Inégalité de genres dans le monde : L’Onu Femme présente un tableau sombre de la Côte d’Ivoire

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« L’égalité des femmes, 25 après le rapport de Beijing ». C’est le thème de l’atelier  de présentation du rapport mondial d’Onu femme sur l’égalité des sexes initié jeudi 25 mars 2021  à Abidjan par la représentation Onu Femme Côte d’Ivoire. Selon la représentante résidente d’Onu Femme de Côte d’Ivoire  Mme Antonio Ngabala Sodonon, cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la  soixante-cinquième session de la commission de la condition de la femme (CSW65) qui s’est déroulée du 15 mars au 16 mars 2021. « Participation pleine et effective des femmes à la prise de décision dans la sphère publique, élimination de la violence, réalisation de l’égalité de sexes et autonomisation de toutes les  femmes et toutes les filles » est le thème prioritaire de cette soixante-cinquième session. Des figures féministes  qui ont été de tous les combats de la Femme en Côte d’ Ivoire notamment Mme Rachel Gogoua, Mme Kaba et  Maitre Diallo Géneviève ont participé à cette rencontre.  Passant au scanner  l’évolution de la conférence de Beijing , Mme Antonio Ngabala Sodonon   a fait savoir à ses invités que malgré ses avancées notées, il reste beaucoup à faire en ce sens qu’aujourd’hui la pauvreté est féministe dans le monde. « 32 millions de filles en âge d’aller à l’école ne la fréquentent toujours pas, bien que le nombre d’enfants non scolarisés dans le primaire et le secondaire ait été divisé par deux. Aussi même si le taux de mariage d’enfants  est passé d’un sur quatre à un sur cinq, 650 millions de femmes vivant dans le monde, aujourd’hui,  se sont mariées avant leur 18e anniversaire. Enfin la politique reste un domaine principalement masculin, les trois quarts des sièges parlementaires  sont occupés par les hommes dans le monde. Selon l’indice de l’inégalité dans le monde la Côte d’Ivoire occupe la 157e place sur 162. S’appuyant sur les données du Recensement Générale de la Population par Habitant de 2014, la représentante résidente  de l’Onu femme en Côte d’Ivoire a relevé que l’inégalité s’observe dans tous les domaines en Côte d’Ivoire. Aussi a-t-elle indiqué que les femmes constituent la majorité des personnes analphabètes (63% contre 49% chez les hommes). Ces femmes évoluent dans l’informel. « Au niveau de la gouvernance, le taux des femmes dans les sphères décisionnels est en dessous de la moyenne de l’Afrique subsaharienne et il reste du chemin à faire pour  atteindre la cible minimale de 30%  recommandée par Beijing .Dans le Parlement précédent , les femmes occupaient  29 sièges sur 255(11,37%) .Au niveau de  la gouvernance locale, l’on compte une 1 femme sur 31 présidents de conseils régionaux soit 3,23%  et 16 femmes seulement sur  201 maires, soit  7,96% ».  Pour Mme  Antonio Ngabala Sodonon, ces différents tableaux ne correspondent pas  à la vision de Beijing. Mais avant, la patronne de l’Onu Femme a relevé devant ses paires que  l’adoption de la déclaration de Beijing de 1995, a plus porté de changements dans la lutte pour l’égalité des sexes dans le monde , 25 ans après, la conférence de Beijing. «  Depuis 1995, année d’adoption de la déclaration de Beijing et de son programme d’action , les gouvernements, la société civile et plus globalement la communauté de développement ont déployé des efforts pour éliminer la discrimination contre les femmes et les filles et pour instaurer l’égalité dans tous les aspects politiques et privés . Dans cette dynamique , des changements politiques , sociaux , économiques, environnementaux rapides et complexes ont été promus au niveau national à travers les Ongs féminines œuvrant dans la promotion et protection des droits des femmes et je tiens ici à reconnaitre les actions de Mme Rachel  Gogoua et des activistes ivoiriennes dans ce domaine », a -t-elle fait remarquer.

Renaud Djatchi

 

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