Côte d’Ivoire-Révérend EDIEMOU (Chef de l’Eglise céleste de Côte d’Ivoire), à propos du 3e mandat : « Ce que je pense du retrait de Ouattara »

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Bonjour Révérend. Selon nos informations, l’Eglise du Christianisme céleste de Côte d’Ivoire dont vous êtes le Président vient de se voir attribuer   une fréquence radio à Yamoussoukro. Est-ce vrai ? Si oui, pourquoi Yamoussoukro et non Abidjan ?

Gloire à Dieu au plus haut des cieux. La gloire est toujours à Dieu. Et les actions de grâces sont à Dieu. A Dieu les adorations. Que sa grâce et la paix soient sur nous. Pour que son règne et sa vraie paix règne en Côte d’Ivoire. La joie qui nous anime, c’est que depuis que nous existons, nous avons demandé à nos proches collaborateurs de faire ce qu’ils doivent faire sur le plan administratif et de nous laisser le coté spirituel. Ça n’a jamais été fait. En argent, en actions. Et quand l’ange de Dieu m’ordonne de faire « comme si Oshoffa vivait », nous avons demandé une fréquence pour la radio de notre église. Le président de la Haute autorité de la communication audiovisuelle (HACA), Me Bourgoin, nous a reçus. J’étais accompagné du doyen Sarassoro. Le président de la HACA, Me Bourgoin, nous a dit que ce n’est pas possible à Abidjan, où il y a une saturation, mais il est prêt à donner une fréquence à Yamoussoukro. Dès qu’il a dit Yamoussoukro, j’ai immédiatement pensé à Nanan Houphouët-Boigny. Qui a joué un grand rôle dans la vie de notre église. Notre prophète Oshoffa disait que le Président Houphouët est un président saint. Une fréquence à Yamoussoukro pour commencer ? On n’a pas hésité. Ainsi, depuis le vendredi 28 février 2020, nous avons eu la fréquence 100. 9 je crois.

Quel nom avez-vous donné à cette fréquence ?

C’est « La Voix d’Oshoffa, la radio de l’Eglise du Christianisme céleste de Côte d’Ivoire » depuis Yamoussoukro. Notre joie est immense. Nous avons enfin une fréquence en cette année 2020 que nous avons baptisée « l’année des décisions », une fréquence octroyée par l’Etat de Côte d’Ivoire sous l’autorité d’Alassane à l’Eglise du christianisme céleste.

On peut donc dire que la radio est une étape pour déployer beaucoup d’autres réalisations pour les chrétiens célestes de Côte d’Ivoire ?

Nous sommes heureux. Parce qu’on ne fait rien pour nous-mêmes. Quand Dieu sait que je suis acculé, le Christ lui-même vient au-devant. C’est dire qu’Ediémou ne fait rien pour lui-même, mais pour la gloire de Dieu. Dieu leur a donné de l’argent. Ils veulent prendre cet argent pour nous piétiner.  Notre devise, « comme si Oshoffa vivait », est en marche. On a marché avec la bougie. Maintenant, c’est la communication qui est la chose importante. Nous aurons une radio. Avoir la fréquence est la chose la plus importante. Maintenant, grâce à Dieu, nous aurons les moyens pour faire notre école. Je disais à un ami, le colonel Dioulo, l’église va avoir une école, depuis la Maternelle jusqu’à l’Université. L’école où on ne fume pas, on ne boit pas. Un corps sain, dans une âme sainte, avec l’Esprit Saint. C’est ce que nous voulions faire. Malheureusement, le diable nous a retardés. Maintenant, nous allons voir la ministre Kandia pour que nous puissions avoir notre école. Je veux dire Merci au Président de la HACA, Me Bourgoin, pour son aide.       

L’actualité politique, c’est le renoncement du président Alassane Ouattara à un troisième mandat. Que pensez-vous de cette décision ?

Humainement, la décision est très sage. Un homme doit discerner une situation. Je suis heureux pour lui. Le président Alassane a démontré qu’il est au service de son pays. Il a pensé à Nanan Houphouët-Boigny. Il a fait un constat et a pris la sage décision. Afin que ceux qui ne veulent pas le voir faire un troisième mandat soient heureux. Mieux vaut chercher la paix qu’avoir raison.

En janvier 2018, vous demandiez aux Ivoiriens de lui accorder un troisième mandat.  Prenez-vous sa décision de partir comme un désaveu ?

Vu ce que je voyais, j’ai effectivement demandé aux Ivoiriens de lui accorder un troisième mandat pour la paix.  Et pour qu’il continue ce qu’il a commencé. Leprésident Alassane, avec la sagesse d’Houphouët, a vu qu’une partie des Ivoiriens s’oppose à sa candidature, méchamment. Eh bien il préfère la paix qu’avoir raison. A cause de la paix, il a préféré ne pas aller au troisième mandat. Ce n’est pas une faiblesse. C’est l’amour pour le pays. L’amour nous oblige à faire ce qu’en temps normal, nous ne pouvons pas faire.  

Donc vous ne prenez pas sa décision comme un désaveu pour vous…

Je suis le plus heureux. Quand les griffes ont commencé à sortir, les gens ont dit « c’est à cause d’Alassane ». J’ai dit si c’est à cause d’un seul qu’on se bat, donnons-lui un mandat pour qu’on soit heureux. Ceux qui n’étaient pas d’accord avec moi m’ont répondu, « au lieu d’un troisième mandat pour avoir la paix, demandez à Alassane de se retirer pour avoir la paix ». J’ai répondu, « non, il est en mission. Il ne peut pas se retirer ». Un commando en mission termine sa mission. Il n’y a pas de désaveu. Je le dis sincèrement, je suis le plus heureux. Mais, j’ai peur. Le retrait de Ouattara ne va mettre tout le monde d’accord.

Qui voyez-vous pour succéder à Ouattara au RHDP, son parti ?

Pour moi, Ouattara doit être là pour un troisième mandat. S’il n’est pas là, je ne connais personne pour lui succéder. Pour les humains, je ne suis pas bien. Mais avec Dieu, je suis heureux.  

Quel regard porte l’Eglise du Christianisme céleste sur la situation socio-politique en Côte d’Ivoire dans cette année électorale ?

Il y aura des surprises agréables et désagréables. Notre Eglise accompagnera le pays dans la vérité.  Si la décision du président Ouattara ne plait pas au monde invisible, on lui dira c’est une mission que tu dois accomplir, accomplis-la. La Côte d’Ivoire doit savoir que ce pays appartient à Dieu. Et devant Dieu, on doit se supporter. On doit s’aimer les uns les autres. On doit s’accepter. C’est cela la Côte d’Ivoire. Notre hymne national dit : « Fiers ivoiriens le pays nous appelle. Si nous avons, dans la paix, ramené la liberté, Notre devoir sera d’être un modèle De l’espérance promise à l’humanité En forgeant, unis dans la foi nouvelle, La patrie de la vraie fraternité ». La Côte d’Ivoire appartient à Dieu. Dieu s’impose à ses créatures , y compris le diable, Satan et ses suppôts. N’ayons pas peur. Que le règne de Dieu arrive sur la terre pour que la vraie paix règne en Côte d’Ivoire.

Entretien réalisé par Yeshua Amashua

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