Création d’entreprise : La Jeune Chambre internationale Bingerville présente des « success stories »

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De zéro à héros, des femmes et des hommes ont traversé ce cours palpitant de la réussite en entrepreneuriat. Du moins, c’est ce tableau que la Jeune Chambre Internationale Bingerville, JCI, s’est évertuée à dépeindre lors de son séminaire tenu au Pôle scientifique et d’Innovation technologique, le samedi 22 décembre 2018, sous le thème: « la mobilisation des ressources pour les jeunes entrepreneurs ». La rencontre, en l’occurrence, a enregistré la participation de jeunes venus pour certains s’informer sur «  comment créer, gérer et développer une entreprise » et pour d’autres, raconter leur histoire à succès. Abdoul Karim Konaté, le conférencier principal venu du Mali, a su tenir l’audience en haleine. En effet, le sénateur, grade de mérite de l’organisation fondée par Henry Giessenbier en 1910, a expliqué que la création d’une entreprise est un processus. Elle part d’une multitude d’idées, fait-il savoir. Puis, poursuit le Vice-président national 2017 de la JCI Mali. Ces nombreuses idées, aussi lumineuses soient-elles, l’une de l’autre, doivent passer par un tamisage pour ne s’en tenir, au bout du compte, qu’à une seule. Celle-ci, selon l’orateur du jour, pour être retenue, doit obéir aux critères de la spécificité, de la mesurabilité, de l’accessibilité et de la faisabilité. En clair, l’idée d’où nait une entreprise, doit être réaliste et réalisable. C’est pourquoi, le sénateur Abdoul Karim insiste sur la capacité du promoteur: « l’entrepreneur se doit de tenir compte des moyens pratiques dont il dispose pour faire aboutir son projet ». Le conférencier ne s’arrête pas là. Il conseille aux candidats à la création d’une entreprise de mener au préalable une étude de marché pour identifier la concurrence et déterminer la zone de chalandise. Ceci permettra, se convainc-t-il, d’évaluer no solo la clientèle potentielle mais aussi de déterminer le futur chiffre d’affaires. A l’entendre, le choix du local est également capital dans le succès de l’activité. Pour le reste, à savoir, comment diriger et développer une entreprise, Monsieur Konaté parle d’orientation stratégique. Comme il le dit, l’entrepreneur sera amené à définir sa stratégie de conquête et de maintien de marché. Il faudra aussi à l’opérateur économique asseoir un bon management des ressources en place. Que ce soit la gestion du personnel, de la logistique ou du traitement de la clientèle, la bonne approche garantira la croissance et la pérennité du commerce entrepris, ne cesse d’exhorter l’homme d’affaires expérimenté. 

« Aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre d’année »

Assurément, Abdoul Karim Konaté, tel qu’il a été présenté au public, a été comptable dans une Société avant de fonder un groupe scolaire qu’il dirige en véritable chef d’entreprise. Ce, depuis 2007 alors qu’il était encore dans la trentaine. Dans la même veine, dans un panel du séminaire de la JCI Bingerville, les participants découvrent le jeune Ben Aziz Konaté. A 23 ans, selon ses dires, il dirige sa propre structure de distribution de volaille. Son histoire à succès est inspirante. Lui naguère aide-maçon, gérant de cabine téléphonique, vendeur d’ignames, Ben Aziz surmonte les difficultés pour se placer parmi les startups en vogue. Il atteste avoir débuté ses affaires avec 60 mille francs CFA comme fonds d’investissement. Comme les précédents, un autre héros parti de zéro, se signale. Au dire de Guy Joël Cahié, il démarre son aventure en tant que vendeur de pain dans les rues londoniennes. Aussi mène-t-il de petits boulots par-ci et par-là. Malgré tout, celui qui se fait appeler Herleh affirme obtenir un PhD en Linguistique. Aujourd’hui, président directeur général d’un consortium, il conduit les travaux de son laboratoire de recherche, ainsi parla-t-il.

Agence CI PME pour trancher le nœud gordien

Vient le tour des experts en financement des Petites et Moyennes Entreprises, PME, d’exposer sur la possibilité d’accompagner les entrepreneurs nationaux. Pour eux, les banques ne financent que les entreprises qui ont déjà une clientèle et une historique. L’épineuse question du financement des initiatives jeunes demeure. Mais, qu’à cela ne tienne, la bonne nouvelle vient de l’Agence CI PME. Cette structure étatique par la voix de Pierre Joseph Kingbo dit disposer de fonds dans la mesure de ses possibilités pour soutenir les jeunes pousses.

Kpess Kasa Kibaru

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