Digitalisation des services des Impôts en Côte d’Ivoire/Le directeur général :« A partir du 15 octobre 2021, tous ceux qui ne paient pas en ligne seront verrouillés et bloqués»

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«  LA DIGITALISATION DES PROCEDURES ET LES PRIX DE TRANSFERT EN CÔTE D’IVOIRE ». C’est le thème sur lequel est intervenu jeudi 23 septembre 2021 au Sofitel Hôtel ivoire d’Abidjan le Directeur général  des Impôts Ouattara Sié Abou.  Le Directeur général des Impôts était l’Invité du  conseil des conseillers économiques français  du ministère du commerce français, une rencontre à laquelle  le président mondial de cette structure  a participé ainsi que des directeurs généraux d’entreprises ivoiriennes. Au cours de cette rencontre, le directeur général des Impôt de Côte d’Ivoire, Ouattara Abou Sié a levé une partie de voile sur son travail à  la tête de cette régie financière. « Il s’agit essentiellement de la modernisation de l’administration ivoirienne, quels sont les produits que nous offrons, quelles sont les procédures nouvelles que nous offrons aux contribuables clients d’autant plus qu’un de nos slogans consiste à dire nous voulons faire payer les impôts avec le sourire mais qu’est ce que nous faisons pour que ces personnes payent les impôts avec le sourire ?

C’est ce que nous sommes venus présenter à notre auditoire », a expliqué le patron des Impôts de Côte d’Ivoire. Mais  en marge de cette rencontre, il a mis en garde les contribuables  qu’à partir du 15 octobre 2021 tous les opérateurs qui ne payeront pas  leurs impôts en ligne seront verrouillés et bloqués. Le DG des impôts en Côte d’ivoire a relevé que cela    concerne certains des compatriotes qui malgré les campagnes de sensibilisation les obligeant à accomplir leurs obligations en ligne continuent de fréquenter les guichets, en ignorant toutes les innovations. Or ces reformes a-t-il souligné ne peuvent vivre que lorsqu’elles sont utilisées. « L’année 2020 était l’année de mise en œuvre effective  de cette réforme, les autorités dans un souci  de réconciliation ont demandé  de ne pas appliquer de sanctions. », a-t-il expliqué.  Il a indiqué à la suite qu’à travers la digitalisations des processus, de la télé réalisation, le télé -payement, la télé déclaration, le télexasse  qui permet la transmission  des états financiers en temps réel par le contribuable ou son expert-comptable, la Dgi mobile qui permet au contribuable à faible capacité contributible. « C’est-à-dire  ceux qui sont à l’Impôt synthétique au lieu de se déplacer de Yopougon , emprunter un taxi avec 2500 fcfa , reprendre le même taxi avec encore 2500fcfa  tout ça pour venir payer 10 mille fcfa , aujourd’hui Dgi Mobile vous permet assis , devant votre tasse de café en train de prendre votre petit déjeuner , avec votre smartphone sur la base du menu qui va s’ouvrir à vous , vous payez vos impôts , SIGICI vous permet pour les grandes entreprise d’accomplir  l’ensemble de leurs obligations en ligne (déclarations de payements ). Aujourd’hui nous avons la possibilité de vous offrir certains actes en ligne. C’est-à-dire vous faites la déclaration en ligne  et on vous renvoie l’imprimé, aujourd’hui vous avez la possibilité de consulter la situation d’un bien immobilier à travers le libre foncier électronique.  Cela est aussi possible  avec E cadastre qui permet de voir également une vue à 390degré de   l’ensemble des terrains en Côte d’Ivoire. Ouattara Sié Abou a ajouté que la prochaine phase  sera dans ce registre d’identifier les personnes propriétaires de ces terrains afin que chacun s’acquitte de l’impôt. Au plan technique il a abordé des questions d’actualités notamment  les coûts de transfert «  Parce qu’il y a un deux trois ans on a suivi  le problème on a entendu parler de  Panama paradis, panama papers …) Mais en fait c’est quoi ? C’est la fuite des bénéfices des pays pauvres vers les pays riches. Ce n’est rien d’autre que ça .Et nos administrations doivent s’outiller pour progressivement freiner ce phénomène afin que la richesse  qui est produite dans un pays particulièrement la Côte d’Ivoire, une bonne partie y reste. Le but ce n’est pas de confisquer les biens de l’investisseur parce que quand quelqu’un investit c’est la richesse du profit. Mais la richesse du profit doit se faire selon les règles de l’art afin que chacune des parties profite du profit.

Renaud Djatchi

 

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