Entretien/ Pèlerinage 2019 au Bénin : Ediémou (chef des chrétiens célestes) livre des secrets

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Sous quel signe placez-vous le pèlerinage 2019 ?

L’église du Christianisme céleste qui est sous l’autorité du saint esprit a pour chef Jésus-Christ. Voilà pourquoi le pèlerinage demeure le quatrième sacrément de l’église. Et sous la dictée du Saint-Esprit. Voilà pourquoi le pèlerinage de l’an 2019, nous l’avons placé et nous placerons dorénavant toute activité sous ce signe-là « comme si le prophète fondateur Samuel Biléou Joseph Oschoffa vivait ». Il est certes mort, mais dans la foi on ne meurt pas. La vie est transformée. Dans la foi et dans la tradition, le prophète Oschoffa vit. Il y a une église, une et indivisible, un seul fondateur, Oschoffa.

La sempiternelle question, c’est où iriez-vous? Au Bénin ou au Nigeria ?

Nous avons dit que l’église est sous l’autorité du Saint-Esprit. Ce que le Saint-Esprit a fait, l’homme ne peut pas changer. On joue avec le feu quand on ne connait pas le Saint-Esprit. Parce que tout péché est pardonnable, sauf le péché contre le Saint-Esprit. C’est pour dire que notre église, qui est basée sur la révélation, a reçu tout par révélation. Et nul ne peut changer ce que Dieu a donné à son prophète. C’est pour cela, nous disons « comme si le prophète Oschoffa vivait ». Où est-il né ? Il est né à Porto-Novo. Où l’église a été fondée ? C’est à Porto Novo. Où le pèlerinage a été donné ? C’est à Porto Novo. Quand le prophète était en exil en 1976 au Nigeria, c’est là qu’il a écrit la constitution. Etant au Nigeria, il pouvait dire que le nom de l’église du christianisme céleste c’est « celestial church of christ ». Bien qu’il était au Nigeria, il a fait expliquer à l’article 3 « the name of this church is « église du christianisme céleste ». Bien qu’il fût à Kétou, au Nigeria, il n’a pas dit que le pèlerinage doit se faire à la plage du Nigeria. Il a dit « plage de Sémé, à Porto Novo ». C’est donc clair. Le prophète a commencé sa mission au Bénin.  Mais quand il lui est arrivé d’aller en exil au Nigeria, le 16 janvier 1976, tout le temps qu’il aura passé au Nigeria, il n’a jamais dit que le pèlerinage doit se passer au Nigeria. Quand l’église a été fermée au Bénin en 1981, il n’y avait plus de Sémé, plus de pèlerinage au Bénin. Mais il n’a pas accepté qu’on aille faire ça ailleurs. Pas au Nigeria. Il a demandé qu’on fasse cette cérémonie en Côte d’Ivoire. C’était la première fête de moisson dans l’église du christianisme céleste de Côte d’Ivoire.   En 1981. C’est après cela que le bruit a couru, disant qu’Ediémou veut faire le pèlerinage en Côte d’Ivoire. C’est ainsi que le prophète a dit que dorénavant, vous allez me trouver à Iméko (Nigeria) pour le pèlerinage. Après la réouverture de l’église en 1983, le prophète nous a appelés à Iméko pour le pèlerinage. Des gens ont refusé. C’est en 1984 que tout le monde était au Nigeria. Comme c’était révélé, là où le prophète Oschoffa vivait. Donc le prophète Oschoffa a fait le pèlerinage seulement deux fois au Nigeria, en 1983 et 1984. S’il voulait que le pèlerinage se fasse au Nigeria, il nous l’aurait demandé et tout allait se faire au Nigeria. C’est dire que le lieu qui est indiqué, c’est Porto Novo. Le Diable a distrait des personnalités pour jouer son jeu. Mais elles ont bel et bien échoué. Papa Oschoffa a dit que le lieu où sera sa tombe sera un lieu de pèlerinage. Et il a précisé, chaque 24 et 25, nous devons nous rendre à Sémé, le lieu du pèlerinage. Iméko où se trouve sa tombe est un lieu de pèlerinage. Cela se fait à tout moment. Et Porto Novo, c’est une fois l’an.  L’espace de 35 hectares donné par le président Yayi Boni est le site révélé du pèlerinage.   

