Avec un budget modificatif en hausse de plus de 208 millions et un programme triennal de 3 milliards, le maire passe à la vitesse supérieure et déclare la guerre à la vie chère.

En une seule session, la 3ème ordinaire de l’année, les conseillers municipaux ont adopté à l’unanimité deux armes financières massives. Les chiffres qui claquent :
2 103 814 000 FCFA : C’est le nouveau budget modificatif N°1 de 2026. En hausse de 208 115 000 FCFA par rapport au budget primitif. Il se décompose en 976 440 000 FCFA pour le fonctionnement et surtout, 1 127 374 000 FCFA pour l’investissement.
3 024 641 000 FCFA : C’est le montant du Programme Triennal de Développement 2027-2029, avec 63 actions prioritaires qui vont redessiner Bondoukou.
Le Maire sonne la mobilisation générale
Pour lui, tout est parti d’un diagnostic implacable fait dès son arrivée en 2023. La priorité absolue était l’éducation. « Nous avons analysé la situation et constaté que le déficit en salles de classe constituait une urgence. C’est pourquoi nous avons décidé d’en faire notre première priorité », a-t-il rappelé.
L’offensive contre la vie chère
Mais la nouvelle bataille du maire s’appelle pouvoir d’achat. Et son arme, c’est la terre de Bondoukou.
« Nous avons la terre, nous avons les bras valides, mais nous continuons d’importer une grande partie de ce que nous consommons. Il fallait donc créer les conditions pour produire davantage et permettre à nos populations de vivre de leur travail », a-t-il asséné. Concrètement, deux actions immédiates : Les femmes au cœur du système : La mairie finance déjà sur fonds propres plusieurs groupements de femmes productrices. La prochaine étape, l’achèvement imminent du marché de vivriers, pour leur offrir un espace de vente moderne et digne. Ouvrir Bondoukou à la concurrence : Le maire appelle à accueillir à bras ouverts les grands opérateurs économiques et les enseignes nationales.
Son raisonnement est imparable : « Plus il y aura d’offres, plus les consommateurs auront le choix. Cette concurrence contribuera à faire baisser les prix. En même temps, ces opérateurs feront travailler nos transporteurs, nos restaurateurs, nos hôtels et nos commerçants. C’est toute l’économie locale qui en bénéficiera ».
En clôture, le Préfet Kouadio Gbongbo André a salué cette vision et a appelé l’ensemble des filles et fils de Bondoukou à rester unis et mobilisés autour de cette nouvelle dynamique. Le message est passé. Bondoukou est en marche.
Rosemonde Desouza correspondante régionale