Le ministre ivoirien de la Communication, porte-parole du gouvernement, cadre du Rassemblement des Houphouétistes pour le la démocratie et la paix (RHDP), Amadou Coulibaly, s’est récemment fendu d’une déclaration politique. Dans laquelle contrevérités le disputent à la flétrissure. Versons au lot de la politique politicienne certains propos. C’est d’ailleurs de bonne guerre si la mauvaise foi ne vient pas altérer l’histoire récente de la Côte d’Ivoire. En effet, il a déclaré urbi et orbi que quiconque lui montre un Ivoirien qui a perdu la vie sous le règne de son mentor, Alassane Ouattara. Et pourtant les exemples sont légion. Arrivé au pouvoir au terme d’une victoire à la Pyrrhus, Alassane Ouattara, n’en déplaise à ses lieutenants, porte la responsabilité de plusieurs pertes en vies humaines. Le 27 avril 2011, dans la foulée de sa prise de pouvoir, le règlement de compte à la Scarface a couté la vie à Ibrahima Coulibaly, dit IB, dont la proximité avec Alassane Ouattara n’est pourtant plus à démonter. Depuis lors la trajectoire du pouvoir RHDP est parsemée de cadavres. Les plus sombres concerne les 3e et 4e mandats de Ouattara. De nombreux Ivoiriens qui contestaient le caractère légal de cette ambition dévorante en ont payé le prix fort. Les plus vifs restent la décapitation du jeune Toussaint Koffi à Daoukro en 2020 dont les meurtriers qui lui ont coupé la tête pour en faire un ballon courent toujours 6 ans après et les incendies meurtriers à Nahio dans le département d’Issia, à la faveur de la présidentielle de 2025. La liste des crimes odieux du pouvoir RHDP est loin d’être exhaustive. On s’en voudrait de ne pas mentionner le camp de réfugiés de Nahibly dans la ville de Duékoué, un camp rayé de la carte de l’Ouest ivoirien le 20 juillet 2012 par les nervis du pouvoir Ouattara et dont le nombre de victimes exact n’est toujours chiffré 15 ans après l’arrivée de Ouattara au pouvoir. Leur seul crime c’est leur proximité avec l’ancien président Laurent Gbagbo. Amadou Coulibaly peut imputer la responsabilité des crimes commis lors des crises successives à Gbagbo, les faits lui donnent tort. Un euphémisme pour ne pas l’accuser de nager en pleine flétrissure.

Tché Bi Tché
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