Vous dénoncez régulièrement le caractère résiduel, comparée aux autres confessions durant leur pèlerinage, de l’aide que la Direction des Cultes vous apporte durant le pèlerinage. Diriez-vous que problème est en voie de règlement ?

Le pèlerinage est un rendez-vous entre le créateur et la créature. La Côte d’Ivoire, pays laïque, aide les pèlerins à faire leur pèlerinage. Mais en réalité, chacun doit fait l’effort d’aller en pèlerinage. Nous devons aller en pèlerinage avec notre foi. Et c’est ce que nous faisons depuis toujours. Mais la Côte d’Ivoire accompagne les religions dans leur pèlerinage. Or, le christianisme céleste est la seule religion dans laquelle l’Etat s’est impliqué pour voir la vérité des faits. Le président Houphouët-Boigny, après avoir vu la vérité a dit c’est l’église d’Ediémou.  Le président Gbagbo a fait faire une enquête au Bénin et au Nigeria pour voir qui est le vrai chef de l’église en Côte d’Ivoire. L’enquête a dit que c’est Ediémou le vrai chef. L’arrivée du président Alassane nous a permis de voir inscrire le nom de l’église au journal officiel. Pourtant nous sommes la seule religion qui ne reçoit pas de subvention que nous devrions avoir. Quand Mme Aminata Diaby était Directeur des Cultes, nous avons travaillé en symbiose avec elle. Elle a dit que l’église doit avoir sa subvention. C’était en 2012.  Et qu’en 2013, chaque église doit avoir sa subvention. Et plus, en notre qualité de président du Forum national des confessions religieuses, et président de l’église du christianisme céleste, nous devions avoir notre subvention. En 2013, Mme Diaby a été remplacée par Bamba Messamba. Depuis lors, notre église n’a jamais reçu de subvention comme les autres religions. Les autres ont 12, voire 15 millions de Fcfa, notre église a 5 millions de Fcfa. Heureusement, à travers son Conseiller spécial des Cultes, le président Ouattara nous donne chaque année 5 millions de Fcfa pour notre pèlerinage. En ma qualité de président du Forum national des confessions religieuses, je n’ai pas une voiture. Cette année encore, nous avons déposé des courriers chez le ministre de l’Administration du Territoire.  Il nous a promis réparer cette injustice. Le Directeur des Cultes m’a également rassuré. Si cette année cette injustice n’est pas réparée, je vais publiquement poser la question au président de la république. Le temps de la justice de Dieu est arrivé.

Allez-vous donner l’onction aux fidèles au saint siège comme ce fut le cas l’année dernière ?   

C’est une grâce spéciale que nous avons eue au pèlerinage 2018.  Pour que nous donnions l’onction le 24 décembre 2018.  Nous avons remercié Porto Novo pour l’honneur fait à la Côte d’Ivoire d’avoir été le premier pays à avoir un dirigeant d’église qui puisse donner l’onction au saint siège. Ce qu’il faut savoir, c’est que l’onction de notre église au saint siège est donnée par le pasteur principal. L’année dernière, le pasteur principal, le révérend Adéogun, a eu un malaise. Handicapé, il a choisi ses proches collaborateurs pour donner l’onction à sa place. Nous sommes le 2e vice-président du comité supérieur mondial. A ce titre, nous avons été choisis pour pouvoir donner l’onction. Le chef mondial, le pasteur principal, le révérend Adéogun est guéri par le miracle de Jésus Christ. Il va faire son travail d’onction, seul. Comme la constitution le stipule. Il ne sera plus question pour nous de donner l’onction.

Propos recueillis par Yeshua Amashua

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