout ce qu’il entreprend. C’est un travail doublé d’une grande vision. Quand on regarde d’où nous sommes quittés avec lui à travers sa vision globale pour le Taekwondo ivoirien, celle de remporter au moins une médaille olympique, c’est un grand rêve. Qui s’est réalisé pour la Côte d’Ivoire. Dire aussi qu’il va offrir un terrain à la grande Communauté du Taekwondo ivoirien, c’est aussi un rêve qui s’est concrétisé. Et au-delà du terrain, c’est un Palais dédié au Taekwondo ivoirien qui a été construit et qui est visible. Qui l’aurait cru? Personne. Quand le président de la FITKD, le Ministre Me Bamba Cheick Daniel a la foi, c’est qu’il s’engage avec toute son âme !

Le clou de cette somme de rêves s’est matérialisé avec deux belles médailles olympiques, glanées aux JO de 2016 à Rio au Brésil. Depuis lors, qu’est devenu le Taekwondo ivoirien ?                                                         Et oui, depuis lors nous sommes vus comme une grande et puissante Fédération de Taekwondo. Le Monde entier voit en la Fédération ivoirienne de Taekwondo (FITKD), une structure sportive nationale de Côte d’Ivoire avec de très gros moyens. Et, à l’extérieur, quand nous sortons, c’est le constat qui se dégage dans les rangs des uns et des autres au sein de notre grande Communauté mondiale. Dans les Assemblées générales de la World Taekwondo (l’équivalente de la FIFA au niveau du Football, Ndlr) ou lors des compétitions d’envergure mondiale telles que les Championnats du Monde, les Opens internationaux, les Grands Prix où le gotha du Taekwondo mondial est réuni, la FITKD est vue comme un grand et puissant Organe sportif qui abat un travail colossal pour la WT pour la Fédération internationale. Quand vous vous rendez compte que les Grands pays de la WT, nous respectent et nous prennent en exemple, nous ne pouvions que nous réjouir et, en même temps ça nous motive davantage à mieux nous préparer à d’autres grands défis. Notre Fédération nationale de Taekwondo, n’a plus le droit de redescendre de sa place de N°1 en Afrique et sa place de meilleure Nation africaine parmi le gotha mondial. C’est un défi permanent de maintenir la flamme ivoire et le Drapeau ivoirien parmi les Grandes Nations du Taekwondo mondial. Et ce sont-là les défis qui se présentent à nous et nous n’en avons pas le choix.

De l’épopée brésilienne à aujourd’hui, que sont devenus vos deux héros ?                                                     Nos deux héros ivoiriens des JO 2016 au Brésil, sont là ! Avec l’obtention de nos deux médailles olympiques, ça a été un vrai rêve pour le Taekwondo ivoirien. Lequel a vécu cela comme une consécration historique aux JO. Quand ça arrive, c’est en ce moment que l’Athlète apprécie la vraie valeur d’une médaille olympique. A Rio de Janeiro au Brésil, Cissé Cheick Sallah Junior et Gbagbi Ruth ont mieux compris ce qu’ils sont devenus au Parc Olympique de la ville brésilienne de Rio. Par la suite, ils ont progressivement compris qu’ils n’étaient pas n’importe qui. Tous les deux n’étaient plus des athlètes de ‘‘pacotilles’’ ! Fort heureusement qu’ils vont demeurer dans cette catégorie des athlètes mondialement respectés grâce à l’aide du Chef de l’Etat de Côte d’Ivoire, SEM. Alassane Ouattara. Parce qu’ils se sont retrouvés dans un Centre de très Haut Niveau technique, basé en Espagne en Europe. Où ils côtoient au quotidien les autres Champions olympiques. Ce qui est bénéfique pour eux et évidemment pour le Taekwondo ivoirien. Puisque cet environnement a grandement favorisé leurs rendements sportifs. Cissé Cheick Sallah Junior et Gbagbi Ruth ont passé ce cap sans heurts. S’ils étaient restés à Abidjan, je pense que ça allait se passer autrement. Leur éloignement est donc bénéfique pour nous tous dans la mesure où ils ont maintenant la carrure de grands champions au niveau du Taekwondo mondial. Pour preuves, Gbagbi Ruth, a fini l’année 2020 comme la N°1 mondiale dans sa catégorie des moins de 67 kg et Cissé Cheick Sallah Junior a lui, occupé la 3ème place mondiale dans la sienne des moins de 87 kg. Ce qui est très largement réconfortant pour le Taekwondo ivoirien. Et nous en sommes très fiers. Car c’est une grande première historique pour une Nation africaine comme la Côte d’Ivoire. Ils sont tous les deux rentrés dans l’histoire par la grande porte et ça ne peut qu’honorer toute la Nation ivoirienne. Ils sont rentrés dans l’histoire des Sports Olympiques. C’est à mettre à l’actif d’un dirigeant sportif en la personne du Ministre Me Bamba Cheick Daniel. Qui a cru en sa matrice, à ses hommes autour de lui, à ses encadreurs (les techniciens au Taekwondo) et à ses athlètes.

