La colère des mots : l’UNJCI en mode bagousou

0 517

Rendons à César ce qui est à César. Bagousou n’est pas nôtre. C’est un néologisme dont le brevet est détenu par le Socio-anthropologue, prof Dédy Séri. Bagousou au sens dédien du terme, est formé de trois syllabes bien de chez nous. Ba de bahefouè, sorcier en Baoulé, Gou de Gougnon, sorcier en Béthé et Sou de Soubaka, sorcier en Malinké. Un Bagousou est donc un sorcier, non pas forcément un mangeur d’âme, mais quelqu’un qui par son comportement cherche à nuire à son prochain. Et comme la fin justifie parfois les moyens, dixit Machiavel, il peut aller jusqu’à manger l’âme pour arriver à ses fins.  Ce qui se passe en ce moment à l’UNJCI n’est pas su du grand public exactement comme fonctionne la confrérie des sorciers. Une hystérie s’empare de la confrérie au fur et à mesure que l’élection présidentielle au niveau de la faitière des journalistes avance à pas de géant. Entendons-nous bien. Ces lignes ne visent aucunement à nier à qui que ce soit son droit inaliénable d’avoir une ambition, même si nous sommes de ceux qui pensent qu’une ambition mal contrôlée devient nocive.  Ce que nous trouvons peu hygiénique, c’est de conduire à la potence celui qui hier t’a tendu la main, t’a fait sortir du trou. C’est simplement méchant. Car enseignent les écritures saintes, « la reconnaissance est source de bénédictions ». Des personnes de peu de coffre éthique se découvrent subitement un destin messianique. D’autres veulent gérer par proxy une chose commune niant de ce fait la capacité aux autres de diriger.  Pourtant, ce bilan-là, dans un contexte COovid-19, est plus qu’honorable. Mais mu par une posture ‘’bagousoutique’’, on trouvera toujours à redire. De bonne guerre tant qu’on ne jettera pas des cauris pour voir l’autre disparaitre.

 

Tché Bi Tché

tbt552@yahoo.fr

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

six − quatre =

WP2Social Auto Publish Powered By : XYZScripts.com