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Sila/Café littéraire : Magueye Touré remet sur la table le débat sur le mystère de l’existence humaine

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Magueye Touré est né à Saint Louis, au Sénégal. Docteur ès Lettres de l’université de Toulouse, il possède une expérience avérée dans l’administration sénégalaise, principalement en francophonie et en culture, et a une pratique de l’enseignement de la littérature et des techniques d’expression. « Terres Rouges » est son quatrième ouvrage. Comme pour paraphraser l’autre, on dira  de cet engagement, l’écriture livresque est un amas d’expériences. Expérience que Magueye Touré partage ici aux amoureux de la littérature à travers son recueil de nouvelles intitulé « Terres Rouges ». Lors du café littéraire tenu en marge du Salon du livre d’Abidjan (Sila), et animé par l’homme de culture Koffi Koffi, secrétaire exécutif de Point de lecture,  plateforme initiatrice de ce cadre d’expression  en Côte d’Ivoire, l’auteur de Terres Rouges a échangé  sur  ce nouveau  livre. Cet ouvrage édité par Abis édition,  comporte 116  pages et a été soutenu par le fonds d’aide à l’édition du ministère de la culture et de la Communication du Sénégal. En effet « Terres Rouges » est un recueil de nouvelles qui interrogent  selon l’écrivain la délicatesse de la condition humaine installée sur un fil tenu entre la vie et la mort, la santé, la maladie, la liberté et l’empêchement. Dans cette veine, Magueye Touré émet des doutes sur la liberté réelle   de l’homme, embastillé par toute sorte de vicissitudes  sur terre. « On a l’impression que la liberté réelle de l’homme n’est pas encore requise (…) », énonce-t-il. Pour le responsable de la maison, Abis édition, l’objectif  d’un écrit c’est de transmettre des émotions. En démontre l’l’éloquence   de ce paragraphe. « La femme écorchée, choquée, exprimait secrètement de la gratitude pour cet homme qui ne cherchait jamais à percer le mystère épais de son passé, même si, dans sa perspicacité et son humanité, Binda devinait que son amie renfermait, comme une nécropole dans le cœur, un vécu terrifiant qui justifiait sa personnalité complexe. ». Si le débat autour de ce livre a relevé la simplicité et la qualité des textes produits par Magueye Touré, il a cependant souligné la montée de la langue locale (le wolof au Sénégal) au détriment de la langue française au Sénégal. Car selon l’UNESCO les enfants apprennent mieux dans leurs langues maternelles. Le débat est remis sur la table.

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Renaud DJATCHI

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