Dialogue politique/Ediémou « Dieu va susciter des hommes comme Bakayoko pour l’apaisement »

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Observateur averti de la scène politique ivoirienne, Ediémou Blin Jacob, président de l’église du christianisme céleste de côte d’ivoire pense que le dégel de l’atmosphère politique entamé par le premier ministre Hamed Bakayoko va se poursuivre car selon lui, c’est la volonté du président Ouattara. Interview !

 

 

Votre réaction au décès du premier ministre Hamed Bakayoko….

 

En tant que croyant, tout ce que Dieu fait est bon. Que Dieu pardonne toutes ses fautes pour qu’il ait une place dans son paradis. Mes condoléances à sa famille biologiques. Mes condoléances à son épouse, à ses enfants. Mes condoléances à ses parents spirituels, la première dame Dominique Ouattara et le chef suprême des armées. Mes condoléances à toute la côte d’ivoire.

La côte d’ivoire perd en l’espace de moins d’un an deux premiers ministres. Pure coïncidence ou bien  y at-il un message spirituel qui se dissimule derrière ce malheur ? Doit-on s’inquiéter ?

Dieu ne fait rien sans au préalable révéler ce qui va arriver. Voila pourquoi nous sommes malheureux. Parce que quand on feint ne pas savoir, ne pas comprendre, alors tout arrive subitement. Depuis ce qui s’est passé dans notre pays, la côte d’ivoire, en tant que serviteur de Jésus-Christ, nous avons tiré la sonnette d’alarme  j’ai pleuré pour demander pardon aux Ivoiriens d’avoir un cœur de chair pour laisser le président Ouattara faire un troisième mandat. Personne ne m’a écouté. Même le président Alassane ne m’a pas écouté, et il a choisi le premier ministre Gon Coulibaly pour pouvoir faire plaisir au peuple. C’est en 2014 que nous avons fait la révélation dans Le Patriote qu’Alassane allait être élu au premier tour   en 2015 au cours d’une élection présidentielle sans violences. Et que seule la candidature RHDP va nous sauver.  Après tant de révélations le bon sens aurait voulu qu’on demande pourquoi ces paroles ont été dites. Et quand en 2017, la même personne dit qu’au nom  de sa foi et de tels principes, il faut donner un troisième mandat à Alassane. Malgré tout, le président n’a pas accepté et choisit un outsider qui meurt.  Quand le premier ministre Gon est mort, nous sommes seul à savoir le mal qu’on a ressenti. Parce que c’est comme si on a fait exprès pour que quelqu’un meurt. Les gens ont insisté pour que le président choisisse encore quelqu’un d’autre après Gon. Le mal était là. Ils voulaient que le président désigne Hamed Bakayoko comme son candidat. On y a pensé, c’est une suite, le président n’a pas voulu. Et il est allé aux élections. Est-ce que l’opposition qui a fait la désobéissance civile a pu être unie après ?non. Dès que le premier ministre est arrivé, il a rendu visite aux leaders religieux.  Il m’a reçu après et je lui ai dit ce qui devait arriver.  Je lui ai même écrit pour laisser des traces. Je lui ai dit qu’il y avait la mort subite devant. Quand tu révèles c’est pour ne pas que cela arrive. Dieu seul sait à quel point j’étais abattu en apprenant la nouvelle de sa mort. Lamentations chapitre 3 verset 37 dit « quand quelque chose arrive, c’est que Dieu qui l’a ordonnée », mais sachons que c’est de nos propres fautes. Comme je vous le disais, en côte d’ivoire, nous sommes tous fâchés les uns contre les autres. On ne peut pas se réconcilier, mais on doit apprendre à vivre ensemble.  On ne peut pas se pardonner si on ne s’appuie pas sur Dieu. Dans le testament de nanan Houphouët-Boigny, notre deuxième religion c’est la paix.il nous faut une sorte d’élévation. Les ivoiriens doivent savoir que la côte d’ivoire n’appartient à personne. Dans l’amour chacun doit jouer son rôle. Ne faisons pas comme le diable qui tire le pied de l’autre, faisons comme les anges qui s’entraident pour monter au ciel.

Le premier ministre, avec l’aval du président de la république, avait entrepris des discussions avec l’opposition pour décrisper la situation politique. Cela a permis d’organiser des législatives inclusives. Avec sa disparition, que conseillez-vous aux leaders politiques, surtout au président de la république qui a le pouvoir de décision?

Le président Ouattara pense à la côte d’ivoire. C’est lui qui choisit les hommes. On ne choisit pas un collaborateur avec légèreté. Si vous voyez quelqu’un faire du bon travail, félicitez celui qui l’a nommé. Arrêtons de penser autre chose.  Lorsque le ministre KKB a été nommé, le président lui disait : «  fais ton travail. Ne dis pas que le président m’a empêché. Gbagbo est ton ami, va le voir ». Hamed Bakayoko était l’ami de tout le monde. Hamed Bakayoko était un homme bon. C’est grâce à ses parents spirituels : le couple Ouattara.  Ne vous y trompez pas. La bonté de Bakayoko, c’est la bonté de Dominique Ouattara et d’Alassane Ouattara. L’héritage de nanan Houphouët-Boigny, c’est la paix. Mieux vaut chercher la paix qu’avoir raison. Hamed était dans le tempo.  Prions Dieu pour qu’il inspire le président de la république. Dieu saura susciter des hommes pour être à la hauteur. Pour qu’il y ait des moments d’apaisement, des moments pour nous supporter les uns et les autres. S’il n’y a pas d’élections, on peut vivre tranquillement. C’est quand il y a élections qu’il y a palabres. Ailleurs c’est quand il y a football qu’il y a palabres. Le diable passe toujours par un élément pour diviser. Le premier ministre Amadou Gon a commencé le travail pour le mettre à un niveau. Le premier ministre Hamed Bakayoko a fait sa part pour le laisser. Celui qui nomme s’appelle Ouattara. Prions pour que Dieu lui donne l’esprit d’en désigner un qui va jouer le rôle qu’Hamed Bakayoko a joué.

