Fête de la renaissance à Agboville/discours intégral de Laurent Gbagbo : « Ce qu’on me reproche c’est que j’ai nationalisé deux banques françaises »

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Chers camarades, je vous salue, je vous remercie d’être venus aussi nombreux.

 

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Je voudrais remercier le roi DagbôlôSaye, mon ami. Ce monsieur, on est ensemble depuis 2000. Nous faisions campagne. Nous revenions de Bouna pour aller tenir un meeting à Bondoukou. Sur la route, des personnes ont fait des barrages pour nous obliger à s’arrêter. Nous nous sommes arrêtés. ils nous ont envoyé dans un lieu et c’est là j’ai vu un homme qui était assis sur un trône. C’était le Roi DagbôlôSaye qui m’a invité à parler avec lui le soir. Le soir donc, nous nous sommes retrouvés, il nous a présenté toute sa Cour et depuis nous ne nous sommes plus quittés. DagbôlôSaye merci. Je sais que quand j’ai été arrêté, on t’a fait souffrir et que tu continues de souffrir, mais tu es un homme et je suis fier.

 

Alors je voulais saluer aussi, la Ministre Danielle Bonie Claverie, Pulchérie Gbalet, Sam l’Africain, les représentants du MFA d’Anaky Kobenan, et tous ceux qui sont venus nous soutenir. Mais je voulais m’excuser auprès du Chef qui a fait la bénédiction tout à l’heure. Quand il a fait le signe, je n’ai pas compris qu’il me demandait de venir. Je n’ai pas sincèrement compris sinon je me serais déplacé. Excusez-moi Chef.

 

Chers amis, aujourd’hui c’est la Fête de la Renaissance. Cette fête est dédiée aux femmes. Avant d’aborder la question des femmes, il y a beaucoup de choses dont nous devons parler et dont nous allons parler.

 

D’abord la cherté de la vie, est-ce que c’est normal que dans un pays, la vie soit si chère ? Que les ivoiriens soient dans l’impossibilité de se procurer ce qu’ils veulent ? Je m’interroge. Comment le prix du cacao peut coûter 5000 FCFA/kilo au Cameroun, 3000 FCFA/kilo au Ghana et en Côte d’Ivoire, on nous dit qu’on a augmenté à 1500 FCFA/Kilo une misère.

 

Sur cette question, quand j’étais Président de la République, j’ai demandé l’union des principaux producteurs, le Ghana et la Côte d’Ivoire. Nos deux pays produisent à eux seuls 60% du cacao mondial. J’ai donc souhaité qu’on se rassemble et que nous fixions ensemble les prix de vente du cacao, au lieu de subir le prix d’achat que les acheteurs nous imposent. On m’a pris pour un très gros révolutionnaire et beaucoup m’ont fui petit à petit pour ne pas avoir affaire aux  » hmmm « . Or on n’obtient rien sans combat, sans lutte, sans se battre.

 

Aujourd’hui les acheteurs achètent à n’importe quel prix. C’est pour éviter cette situation que le Fonds Monétaire International avait imposé une réforme en 2000, au temps où le Général Guéï Robert était Chef d’État. C’est Seydou Diarra et Patrick Achi, qui vit encore, qui ont mené cette réforme. Elle consistait à dissoudre la CAISTAB pour laisser le planteur-vendeur de cacao en face de l’acheteur et du pool mondial. C’est bénéficiant de cette réforme que j’avais dit en 2000 aux paysans,  » donnez-moi le pouvoir pour que je vous le rende. » Et quand j’ai été élu, j’ai rendu le pouvoir aux paysans. Vous avez vu, ceux qui fixaient les prix et qui annonçaient les prix, c’était les paysans, à tel point que certains se sont laissés au vol. Évidemment, celui qui vole on le punit, j’ai déposé plainte contre eux, ils ont été arrêtés et mis en prison. Mais le prix du cacao avait augmenté. Après les 260 FCFA de prélèvement fiscal, tout le reste partait aux producteurs.

