Côte d’Ivoire-Journée nationale de Paix/ Message du Révérend Ediémou (Chef de l’Eglise du Christianisme Céleste) : « Nul ne remplace l’expérience ; tout ce que Dieu fait est bon »

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La Côte d’Ivoire, notre pays, s’apprête à célébrer la journée nationale de la paix, le 15 novembre 2019. Une paix que Nanan Houphouët nous a léguée en héritage. Depuis son décès, notre beau pays est entré dans un cycle de violences. Nous avons connus la guerre civile. Il y a un temps pour faire les palabres, et un temps pour se réconcilier ; un temps pour déchirer, et un temps pour coudre. Tout le monde peut faire des palabres ; tout le monde peut déchirer. Mais, lorsque le temps de coudre arrive, il faut que Dieu nomme des tailleurs. Ce sont ses élus qui travaillent pour la gloire de Dieu qui doivent coudre. Pour la Côte d’Ivoire, je suis gardien du temple. J’étais gardien de but, mais aujourd’hui, je suis gardien du temple. C’est dans le temple, c’est à la mosquée, c’est à l’église, que Dieu habite et révèle aux premiers responsables de ces lieux ce qui doit arriver.  Quand cela arrive, nous devons l’annoncer. Félix Houphouët-Boigny, Premier Président de la République de Côte d’Ivoire a été une grâce pour les Ivoiriens. Car il a envoyé la Côte d’Ivoire à l’indépendance sans verser de sang. Nanan Houphouët est également une fierté pour notre pays, pour avoir été parmi les rares personnalités d’outre-mer à avoir participé à l’élaboration de la Constitution française de la Ve République, pour avoir été Ministre d’Etat dans le gouvernement français. Il a fait de la paix et de la  cohésion sociale, la pierre angulaire de sa politique. Pour y parvenir, bien que la Côte d’Ivoire soit laïque, il a construit des églises, des mosquées, des temples et la plus basilique, etc. Nanan a laissé toutes les religions opérer. Si Dieu n’avait pas envoyé Houphouët, que serait devenu Ediémou Blin Jacob et l’Eglise du Christianisme céleste ? Les enfants Thiam peuvent en témoigner. Daouda et Maman Marietou Saw, la maman des Thiam m’ont beaucoup aidé, surtout Aziz. En 2015, lorsqu’il fallait chercher les voies et moyens pour des élections sans violences,  le gouverneur Augustin Thiam, m’a autorisé à aller au caveau de Nanan Houphouët.  Ce sont les enfants Thiam qui m’ont fait. Depuis l’école jusqu’au poste de contrôleur de Poste et télécommunication. Après ma rencontre avec l’église du christianisme céleste, alors qu’il subissait des pressions pour fermer notre église, sous le prétexte que c’est une Secte, Nanan Houphouët a dit : « je ne fermerai aucune église, même l’église d’Ediémou ». Après le face à face à la télévision ivoirienne avec nos accusateurs, le Président est arrivé à la conclusion que l’église du christianisme céleste est une religion. Car nous l’avons convaincu par notre prestation. Bien que Nanan Houphouët était chrétien catholique, combien de fois n’est-il pas allé voir le prophète Papa Nouveau à Toukouzou ? La paix était dans le pays.  Où l’avons-nous mise ? Mieux vaut chercher la paix qu’avoir raison. Nanan a laissé Alassane et Bédié comme cohéritiers. Quand Nana a envoyé Alassane auprès de lui, à Abidjan, il y a eu un mécontentement. Alassane n’était pas le bienvenu. Nanan a laissé la Côte d’Ivoire dans la paix avec Alassane. Laissons Alassane en paix. Respectons la mémoire de Nanan. Le péché des Ivoiriens, c’est de n’avoir pas fait  ce que Nanan a laissé, c’est-à-dire maintenir la paix avec Bédié et Alassane. En politique, on doit suivre son mentor. La fidélité paie. La trahison se paie cash. Chacun a trahi Nanan à sa manière. C’est pour cela que je n’oublierai jamais cette phrase du Général français Poncet : « Si