KKB propose 10 solutions pour réconcilier les populations de M’batto

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Les émissaires du ministre de  la réconciliation nationale  et de cohésion nationale étaient samedi 4 septembre 2021 dans la région du Moronou, en présence du corps préfectoral, des autorités municipales,coutumières et religieuses, les communautés autochtones, allogènes, allochtones, les associations féminines, de jeunesses, de commerçants et de transporteurs. Établissant une typologie des conflits en Côte d’Ivoire dans son discours de cadrage, le Représentant du ministre « KKB », professeur Amoa Urbain, a dénoncé les pesanteurs à l’origine des conflits à savoir le manque de professionnalisme, une répartition approximative des biens et des tâches et une difficile gestion des espaces publics ou communautaires. D’ores et déjà, dira-t-il, s’offrent dix (10) axes de production de Termes de Référence (TDR) pour des AGR communautaires pluriethniques à puissance de clubs des femmes et des hommes d’affaires spécialisés. Amoa Urbain, Conseiller technique au ministère de la Réconciliation et de la Cohésion nationale, a proposé comme AGR communautaires s’inscrivant dans la vision de la conception de ‘’l’Ivoirien Nouveau’’ voulu par SEM Alassane Ouattara et le Gouvernement Patrick Achi,

cet Ivoirien qui créera beaucoup de richesses en partage à partir de la production artisanale (vannerie, cordonnerie, tissage, poterie, huilerie, cosmétique, savonnerie..) en sus des réparations physiques (axe 1), de la production à la transformation et à la commercialisation des produits agroalimentaires renforcée, à un plus haut niveau, par des zones industrielles de proximité (axe 2), des projets de construction et de réhabilitation des infrastructures socio-communautaires dont la maçonnerie, l’électricité, la tuilerie, la plomberie, la menuiserie, le carrelage, la vitrerie, la peinture… (axe 3), des projets collectifs de métiers de proximité à savoir la blanchisserie, poissonnerie, textile, couture, coiffure, jardinage, imprimerie… (axe 4), de l’élevage à la boucherie et aux métiers du lait et de la viande (axe 5), les transports (motos, taxis, mécanique, électricité- auto, peinture, pneumatique (axe 6), les métiers de la restauration autrement dit la cuisine et la conservation (axe 7), le commerce et la distribution des produits (axe 9) et les métiers de salubrité et d’assainissement c’est-à-dire le ramassage, l’entretien, le traitement et la transformation des déchets (axe 10).  Des propositions qui ont été saluées avec vivats par le préfet de M’batto, Binaté Lassina et les participants à cet atelier de sensibilisation à la culture de la paix, du vivre ensemble et de formation à la mise en place des activités génératrices de revenu (AGR) communautaires initié par le PNCS (Programme National de la Cohésion sociale). A travers sa communication basée sur le thème ‘’ La cohésion sociale et les valeurs sociales nécessaires au citoyen’’, Séka Michel, DG de la Cohésion Sociale au ministère de la Réconciliation et de la Cohésion nationale, a défini ladite notion comme étant une entente harmonieuse entre les différentes communautés d’une société. «La cohésion sociale est donc le respect de soi-même, le respect des autres, le vivre ensemble avec nos différences ethniques, l’entente, l’union, le pardon, la tolérance et la paix au sein de la communauté. (…) L’éducation à la paix et à la citoyenneté vise simplement à inviter : chacun à apporter sa pierre à la construction du pays et la communauté à vivre dans la paix et l’harmonie sociale », a clarifié Séka Michel, expert du ministère de la Réconciliation et de la Cohésion nationale.  Quant à Koné Zana, chef de service Réhabilitation communautaire et Réinsertion économique au PNCS, il a présenté une communication sur le sujet de la ‘’Notion des AGR communautaires’’ et souligné que les AGR communautaires sont une réponse efficace et pragmatique en vue de consolider la paix et de renforcer la cohésion sociale. Cet expert, a aussi annoncé aux participants les deux principaux critères de sélection des coopératives ou associations que sont la diversité ethnique des communautés regroupées au sein de l’association soumissionnaire ainsi que la rentabilité à court terme du projet économique proposé. A la suite des ateliers de Bangolo, de Toumodi, de Daoukro et de M’batto,  la délégation de la cohésion nationale mettra le cap sur la région du Sud-Comoé, précisément à Bonoua.

Renaud D  et sercom

 

 

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