Politique nationale : Laurent Gbagbo « demeure poursuivi devant la justice ivoirienne », selon le porte-parole du gouvernement

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Le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, ministre de la Communication, des Médias et de la Francophonie, a déclaré, mercredi que l’ancien Président de la République, Laurent Gbagbo « demeure poursuivi devant la justice ivoirienne pour des faits qui sont totalement différents des cinq incidents pris en compte par la Cour Pénale Internationale (CPI ».

  1. Amadou Coulibaly s’exprimait à l’issue du Conseil des ministres, tenu au Palais présidentiel, sous la présidence du Chef de l’Etat, Alassane Ouattara.

Pour lui,   Laurent Gbagbo « a beaucoup de conflits à régler, y compris des conflits avec sa propre personne ».

« Il y a eu cinq incidents spécifiques, précis qui ont été pris en compte par la CPI. Ceci étant, les autres chefs d’accusations n’ont pas été pris en compte par la CPI et Monsieur Laurent Gbagbo a beau être étonné mais, il demeure poursuivi devant la justice ivoirienne pour des faits qui sont totalement différents de ces incidents », fait savoir le porte-parole du Gouvernement.

Il a ajouté  qu’il ne compte pas « faire  de juridisme, mais nous avons tous suivi le procès qui a eu lieu à la Cour pénale internationale, c’est un procès qui a été public et nous savons tous que la CPI a poursuivi Monsieur Laurent Gbagbo pour des infractions de crime contre l’humanité commis au cours de cinq incidents très précis que la Cour a listés ».

« Je me souviens qu’il y avait la question des violences survenues à la RTI( télévision publique), la question du bombardement à Abobo, le marché Siaka Koné, il y a eu la question des femmes tuées le 3 mars et puis deux incidents divers qui ont eu lieu à Yopougon », rappelle-t-il.

« C’est pourquoi je dis que je ne veux pas faire de juridisme, mais il faut bien comprendre cela. Et il faut ajouter que pour les militaires et autres miliciens ou groupes armés qui sont encore en détention, mais cela, ils ont été condamnés en raison de crime de sang qu’ils ont commis. Il n’y a aucune surprise à avoir ici et ces infractions sont totalement différentes de celles qui ont été visées par celles de la CPI. Voilà ce que je peux dire », a conclu le porte-parole du Gouvernement.

Laurent Gbagbo et trois de ses ex-ministres, dont son ancien Premier ministre Gilbert Aké N’Gbo, ont été condamnés à 20 ans de prison et 329 milliards FCFA d’amende, dans l’affaire du « braquage » de l’Agence nationale de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) pendant la crise post-électorale ivoirienne.

« Je n’ai jamais braqué une banque. Moi, je ris, je ris et je dis que c’est une mauvaise plaisanterie, on ne va pas me faire admettre ce qui est inadmissible », a rétorqué Laurent Gbagbo, mardi dans un entretien accordé à France 24.

 

Au cours du congrès constitutif de son nouveau parti, l’ancien Président ivoirien, Laurent Gbagbo est revenu sur la question de la libération de certains prisonniers de la crise postélectorale, notamment les militaires.

Laurent Gbagbo a expliqué qu’il ne comprend pas que, lui le chef de file soit en liberté et les militaires sont toujours dans les liens de la détention. Il l’a également signifié lors de sa rencontre avec Alassane Ouattara, le 27 juillet.

 

TN

 

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