Meurtre d’Excel Konan : De quel « homicide involontaire » parle le Procureur de la République ?

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Soupçonnés d’être mêlés au meurtre du garçonnet Konan Excel Corneille, l’homme d’affaires malien, Djiré Abdoul Aziz et son gardien ont été mis aux arrêts, après que l’autopsie faite le 26 Juin ait révélé que l’enfant n’est pas mort des suites d’une noyade, mais mort étouffé, avant d’être certainement jeté dans la piscine de la résidence. Alors que les Ivoiriens attendent que toute la lumière soit faite sur cette énième abomination et que justice soit rendue, le communiqué du Procureur de la République, Adou Richard, dont la teneur suit, jette le trouble dans les esprits.    « Le mardi 20 juin 2018, Konan Excel corneille, âgé de 3 ans, a été découvert mort dans la piscine de la résidence de Monsieur Djire Abdoul Aziz, le voisin de ses parents. Au cours de l’enquête ouverte immédiatement à la suite de cette découverte, une autopsie requise par le parquet, a été pratiquée  le mardi 26 juin 2018. Il ressort des résultats partiels de celle-ci que : « la mort était consécutive, sous réserve d’examens complémentaires contraires, à une asphyxie mécanique liée à une noyade vitale récente, en l’absence de toute trace de lésion traumatique ». Interpellés, Djiré Abdoul Aziz et le vigile de la résidence, Coulibaly Zandie, ont été déférés au parquet ce jour vendredi 29 juin 2018. Une information judiciaire a été ouverte contre eux des chefs d’homicide involontaire, prévu et puni par l’article 353 du code pénal » écrit le procureur de la république, Adou Richard. Quand on sait qu’un homicide involontaire est une mort provoquée accidentellement, on se demande pourquoi le procureur reste muet sur les circonstances du décès. Cela aurait permis au grand public de comprendre que l’enfant est mort noyé. Et cela accidentellement.  Dans ce cas, on retrouvera de l’eau dans ses poumons, assurent des experts en médecine médico-légale. Mais se taire sur les détails sur l’accident supposé, nécessaires à la compréhension, c’est faire le jeu des criminels. S’abriter derrière des thèmes scientifiques, du genre « mort due à une asphyxie mécanique liée à une noyade vitale récente, en l’absence de toute trace de lésion traumatique » ne peut qu’épaissir le mystère créé par les suspects dès le début de cette affaire. Par ailleurs, où sont les éléments de preuves du Procureur lorsqu’il affirme de go que c’est un « homicide involontaire » ? Cette sombre affaire est loin d’avoir livré tous ses secrets.

Axel Eliakim        

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