Octobre Rose/Lutte contre le cancer du sein : La COLCC sensibilise à la prévention et la prise en charge

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Me Fatou Fadika Coulibaly, Avocate à la Cour et Présidente de la Coalition des organisations de lutte contre les cancers (COLCC ) a  appelé , lundi 11 octobre 2021, à une prise de conscience du cancer du sein  « Beaucoup de personnes ne connaissent pas le  cancer du sein, surtout en zone rurale où l’on fait des procès en sorcellerie », a-t-elle déploré.  La  présidente de  la COLCC ,  faîtière des structures de lutte contre les cancers en Côte d’Ivoire, a fait cette déclaration au lancement de ses activités d’Octobre Rose au Centre national d’oncologie médicale et de radiothérapie Alassane Ouattara ( Cnrao) sis à Cocody (Abidjan). Tout en invitant les femmes à pratiquer la mammographie et le dépistage précoce, elle a appelé l’ensemble des ONG membres de cette coalition à accentuer la communication et la sensibilisation de masse durant ce mois d’octobre consacré à la lutte. Elle a fait par la suite un plaidoyer afin que le dépistage du cancer soit pris en charge en Côte d’Ivoire, comme c’est le cas dans plusieurs pays à travers le monde. « Nous devons tous œuvrer ensemble pour inverser la courbe de la prévalence’ », a-t-elle souhaité. Avant de déclarer, en fin de compte, que   »le cancer du sein, quand il est détecté tôt, on peut en guérir ».

Pour Pr Adouby Innocent, du Programme national de lutte contre les cancers (Pnlca),  le fort taux de mortalité ( 55 %)  est dû au cancer, notamment dans la tranche d’âge de 44-46 ans de jeunes mères de famille. Tout en saluant les efforts de l’Etat dans cette lutte, il estime que beaucoup reste à faire, en particulier la décentralisation qui devrait améliorer l’accessibilité aux soins et prise en charge. Notant que la première arme de la lutte contre les cancers est la sensibilisation et la formation, il a plaidé pour le financement du COLCC. En outre, le Pr Gui-Bilé Lynda, de la Société ivoirienne d’imagerie médicale, évoquant  »la place de l’imagerie dans la lutte contre les cancers », propose, entre autres, de  »ne pas retarder le diagnostic d’une masse mammaire  en cas de grossesse ou d’allaitement ».  »L’autopalpation d’accord, mais la mammographie d’abord. C’est avec elle qu’on arrive à sauver des vies », a-t-elle insisté, pour conclure. Le Pr Judith Didi Kouko Coulibaly, Directeur du CNRAO, quant à lui, se prononçant sur  »la stratégie de renforcement de l’accessibilité aux médicaments anticancéreux »,  a préconisé la mutualisation des efforts pour vaincre ce fléau. « Le cancer est une maladie grave, pas une fatalité » a-t-il conclu.

Renaud Djatchi

 

 

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