L’air du Zanzan vibre d’une effervescence particulière. Une mobilisation d’envergure, placée sous les auspices des plus hautes autorités régionales et nationales, se prépare à donner un coup d’accélérateur historique à l’agriculture locale. Le ton est donné : « Ça va taper fort à Tanda ». Et pour cause, plus d’un millier d’agriculteurs sont attendus pour un rendez-vous qui pourrait bien redéfinir l’avenir des cultures dans cette région au potentiel immense.
Un cadre institutionnel de haut vol
L’événement, d’une portée stratégique, bénéficie d’un patronage prestigieux. Il se tient sous le haut patronage de Kobenan Kouassi Adjoumani, Ministre d’État, Conseiller Spécial à la Présidence de la République, et Président du Conseil Régional du Gontougo. Sous le patronage de M. Kone Amadou, Directeur de Cabinet du Haut Représentant du Président et Maire de Tanda, et sous la présidence du Préfet de la Région du Gontougo et du Département de Bondoukou. Les parrainages de personnalités comme le député Inouss Kouanda et le Dr Adjoumani Jean-Jacques confirment l’importance accordée à cette initiative.
Le cœur de l’action : Vendredi 19 juin à Tanda
Le point d’orgue de cette mobilisation se déroulera ce vendredi 19 juin, dès 9h, dans la cour de la Mairie de Tanda. L’événement, intitulé « Vibrer au rythme d’une agriculture debout et propre », est orchestré par le Cercle d’Actions des Leaders Actifs pour le Développement de Bondoukou (CALAB), présidé par Serges Gla Kouassi. Au programme de cette journée cruciale :
La présentation des coopératives agricoles du CALAB du Département de Tanda, mettant en lumière le tissu productif local.
Le moment fort : la remise officielle de matériels agricoles par le Comité de Coopération Décentralisée (CCD), une délégation française emmenée par Claude Jacquot, Maire Honoraire, et Michalovitch Françoise Simone. Cette remise symbolise le concret de la coopération et l’objectif central : la mécanisation de l’agriculture dans le Zanzan. Pour jeter les bases de ce grand rendez-vous, une journée préparatoire intensive a lieu ce jeudi 18 juin à travers le Gontougo.
Objectifs et impact : Une révolution verte en marche
L’ambition de cette opération est multiple et structurante :
Moderniser les outils : Rompre avec l’agriculture de subsistance manuelle en introduisant des équipements mécaniques, gage de gain de temps, d’efficacité et de réduction de la pénibilité.
Structurer la filière : En mettant en avant les coopératives du CALAB, l’initiative vise à renforcer l’organisation collective des agriculteurs, améliorant ainsi leur pouvoir de négociation et leur accès aux marchés.
Booster la productivité : La mécanisation permet d’augmenter les surfaces cultivables, d’optimiser les rendements et d’améliorer la qualité des productions, impactant directement les revenus des familles.
Consolider la coopération : Ce projet incarne un partenariat réussi entre une collectivité française (via le CCD) et les acteurs locaux ivoiriens, transférant des compétences et des technologies.
La suite à Bondoukou, samedi 20 juin
L’élan ne s’arrêtera pas à Tanda. Samedi 20 juin, l’initiative se poursuivra à Bondoukou, sous la présidence du Préfet du Département. Bien que le programme détaillé de cette journée ne soit pas précisé dans les informations fournies, on peut s’attendre à une déclinaison similaire : rencontres avec les acteurs locaux, évaluations terrain et probablement de nouvelles remises de matériel ou des séances de formation, consolidant ainsi l’impact régional du projet.
En somme, l’initiative « Ça va taper fort à Tanda » est bien plus qu’un événement ponctuel. C’est le signal fort d’une transition agricole en marche dans le Zanzan. En associant le haut patronage politique, l’expertise d’une coopération décentralisée et l’énergie des organisations paysannes, elle pose les jalons d’une agriculture plus productive, plus respectueuse de l’environnement (« propre ») et plus rémunératrice pour les milliers de familles qui en vivent. Les 19 et 20 juin 2026 pourraient ainsi marquer un tournant historique pour la sécurité alimentaire et le développement économique de la région du Gontougo.
Rosemonde Desouza
Correspondante régionale