 

Aujourd’hui les libéraux ivoiriens bloquent les prix pour se donner les moyens de prendre en gros sur le kilo du cacao, afin de financer la dette abyssale qu’ils vont nous laisser. Ce n’est pas une bonne manière de faire. Il faut accompagner la réforme de 2000. On peut aujourd’hui atteindre 5000 FCFA/Kilo de cacao parce que la demande est très forte. Mais ça on en discutera.

 

Je ne suis donc pas d’accord avec la petite augmentation du prix. Ils disent 1500 FCFA/Kilo comme si c’était quelque chose de grand. Mais dès l’instant que plus petit que nous vend à 5000 FCFA/Kilo, nous pouvons faire aussi. C’est ça la vérité qu’il faut dire et que nous disons.

 

Vous voyez, depuis que je suis venu, les militants du PPA-CI n’ont fait que m’interroger sur ma candidature à l’élection présidentielle de 2025. J’ai fini par dire Oui et j’ai dit Oui.

 

Mais il y a les gens qui disent, Laurent Gbagbo n’a pas son nom sur la liste électorale parce qu’il a été condamné.

 

Je voudrais que nous parlions un peu de ma condamnation, un tout petit peu. En 2010, nous avons fait campagne, nous avons fait l’élection présidentielle et le seul arbitre des élections en Côte d’Ivoire, c’est le Conseil Constitutionnel. Le seul arbitre m’a proclamé élu en 2010. Ayant été proclamé élu, le Conseil constitutionnel est venu me faire prêter serment à la Présidence de la République, et m’a renvoyé à mes tâches, c’est à dire gouverner. Donc le lendemain, j’ai formé mon gouvernement dont certains membres sont ici et nous avons commencé à travailler.

 

Mais là-bas, eux qui étaient retranchés au golf hôtels, ils n’étaient pas d’accord.

 

Ils ont d’abord commencé à menacer le Gouverneur de la BCEAO, Dakoury Henri, que j’ai trouvé brave et courageux. Il leur a répondu que depuis quand la BCEAO s’occupe du règlement des problèmes électoraux dans un pays. Ce n’est pas mon problème, mon problème c’est de gérer le FCFA en Afrique de l’Ouest et je le gère. Ils n’ont pas été contents de cette réponse, et ont continuer à le pilonner. A la fin, voyant qu’ils ne réussissaient pas à lui tordre le cou, à une réunion tenue au Mali où je n’étais pas présent, ils l’ont vidé et l’ont renvoyé de son poste de Gouverneur sous la forme déguisée d’une démission. Alors quand il est venu, je lui ai dit « Tu as ta vie sauve, c’est l’essentiel ».

 

Quand ils ont fini à la BCEAO, le Gouverneur par intérim qui l’a remplacé nous jouait des tours, faisant en sorte que la Côte d’Ivoire n’ait pas à sa disposition les sommes d’argent dont elle avait besoin. Or quand même, la BCEAO c’est nous. L’UEMOA c’est la Côte d’Ivoire. 40% de ce que gagne l’UEMOA c’est grâce à la Côte d’Ivoire. J’ai donc dit ce n’était pas possible et j’ai coupé le pont avec Dakar. Et j’ai pris la succursale de la BCEAO en Côte d’Ivoire comme notre Banque centrale. De ce fait, tout ce que nous gagnons était mis directement dans notre propre Banque centrale. C’est tout ( rire ).

 

Et c’est donc avec ce système que nous avons continué à payer les fonctionnaires.

 

Un matin, nous venons en Conseil des Ministres, on nous apprend que la BICICI, la SGBCI et la SIB ont fermé et que les dirigeants sont partis en vacances en France. J’ai dit  » Han bon, c’est comme ça.  » J’ai procédé immédiatement à la nationalisation de ces banques. Les ivoiriens qui y travaillaient, je les ai fait revenir et étaient tous contents et enthousiastes. Ils ont ouvert les portes et nous avons travaillé. C’était à la fin du mois, et nous avons procédé au paiement des salaires des fonctionnaires.

