Emploi en Côte ‘ivoire : L’université des Langues donne des rudiments à ses étudiants

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L’université des Langues a rouvert ses portes lundi 4 octobre 2021 par une conférence  sur le thème. « Employabilité : Insertion socioprofessionnelle »

« Formation universitaire et employabilité : Quel défi pour les universités ».C’est le thème de cette conférence.  Elle s’est déroulée  en présence des parents d’étudiants, du personnel enseignant et d’encadrement, de nombreux opérateurs économiques. Dr François Komoin, magistrat hors hiérarchie, président de l’Université des Lagunes, a souligné l’urgence de lutte contre l’ignorance en Afrique et dans le monde. « Chaque enfant qu’on enseigne est un homme qu’on gagne. Quatre-vingt-dix voleurs sur cent, ne sont jamais allés à l’école. Une fois. Ils ne savent pas lire et signent d’une croix. C’est dans cette ombre là qu’ils ont trouvé le crime. L’ignorance est la nuit qui commence l’abîme. Et Dieu les ailes des esprits dans les pages des livres. Ainsi tout homme ouvrant un livre y trouve une aile et peut planer là-haut, ou l’âme en liberté se meut.

L’école est sanctuaire autant que la chapelle. Allumons les esprits. Ceci est notre loi première.  L’intelligence veut être ouverte ici-bas. Le germe a droit d’éclore et qui ne pense pas, ne vit pas. Songeons y bien, l’école en or change le cuivre » a-t-il déclaré sous un tonnerre d’applaudissements. Disant la conférence inaugurale sur le thème de central, Louis Amedé, directeur général du Fonds national d’investissement (Fnisci), a indiqué d’entrée que le taux de chômage dans les pays africains est de 60%. Le nombre de jeunes devant investir le marché du travail d’ici 2035 est de 440 millions soit la population cumulée des Etats unis d’Amérique et du Mexique). Devant ce défi, pour lui, les universités ne peuvent se contenter de former uniquement des diplômés, mais bien plus, des ressources humaines, à même d’aider le système productif à réaliser des grands objectifs. Et préparer leurs étudiants à leur insertion professionnelle en créant en leur sein, un service d’insertion professionnelle. Il a terminé en indiquant que « le système éducatif ne va jamais retrouver sa valeur tant que l’éducation, la tradition, la culture africaine ne retourne pas à l’école. Tant qu’on veut voir le modèle occidental en Afrique, l’école ne va pas se retrouver » a-t-il déclaré. Edouard Yapi Ato, vice-président, à la fin d’une intervention bien suivie, a surtout exhorté les enseignants à se surpasser et aux étudiants à s’investir dans la recherche personnelle et fuir la facilité qu’offre internet. Mlle Sandra Ackoun, lauréate du concours d’éloquence ‘’Classe Cicéron’’ a vivement remercié le corps enseignant et les parents pour leur encadrement et leur soutien en promettant de faire mieux

Renaud Djatchi

 

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