Vous avez entamé une tournée pastorale à abobo. Quelles seront les prochaines étapes ? Et dites nous le sens que vous donnez à cette tournée… 

Gloire à Dieu  au plus haut des cieux. Il a plu à Dieu que des initiés comme le prophète Oshoffa m’ont fait voir le but de ma venue sur la terre : servir Dieu au sein de l’église du christianisme céleste.   Selon les consignes que le prophète m’a laissées, chaque année je fais la feuille route en fonction de la côte d’ivoire et l’avenir que Dieu prévoit pour le pays. Si comme le prophète oshoffa vivait, est-ce que les ivoiriens pouvaient enlever Ediémou comme chef du diocèse, est-ce que des ivoiriens pouvaient faire des diocèses unis, est-ce que des ivoiriens pouvaient se proclamer pasteurs par-ci par-là. Si comme oshoffa vivait, les ivoiriens pouvaient-ils faire tout cela ? Non. C’est pour cela  que depuis un moment, nous faisons comme si oshoffa vivait, avec les consignes qu’il a laissées. C’est soumission ou démission. Et nanan Houphouët-Boigny, en disant que nous avons la paix comme deuxième religion, le prophète oshoffa aussi a dit : « mieux vaut chercher la paix qu’avoir raison ». Et avec tout ce qui arrive comme malheur sur la terre, nous avons jugé bon de mettre en pratique ce qu’il a dit. « Faites l’église comme le christ me l’a révélée. Dieu emmènera la paix dans le pays ; le développement se fera sous la caution de Dieu. Donc fais comme je t’ai dit ; ne change rien. Et si tes frères ne veulent pas faire ce que tu fais, alors tu verras. Votre pays sera divisé. Les partis politiques seront divisés et vos familles seront divisées. La côte d’ivoire a été divisée. Les partis politiques comme le Fpi sont divisés. Il reste les familles. Ce sont des morts subites. Nous ne voulons pas que le diable ait raison sur nous. Nous avons pris la résolution de 2020. Faire comme si le prophète oshoffa vivait. Nous sillonnons nos régions pour que les fidèles du christianisme célestes sachent le passé afin de mieux aborder l’avenir. Parce que si tu ne sais pas ce que oshoffa a dit, si tu ne connais pas ton église comment tu vas mettre en pratique les préceptes et les révélations. Et sur tous les disciples rapprochés du prophète, en côte d’ivoire, au Bénin, au Nigeria, je suis le seul qui reste. Dans le monde entier, je suis le seul rapproché du prophète. Dois-je me taire quand le mensonge a pignon sur rue? Non. Le président Houphouët a dit l’église du christianisme c’est l’église d’Ediémou, le président Gbagbo a fait enquête au Bénin et au Nigeria. L’enquête a dit que c’est Ediémou le chef. Le diable a fait, Kanon (un chrétien céleste) m’a intenté un procès, et je suis sorti vainqueur du procès. Mais les gens continuent. J’ai compris que mieux vaut chercher la paix qu’avoir raison. Alors que  je cherche la paix, eux continuent dans le désordre. Alors, Dieu peut bénir un moment dans le désordre, mais il ne peut pas bénir dans l’injustice. Dans ma quête de paix, j’appelle Dieu pour faire la justice. L’année dernière, après mon rendez-vous à la Haca pour avoir  une fréquence de radio, je suis allé à Abobo, après Abobo, je suis allé à Yamoussoukro, puis dans le haut-Sassandra, et après  dans le Cavally, ensuite le Guémon, puis dan l’ouest montagneux. Cette année encore, la fréquence que nous avons eue en mars 2020 fonctionne grâce à Dieu. Nous avons donc pris le même bâton de pèlerin pour aller à Abobo dans la dernière semaine de février.les 1er, 2 et 3 mars nous étions à yamoussoukro. Le 13 mars nous serons à Yopougon, pour unir nos deux régions là-bas en une seule région pour un nouveau départ des jeunes. Car l’heure est venue pour que les jeunes prennent la relève, pour connaitre bien le passé de l’église afin de mieux aborder l’avenir. Les 19, 20 et 21 mars, nous serons dans la Marahoué. Les 25, 26 et 27 mars seront consacrés au séminaire de formation des formateurs à la paroisse mère, saint Raphaël de vridi. Objectif : faire comme l’église catholique. Faire le même culte dans toutes les paroisses pour que l’ivraie sorte de l’église.  Des gens ont introduit de faux cultes. Comme le dit Esaie, il faut que les vrais cultes remplacent les faux cultes. Après le séminaire,  le lundi 29 mars nous commencerons la semaine sainte qui prendra fin le dimanche 4 avril.

Propos recueillis par TBT

 

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