 

Quel est ce pays où quelqu’un va être loin et intervenir sur nos salaires, que nous gagnons à la sueur de nos fronts ? Ce n’est pas possible. On a donc fait ça et on a pu payer nos salaires et les salaires de ceux qui étaient au golf.

 

Donc quand j’étais en prison à la Haye, Ils me font un procès ici et puis on parle de braquage de la BCEAO. Moi Gbagbo ? Braquer une banque ? C’est manger qui me manque ? Ils savent très bien que ce que j’ai fait, ils ne peuvent pas le dire. Parce que s’ils veulent me reprocher quelque chose, il faut qu’ils disent Gbagbo a nationalisé deux banques françaises en Côte d’Ivoire. C’est ça qui est la vérité. S’ils disent ça, ils savent que les ivoiriens vont aimer. Sinon ils peuvent dire aussi, Gbagbo a coupé avec la BCEAO-Dakar et qu’il a pris son autonomie en Côte d’Ivoire au niveau de la banque centrale, mais ça aussi ils ne peuvent pas dire maintenant parce que c’est ça l’AES est en train de faire actuellement. Et il y a beaucoup d’africains qui veulent faire ça.

 

Oui j’ai quitté Dakar et érigé notre succursale de la BCEAO en Banque centrale. Mais, j’ai été le premier parmi tous ceux qui vont suivre. Plusieurs feront ça. Donc ils ne peuvent pas dire ça. Ils n’ont plus eu d’autres ressources que de m’arrêter.

 

J’arrive à la CPI, on dit j’ai tué des gens. Avant donc que le procès ne commence, je me disais que peut-être mes gendarmes, mes policiers ont tué des gens en mon nom et je n’étais pas au courant. Mais quand Fatou bensouda est venue, et qu’elle a exposé les meurtres entre guillemets, j’ai appelé mes avocats, et je leur dis :  » Ya rien ». Ne vous en faites pas, on va gagner le procès parce qu’elle racontre des histoires sans parler des faits.

 

Alors la seule chose, c’était de me garder longtemps pour qu’ici en Côte d’Ivoire on puisse finir deux mandats. La justice même ne se réunissait pas toujours. J’ai été arrêté en 2011, on a commencé le procès en 2016, j’étais là-bas comme ça. Il fallait perdre le temps. Mais j’ai dit ce n’est pas grave, on va faire le procès, on ira jusqu’au bout.

 

Et avant même de terminer le procès, Sam l’Africain même était un témoin, les juges m’ont dit que ça ne valait pas la peine de présenter mes témoins, car les témoins présentés par le procureur n’ont pas réussi à me culpabiliser. Je n’ai donc pas présenté de témoins et les juges m’ont acquitté.

 

Sur cette question de braquage, dont on m’accuse, j’ai demandé aux responsables du Parti de présenter tout le déroulé de l’action économique et bancaire, et d’ici mardi, nous allons publier ça dans les journaux en Côte d’Ivoire, pour que chacun lise et se fasse son opinion.

 

Moi je dis la vérité. Ce qu’ils peuvent me reprocher c’est d’avoir nationalisé deux banques françaises. Oui je l’ai fait, mais et alors ? Je suis président de mon pays, les banques étrangères refusent de payer les salaires, je les nationalise et alors ? Je ne peux pas être Chef d’État et des structures se comporteront ainsi.

 

Mais voyez-vous, petit à petit les gens sont en train de couper avec Dakar. Je vous le dis, tous les pays lâcheront le FCFA. Avant on avait peur. Mon premier livre sur le FCFA était en 1984. J’ai demandé à un étudiant en économie de me faire un petit texte, parce que l’écrivain camerounais Mongo Beti avait une revue,  » peuple noir, peuple africain ».  Je lui ai demandé de me donner un numéro. C’était spécial côte d’ivoire et j’ai fait publier l’article sur le FCFA, qui a été signé par l’étudiant Lucien Kouamé. Mais si vous regardez Lucien Kouamé, c’est comme Laurent Koudou qui est mon vrai nom. On a pris une signature qui était fausse mais dont les initiales cachaient les vraies. 1984 déjà, je dénonçais le FCFA, mais en ce moment on avait peur. Mais maintenant tout le monde sait que ce n’est pas bon. Mais je vous dis, regardez d’ici 10 ans, vous verrez qui est encore à la BCEAO de Dakar. Les gens vont quitter un à un.

