En remettant les arrêtés d’homologation aux fondateurs d’établissements privés : Le ministre Adama Diawara annonce de grands changements

0 773

Le ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, le prof. Adama Diawara, a procédé, le jeudi 19 août 2021, à la remise officielle d’arrêtés d’homologation aux institutions d’enseignement supérieur, précisément aux fondateurs d’établissements privés d’enseignement supérieur.

Cette cérémonie qui a eu lieu à la salle de conférence de l’Université Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan-Cocody, a été l’occasion pour le premier responsable de l’Enseignement supérieur et de la Recherche Scientifique d’annoncer de grands changements   devant permettre de promouvoir l’excellence et la qualité des offres de formation dans l’enseignement supérieur, en général, mais dans l’enseignement supérieur privé, notamment.  Ce d’autant que, a dit le prof. Adama Diawara, « l’enseignement privé occupe une place de choix dans le système de l’enseignement supérieur ». Selon les statistiques de l’annuaire 2019, dira le ministre, sur un total de 249420 étudiants, la part de l’enseignement privé est de 45%. Ce pourcentage ira croissant, a-t-il affirmé. C’est pourquoi, dit-il, il « est nécessaire que l’enseignement privé soit de qualité, dispose d’infrastructures de qualité et de pointe ».

Pour le ministre, les offres de formations doivent être à la hauteur de ce que le ministère attend des établissements privés. Bien plus, ajoute-t-il la qualité des enseignants, du personnel d’encadrement doit être de mise.

« Les établissements d’enseignement privé doivent répondre aux exigences du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, à savoir se conformer aux textes qui régissent l’autorisation de création d’établissements, les textes d’ouverture, des accréditations des offres de formation, la soumission aux exigences de reconnaissance et d’homologation des diplômes », a fait savoir le prof. Adama Diawara. Pour qui, il est plus que nécessaire de rappeler aux nouveaux bacheliers qu’ils ne peuvent s’inscrire que dans les établissements reconnus par l’Etat, et dans les filières homologuées et habilitées.

Le ministre a annoncé également l’évaluation annuelle des établissements privés. « Les orientations des nouveaux bacheliers seront faites en fonction du rang qu’occupera un établissement privé. Il y aura une note éliminatoire. Nous sommes en train de travailler sur de nouveaux textes relatifs à l’enseignement supérieur. Préparez-vous à cela pour ne pas être surpris », a prévenu le prof. Adama Diawara.

Pour finir, le ministre a rassuré les parents et candidats au Bts sur son organisation. Car contrairement aux allégations, le ministre a indiqué que son département ministériel n’a aucun intérêt à priver un candidat de rentrer en possession de sa convocation. Il a fait des précisions sur les frais d’inscriptions à l’université publique.

Bien avant, le Directeur général de l’enseignement supérieur, le prof. Vafi Doumbia a salué tous les responsables d’établissements privés qui se sont conformés aux exigences de l’homologation de leurs diplômes qui ont reçu leurs arrêtés. Il a rappelé que pour cette année 2021, la Commission de reconnaissance et d’équivalence des diplômes s’est tenue en session ordinaire le 29 juin 2021 et a statué sur des demandes d’homologation de diplômes soumises par 23 établissements dont 22 issus du privé et 1 hors tutelle MESRS.

Sur les 23 établissements soumissionnaires, 19 établissements ont reçu l’avis favorable de la Commission, 04 ont vu leurs demandes ajournées en raison des insuffisances constatées.

Au nom des bénéficiaires, le prof. Prao Yao Séraphin, vice-recteur de l’Institut Universitaire d’Abidjan (IUA) a exprimé sa profonde reconnaissance au ministre Adama Diawara, non sans émettre le vœu que ladite cérémonie « devienne une institution ». Cela, dit-il, pourrait constituer une sorte d’incitation pour les fondateurs d’établissements privé du supérieur.

Plus d’une trentaine de fondateurs d’établissements privés ont pris part à cette cérémonie, la première du genre dans le système éducatif ivoirien.

 

TN

 

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

trois × 3 =

WP2Social Auto Publish Powered By : XYZScripts.com