La salle Fétigué Coulibaly de la mairie de Bondoukou a servi de cadre, le vendredi 5 juin 2026, à la tenue de la deuxième réunion ordinaire du conseil régional du Gontougo. Une séance plénière d’envergure, marquée par la présence d’autorités politiques, administratives, coutumières et religieuses, ainsi que des acteurs de la société civile. Au cœur des débats : l’adoption du programme triennal 2027-2029 et du budget modificatif n°1 de l’exercice 2026, deux outils majeurs pour impulser une dynamique de développement durable dans la région.

La réunion s’est tenue en présence du ministre d’État, conseiller spécial du Président de la République, Kobenan Kouassi Adjoumani, président du conseil régional du Gontougo. À ses côtés, le préfet de la région, Kouadio Gbangbo André, conduisait une délégation préfectorale imposante. Les échanges ont été ouverts par le représentant du maire de Bondoukou, Kra Kouamé, qui a salué « une étape importante dans la vie de l’institution », permettant d’évaluer les actions, d’analyser les résultats et de définir de nouvelles orientations pour répondre aux attentes des populations.
Des Orientations Claires pour une Gestion Rigoureuse
Le préfet Kouadio Gbangbo André a exhorté les conseillers régionaux à examiner avec rigueur les dossiers inscrits à l’ordre du jour, notamment ceux relatifs à la gestion budgétaire et au suivi des projets de développement. De son côté, le ministre d’État Kobenan Kouassi Adjoumani a félicité les élus pour leur engagement et exprimé son soutien au projet d’implantation d’un supermarché Sococé à Bondoukou, un investissement structurant destiné à renforcer l’attractivité économique de la ville et à améliorer les conditions de vie des habitants. Il a également annoncé la réception de matériels d’entretien de l’ANAGED, dans le cadre de la lutte contre l’insalubrité dans la région.
Le directeur administratif et financier du conseil régional, Lorng Sakime, a présenté le budget modificatif n°1 de l’exercice 2026, qui s’équilibre en recettes et dépenses à 6,776,172,000 francs CFA. Ce budget inclut :
1,513,464,000 FCFA en fonctionnement (dont 188 millions transférés au fonds d’investissement).
5,450,708,000 FCFA en investissement.
Ce réajustement a été rendu possible grâce à l’excédent de fonctionnement réalisé fin 2025, s’élevant à 121,702,000 FCFA. Cependant, l’état d’exécution au 31 mars 2026 révèle des défis de recouvrement : seuls 10,85% des recettes de fonctionnement ont été perçus, et aucun recouvrement n’a été effectué pour les recettes d’investissement, en raison du retard de signature du budget et du versement des subventions de l’État.
Porté par le premier
vice-président du conseil, le sénateur Kossonou Ignace, le programme triennal 2027-2029 comprend 168 opérations (dont 39 nouvelles), réparties en 12 actions pour un montant total de 7,642,182,000 FCFA. Les projets phares incluent : la réalisation de forages pour l’accès à l’eau potable.
La construction d’écoles maternelles à Yoyobodi et Dimandougou. Le développement d’infrastructures scolaires à Kokomian et Bohia. L’édification de centres de santé et d’équipements socio-économiques de base pour ne citer que ceux-là.
Une Adoption à l’Unanimité et une Vision Partagée
Soumis au vote, le programme triennal et le budget modificatif ont été adoptés à l’unanimité par les conseillers régionaux. Dans son allocution, le sénateur Kossonou Ignace a réitéré la reconnaissance des populations envers le ministre d’État Kobenan Kouassi Adjoumani, récemment élevé au rôle de Président du Conseil des Sages et de médiation du RHDP. Il a souligné l’adhésion des habitants aux actions de solidarité et de développement économique portées par l’institution.
Cette réunion a confirmé l’ambition régionale de placer le Gontougo sur les « nouvelles frontières du développement ». Avec des projets structurants, une volonté politique affichée et l’implication des forces vives, la région aspire à rattraper son retard et à offrir à ses populations des conditions de vie améliorées et durables. Comme le souligne la couverture médiatique, le rêve est permis, et il ne tient qu’à une volonté collective de le réaliser.
Rosemonde Desouza
Correspondante régionale