 

Les jeunes gens de l’AES ont déjà lancé leur monnaie. C’est déjà prêt, c’est où le lieu de fabrication qui est en train d’être décidé mais nous allons voir.

 

Donc chers amis, les gens qui disent Gbagbo a braqué une banque, non seulement c’est faux mais ils mentent. Le verbe  » mentir « , ils mentent. S’ils veulent m’accuser, qu’ils m’accusent d’avoir nationalisé deux banques françaises. S’ils veulent m’accuser, qu’ils m’accusent d’avoir quitté la BCEAO de Dakar. Voilà, je n’ai pas braqué mais sinon on sait qui a braqué l’argent de la BCEAO. La BCEAO MAN a été braqué, la BCEAO Korhogo et Bouaké ont été braqués pendant la rébellion. Où est passé l’argent ? Aujourd’hui, je ne suis pas là pour ça, mais s’ils veulent qu’un jour on parle, on va parler. Sinon, si ceux qui ont pris l’argent m’accusent aujourd’hui, aaaaah, quand même !

 

Donc voilà, je ne suis pas coupable de braquage de la banque centrale, ni de banque surtout. Je ne suis pas coupable de ça.

 

Alors on dit on va faire un jugement et on ne me convoque pas, moi le coupable. Tout le monde sait où je me trouve, c’est eux qui m’ont envoyé en Grumman à la Haye, ils m’ont déposé là-bas, vous savez où vous m’avez déposé, et vous ne m’emmenez pas une convocation là où je me trouve. Et ils disent que je ne savais pas où j’étais. Le monde entier savait où j’étais. Noon, il y’a des moments où il faut cesser de s’amuser, il faut être sérieux et moi je ne considère pas la politique comme un jeu. Je la considère comme quelque chose de sérieux. Parce que quand tu fais la politique, c’est que tu as décidé de t’occuper de la vie de tous tes compatriotes. Donc on ne joue pas avec ces choses-là.

 

La compétition politique existe. Je veux compétir. Je veux compétir, et quelqu’un vient derrière moi me dire qu’en 2018, j’ai été condamné, mais c’est quoi ça, qui parle derrière moi que je ne vois pas ?

 

Moi je n’ai jamais joué à des choses comme ça. Je n’ai jamais mis quelqu’un en prison quand j’étais Président pour déni d’opinion. Moi ce n’est pas mon problème. Tu vas me faire quoi ? Mais nous allons publier un texte entier sur ça pour que tout le monde sache que les gens mentent. Chers amis c’est ce que je voulais vous dire pour ma défense. Mais les gens qui ont braqué sont avec vous. Ils sont vos amis, donc voilà ce que je voulais vous dire.

 

Comme cette fête, nous l’avons dédié aux femmes, je vais dire un mot sur les femmes. Hortense, merci. Merci beaucoup. Beaucoup de progrès ont été fait dans le bureau des femmes. Moi j’avais 15 ans quand la Côte d’Ivoire a proclamé son indépendance. A cette époque, on n’avait jamais vu de militantes femmes. Les plus heureuses étaient des enseignantes, je pense à Angèle Gnonsoa qui était professeur d’histoire. En 1975 , le Président Félix Houphouët-Boigny avait nommé une femme dans son gouvernement en tant que ministre de la femme. C’était pour la première fois qu’on voyait une femme au Conseil des ministres. Jusqu’à ce jour, il y a eu des progrès. Est-ce que les femmes sont assez considérées dans la société ? Est-ce que les femmes vont assez à l’école ? Parce que quand je vais au village, l’écrasante majorité des jeunes filles ne vont pas à l’école. On leur dit toutes qu’on leur trouvera des bons maris qui s’occuperont d’elles. Un jour, je suis allé à Yopougon, j’ai vu un de mes copains, je lui ai dit  » ha tu as 4 femmes  » il me dit je suis leur tuteur ( rires). C’est ça l’image. C’est à dire qu’il faut que la femme trouve un bon mari pour s’occuper d’elle. C’est ça qu’il faut effacer parce que ce n’est pas vrai.

