Devoir de mémoire : Les populations d’Agboville rendent hommage à Ernest Boka à travers une exposition

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Cinquante-quatre ans après sa mort, Ernest Boka reste encore vivant dans le cœur des populations d’Agboville. En effet, elles l’ont démontré une fois de plus à travers une exposition hommage dénommée « Ernest Boka : Une vie, un destin ». C’était le vendredi 25 mai dernier, à la salle des fêtes de la mairie de ladite ville. Si le premier président de la cour suprême de Côte d’Ivoire est connu  de certains, ce n’est pas évident pour la jeune génération. C’est pourquoi, une exposition photos a été organisée pour pallier le manque de connaissance d’Ernest Boka, tant dans ses fonctions politiques que dans son parcours, explique Serge Boka, fils du défunt et organisateur. Il a même précisé que c’est un devoir pour lui.

Dans la même veine,  Albert N’Cho Acho, maire de la commune d’Agboville, et Martin M’Bolo Nando, président du conseil régional de l’Agnéby-Tiassa, ont assuré tour à tour qu’Ernest Boka reste l’icône, le symbole de la résistance du peuple abbey. Appelant les populations à l’union, à la solidarité dans la dignité afin d’œuvrer pour le développement de la région.

Notons qu’en prélude à cette exposition, il y a eu la dédicace du livre « De la révolte des Abbey à l’assassinat d’Ernest Boka, un devoir de vérité ! ». Œuvre littéraire écrite par Yapi Doffou Clémént, parue aux éditions Biessodji.

Diplômé en droit latin, docteur en droit et avocat, Ernest Boka, a été chef de cabinet du gouverneur général de Côte d’Ivoire en 1956, ministre de l’Education nationale en 1957 puis ministre de la Fonction publique en 1959. En 1960, il est le chef de la délégation ivoirienne à l’ONU et en 1961, il est nommé président de la Cour suprême d’antan, troisième institution après la Présidence de la République et l’Assemblée nationale.

 

Marius Tizié 

Correspondant à Agboville

 

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