Après justement ces grands moments de bonheur, qu’est devenue la vie au sein de la FITKD ?                              Le Bon Dieu continue de nous faire grâce. De notre retour des JO 2016 au Brésil, nous continiuons d’être logés dans une villa à Cocody-Angré. Aujourd’hui, la FITKD est passée à un autre cap en étant bien installée au Centre sportif et culturel ivoiro-coréen Alassane Ouattara. Un complexe sportif d’une autre dimension au standard mondial. Donc vous conviendrez avec moi que nos deux médailles ont bien favorisé certaines choses. Les deux médailles olympiques, ont agrandi la confiance entre nous et l’extérieur par le renforcement de nos relations avec surtout nos Partenaires sud-coréens. Aujourd’hui, nous sommes fiers de dire que le Taekwondo ivoirien est coaché (à la limite) par la République Sud-coréenne quand il s’agit du Taekwondo. La Coopération internationale sud-coréenne baptisée KOICA, est constamment à nos côtés. Et la KOICA compte aller plus loin avec le Taekwondo ivoirien. Et, avec elle, la FITKD est passée à un haut sommet au niveau mondial. En tout cas c’est tout comme.

Avec ces nombreux beaux acquis, qu’est-ce qui motive encore l’équipe fédérale à vouloir gagner et encore gagner ?                                                                                                                                                            Aujourd’hui, nous devons faire en sorte qu’avec nos deux médailles olympiques et le Complexe sportif, la Côte d’Ivoire reste également la plaque tournante du Taekwondo au niveau de l’Afrique toute entière. C’est-à-dire là où les grandes réunions de la WT doivent se tenir régulièrement. Là où l’Académie mondiale du Taekwondo baptisée Kukkiwon, doit organiser de grands Séminaires ou de grandes Formations internationaux. Là où la WT voudra communier avec toute l’Afrique toute entière. Nous devons faire en sorte que ce soit chez nous en Côte d’Ivoire. Voilà le nouveau challenge de la FITKD et il faut que cela se concrétise. La Corée du Sud fait entièrement confiance au Taekwondo ivoirien et nous devons faire en sorte que notre pays reste la plaque tournante du Taekwondo en Afrique.

SG Me Anz, au-delà de tous ces clichés, pensez-vous qu’il n’y a pas de fissures dans la maison ‘‘FITKD’’. Est-ce que tout va bien en votre sein ?                                                                                                                        Fissures ? Non, il n’y en a pas. Vous ne pouvez pas avoir une grande Organisation et ne pas vivre par moments, des dissensions. C’est-à-dire il y aura forcément des gens à un moment donné qui vont se sentir lésés voire frustrés. Quand vous êtes une petite Fédération sportive avec un petit niveau, les querelles ne sont pas vues. Dès lors que vous atteignez le sommet, ça attise les convoitises de toutes sortes. En clair, de façon naturelle, en votre sein, vous allez connaître de tels aspects de la part des dirigeants, techniciens athlètes y compris de nos organes décentralisés tels que nos Ligues Communales et Départementales. Une Organisation forte, ne peut pas échapper à des frustrations de personnes. Vous ne pouvez pas éviter de tels égarements, c’est aussi ça la vie. Certains parmi nous qui se sont sentis frustrés, ont essayé de vouloir fragiliser notre système gagnant au niveau du Taekwondo ivoirien. Ça n’a ni perturbé la préparation de nos athlètes pour les JO 2021, ni perturbé la collaboration entre la FITKD et la KOICA. Bien au contraire, ça a bien renforcé nos liens bilatéraux.

Pour vous, Me Anz, comment envisagez-vous le rêve primordial de votre équipe fédérale au soir de votre 3ème et dernier mandat ?                                                                                                                               Nous avons besoin de consolider nos acquis. Aujourd’hui quand vous regardez nos résultats sportifs, nos structures et la qualité de nos médailles, le Taekwondo ivoirien est le meilleur de toute l’Afrique y compris le Maghreb qui a plus de moyens que la Côte Ivoire. Nous sommes la Fédération leader en Afrique. Nous devons maintenir ce cap-là et faire en sorte que nos successeurs, restent dans cette même dynamique toute tracée. C’est-à-dire qu’une nouvelle équipe dirigeante fédérale doit savoir d’où nous sommes partis avec le Ministre Me Bamba Cheick Daniel et où nous sommes arrivés avec lui à la tête du Taekwondo ivoirien. Tout en sachant ce que nous avons bien accompli comme travail colossal. Sinon ces personnes ne pourront point diriger aisément, ne serait-ce qu’un seul jour, le Taekwondo ivoirien. Parce que comme un seul homme, la grande Communauté Taekwondo In ivoirienne, va se lever pour bouter dehors ces gens-là. Donc, ces futurs dirigeants fédéraux de notre Taekwondo, sont bien avertis de la grosse mission qui les attend tous.

Interview réalisée par Jean-Cyr ADOPO

 

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