 

Moi j’ai fait 8 ans dans la prison de Scheveningen et 2 ans à Bruxelles, c’est Nady qui m’a nourri. Il y en a qui disent  » c’est moi qui faisais la cuisine de Gbagbo », mais ils ne disent pas d’où sortait l’argent avec laquelle la nourriture a été achetée. Mais l’argent sortait de chez Nady. Celui qui faisait la cuisine d’abord c’était Germain Katanga, et quand on l’a libéré, celui que vous savez a pris un peu la relève. Donc la femme peut s’occuper de l’homme et elle s’occupe souvent de l’homme. Les hommes ce n’est pas une honte qu’à un moment donné une femme s’occupe de vous, mais il ne faut pas jouer aussi aux gigolos.

 

Voilà, il faut donc mettre les jeunes filles à l’école. Quand vous voyez un villageois, qui n’a pas fait l’école qui fait une plantation et un intellectuel qui fait une plantation, ce ne sont pas les mêmes plantations. Il faut donc que les hommes et femmes aillent à l’école. Quand tu es à Yopougon, tu passes les concours de police, gendarmerie, et puis ton temps passe. Tu es obligée de retourner au village, mais là-bas il faut que tu travailles, mais comme quelqu’un qui a été à l’école.

 

Les femmes il faut d’abord les mettre à l’école. Hortense, premier problème. Deuxièmement, il faut que des lois soient votées et qui ne discriminent pas les femmes. Moi j’ai été heureux de voir des femmes ici, Danielle Bonie Claverie, Odette Sauyet, Boka Angèle. Elles ont été Ministres, ce sont des modèles. Il faut que les filles aillent à l’école, non pas seulement pour être ministres, mais pour avoir la connaissance, qui est le pilier du monde. C’est la connaissance. Mais Hortense, il faudra qu’on convoque les assises avec les femmes, comme on avait fait pour les jeunes. Qu’on les convoque pour une réunion au palais de la culture comme on a discuté avec les jeunes. Voilà ce que je voulais vous dire à ce sujet.

 

Concernant la Commission Électorale Indépendante, c’est pire que ce que nous voyons. Il faut la repenser, une véritable refonte de l’Institution.

 

Je vous remercie chefs d’être venus. Je remercie les envoyés d’Anaky Kobenan, je remercie la NACIP de Sam L’Africain, je remercie les envoyés de l’AIRD d’Eric Kahe, je remercie l’USD. Je remercie Pulchérie Gbalet, la fille gban, la délégation du SYNESCI. Je remercie également les forces de l’ordre qui sont présentes.

 

Agboville est une grande région de résistance. La pénétration coloniale ici a été dure pour les colons.  Même les chemins de fer, chaque jour ils étaient placés, chaque nuit ils étaient enlevés. Et nous on nous racontait ça quand on était petit parce que j’ai fait mon CP1 ici. C’est ici que j’ai vu le premier meeting de Auguste Denise au marché. Il était debout sur une table . Je salue donc Agboville terre de résistance, les Abbey ont vraiment lutté, ils se sont battus. Je salue également la mémoire de Ernest Boka, je salue les doyens Appetey et Tchimou.

 

Je voudrais avant de vous laisser saluer la libération de Dogbo Blé et des autres militaires. Mais il reste encore 71 prisonniers d’opinion en prison.

 

Chers amis je vous remercie. Au-revoir Agboville.

 

𝗦𝗘𝗥𝗩𝗜𝗖𝗘 𝗖𝗢𝗠𝗠𝗨𝗡𝗜𝗖𝗔𝗧𝗜𝗢𝗡 𝗣𝗣𝗔-𝗖𝗜

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