District du Zanzan/ lutte contre le trafic d’anacarde : La grande offensive du GIE-APAZ

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«  Nous attendons de votre part un appui institutionnel dans les actes à venir que nous aurons à poser dans le cadre de nos activités et fonctionnement pour une filière anacarde plus forte et plus dynamique dans notre district du Zanzan. Partant de toute la Côte d’Ivoire en vue d’un véritable développement social et économique grâce à l’anacarde tout comme le café et le cacao qui ont écrit leur lettre de noblesse. » A indiqué Ouattara Sotigui, président du groupement d’Intérêt économique des acheteurs et producteurs d’anacarde du Zanzan (GIE –APAZ) lors de la présentation de sa structure Sory Sangaré et Joseph Kpan Droh respectivement  préfet  de la  région du Gontougo et celle du Bounkani les 27 et 28 septembre 2021   à Bondoukou et à Bouna.

Accompagné pour la circonstance par le chef d’antenne du conseil du Coton et de l’anacarde de Bondoukou et quelques membres de son conseil d’administration. Une démarche qui a pour but  de faire connaître aux autorités préfectorales  l’existence de cette structure qui vient d’être mise en place et partager avec elles leurs objectifs qui s’inscrivent dans le cadre de  l’assainissement du secteur de la commercialisation de la noix de cajou qui est confronté depuis quelques années  à un phénomène de trafic vers les pays limitrophes au district du Zanzan. En effet, la fuite de l’anacarde  du district du Zanzan vers les pays limitrophes n’est pas un phénomène nouveau. Nul n’ignore l’impact négatif que cela entraine non seulement sur l’économie locale, voire nationale, mais aussi sur le développement personnel. L’on estime une perte de plus de cent   mille tonnes   qui sont allées vers le Ghana pour la campagne anacarde de ces deux dernières années.  Et pour Ouattara Sotigui « à tort ou à raison, les opérateurs de la filière du district du Zanzan sont  indexés comme étant complices de cette situation par la haute direction en charge de la gestion de la filière. Aussi, avec regret,  on assiste à la détérioration de  la commercialisation intérieure qui prend du plomb dans l’aile. » A- t-il indiqué.  C’est pourquoi la mise en place du Gie-Apaz qui regroupe tous les acteurs opérant dans la filière anacarde sans exception qui ont accepté les actes fondateurs qui le régissent  se propose comme mission urgente avant l’atteinte de leurs  objectifs spécifiques contenus dans ses actes de création de : « restaurer la confiance des exportateurs en vue de leur retour dans les magasins intérieurs du district du Zanzan qu’ils ont abandonné depuis quelques années ; rechercher les financements  en vue de mettre tous les membres   agréés par notre tutelle  au travail ,  Contribuer à la sensibilisation des acteurs de la filière anacarde sur l’abandon de la pratique du  trafic de l’anacarde sous toutes ses formes ; Sensibiliser, former et éduquer les producteurs à la bonne pratique agricole ; Sensibiliser et  former les acheteurs à la bonne pratique commerciale, au civisme économique et fiscal. » A indiqué Ouattara Sotigui aux deux préfets de ces régions sus-citées. Mieux, le Gie-Apaz  se propose, dans les semaines à venir, de leur faire des propositions allant de l’organisation de la filière et de la lutte contre ce phénomène de trafic de cette matière première, source de richesse pour leurs parents qui ne bénéficient pas pleinement des retombées de leur dure labeur.

Une démarche très appréciée par les deux préfets de régions rencontrés qui n’ont pas manqué de les féliciter et de les encourager dans leur initiative. Cela après leur avoir donné  des conseils d’usage en la matière et surtout de les rassurer du soutien institutionnel qu’ils ont demandé qui est déjà un acquis.

Notons qu’en marge de la rencontre avec le préfet de la région du Bounkani, les acheteurs et les présidents des sociétés coopératives  de cette région ont été aussi sensibilisés à l’abandon du trafic de l’anacarde sous toutes ses formes. Une rencontre qui a été aussi saluée par Hien Kodjo Wellé, président de l’association des acteurs de la filière anacarde de la région du Bounkani  qui a fait son adhésion au Gie-Apaz avec l’ensemble de la structure qu’il dirige. « Notre souhait, c’est que nous ayons les moyens pour l’atteinte de nos objectifs qui sont communs. » A-t-il indiqué au terme de la rencontre.

 

Dorcas  Bédiakon  Afriyé

Correspondante  régionale

 

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