Cherté de la vie, Produits contrefaits : Le Haut Sassandra frappé de plein fouet ; le Directeur Régional du commerce explique

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Les populations du Haut Sassandra n’arrivent plus à supporter la cherté de la vie. Des marchés du vivrier jusqu’aux boutiques de Mauritaniens, en passant par les petits détaillants, la vie est devenue très chère dans cette région de plus d’un million cinq cents habitants et riche en potentialité économique. La direction régionale du Commerce du Haut Sassandra éprouve de sérieuses difficultés dans le contrôle des prix et des produits prohibés ou frauduleusement vendus dans la région. Selon le Directeur Régional du commerce Boua Bi,  la cherté de vie  dans le Haut Sassandra est due en partie aux effets climatiques non favorables aux cultures vivrières comme le riz, le maïs, l’igname, la banane voire l’arachide. « La Direction Régionale du commerce n’a pas la possibilité de prôner l’uniformité de prix dans le commerce informel de vente de vivriers. Les vendeuses fixent les prix selon la demande et la disponibilité », indique-t-il. Dans les communes de Daloa et de Vavoua, les denrées de premières nécessités coûtent extrêmement chères. Dans les boutiques, les prix ne sont pas marqués. Les produits périmés et frauduleux y sont vendus sans que ces boutiquiers ne soient sanctionnés. Selon le Directeur Régional, le prix des marchandises est fixé de façon libérale. « Notre service a toujours exigé les prix marqués dans les boutiques, dans les grandes surfaces, dans les structures formelles pour accompagner le gouvernement dans sa lutte contre la cherté de vie. Le Ministère du commerce est le premier défenseur des consommateurs par rapport à la qualité, au prix abordable et de l’économie en ce qui concerne les produits frauduleusement vendus sur le marché. Nous demandons à la presse et la population en général de nous signaler toute situation de fraude sur le marché. Les produits périmés sont très dangereux pour la santé tout comme les produits frauduleux pour notre économie », a-t-il fait savoir. A la question de savoir ce qu’il a déjà fait pour la qualité des produits sur le marché dans le Haut Sassandra, M. Boua Bi informe qu’il a tenu des séances de travail avec les boulangers et les vendeurs de pain. Poursuivant, il déplore que le pain se vend dans des conditions hygiéniques déplorables. « Les baguettes de pain sont exposées sur les plateaux dans les gares. Certaines boulangeries ne respectent pas le poids imposé. On n’emploie pas les professionnels en pâtisserie ». En plus de la cherté de vie, les produits frauduleux circulent beaucoup dans le Haut Sassandra. Intervenant sur ce sujet, le Directeur Régional du commerce évoque les effets de la crise qui a sévi dans notre pays. Selon lui, « malgré les efforts de la douane et de mon service, les médicaments prohibés, les pagnes de contrefaçon, les insecticides, les produits phytosanitaires, les boites de conserve voire les tôles entrent dans le Haut Sassandra. J’en veux pour preuve le marché de Bonoufla », a-t-il déploré. Parlant des difficultés auxquelles est confronté son service, M. Boua Bi souhaiterait, en plus du seul véhicule de service pour sa vaste direction qui couvre quatre départements, qu’on dote la direction du commerce de trois véhicules au moins. Il conseille la vigilance aux consommateurs en ce qui concerne la qualité et la provenance des produits. Pour l’heure, les prix des marchandises ne sont pas marqués dans les boutiques.                                                                                            Joseph Gbeuly

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