tu veux voir Dieu, va en Côte d’Ivoire ». Et le président Yao N’Dré de rétorquer : « Le démon nous a tous trompés ». Pas nous tous. Puisque je lui ai dit avant qu’il n’aille annoncer les résultats : « je sais que vous allez déclarer Gbagbo élu. Gbagbo est mon frère, mais si vous le déclarez élu, ce n’est pas bon pour le pays ». Il faut que je me dédouane devant mon Dieu. Je voudrais donc demander  pardon à tout le monde. Nous n’avons pas suivi les consignes laissées par Nanan. Alassane que Nanan a appelé au chevet de la Côte d’Ivoire travaillait à la Bceao, à Dakar, pour la Côte d’Ivoire. Il est venu aider le pays en tant que Premier ministre. Ce sont des faits réels. Au départ, tout allait bien. Lorsqu’on a touché à Alassane, nous avons vu le résultat. Pendant la réconciliation, on a eu le courage de lui dire qu’on a fait la Constitution à cause de lui. Avec le débat sur le « et » et le « ou ». On nous a dit qu’il ne peut pas être candidat. Avec la même constitution, Alassane a été candidat. Il est devenu président.  Alassane a refait la Constitution. La logique et le bon sens voudraient que nous vivions en harmonie.  Parce que dans le défi, il a gagné. Acceptons tous, ce que Dieu a fait. Il a fait changer la Constitution, non pas par la guerre, mais par référendum. Il pouvait passer par l’Assemblée nationale où il avait une majorité écrasante avec le RHDP.  Pourquoi veut-on maintenant l’écarter. Mieux vaut chercher la paix qu’avoir raison. En 2015, avons-nous fait des élections avec des palabres ? Non. C’est moi Ediémou, qui ais dit au séminaire de l’ l’ASCAD, qu’en tant qu’élu spirituel, « nous divorçons Elections d’avec violences », et que nous célébrons le mariage entre « Elections et Paix ». C’était en 2014-2015, et les élections se sont déroulées sans violences. On ne doit éliminer aucune candidature. On sait ce que cela a coûté au pays. Laissez Alassane faire sa politique. Que les autres fassent leur politique. Quand Gbagbo était avec Alassane, ils n’ont pas appelé Bédié. Quand Bédié et Alassane étaient d’accord, ils n’ont pas appelé Gbagbo. Pourquoi, chaque fois, deux sont d’accord contre un ? Nous devons déclarer l’année 2020 « Année Nanan Houphouët-Boigny ». Pour que tous ces trois soient unis dans notre nation, une, indivisible, et fraternelle. Sous la bannière du Dieu Unique faisons la paix qui est notre seconde religion comme nous l’a enseignée Nanan. Papa Oschoffa a dit, « mieux vaut chercher la paix qu’avoir raison ». Nous voulons que la Côte d’Ivoire ait le Dieu Paix. Il faut qu’on soit unis, car nous avons un seul Dieu. Celui qui ne veut pas de la paix n’est pas de Dieu. Il est du désordre, il est du démon. Nul ne remplace l’expérience. Par expérience, nous savons ce qui nous a conduits à la guerre. Le Prophète Oschoffa a dit que « la prière est l’ultime salut de l’humanité ». Il nous faut prier, prier et prier. Nous ne devons pas tomber dans la même erreur. Dieu nous regarde. Oschoffa a dit : « piétine-moi, je te demanderai pardon ». La paix, c’est Dieu. Israël avait Dieu pour Roi et ils ont demandé un Roi. Dieu leur a dit que le Roi va les faire souffrir. Ils n’ont pas écouté Dieu. Ils ont désobéi. La suite, Israël a été détruit et refait par l’homme en 1948.    Adorons Dieu. Aimons Dieu à cause de la paix. Que le 15 novembre 2020, nous soyons dans un pays de la vraie fraternité que Nanan nous a laissé. Acceptons la paix comme notre seconde religion. Je voudrais terminer par des informations. Du 12 au 13, le Vatican organise avec la Côte d’Ivoire, les évêques catholiques, le COSIM un séminaire pour aider à instaurer un climat de paix en Côte d’Ivoire avec Dieu. Il y aura une messe à la cathédrale du Plateau. Suivi d’un sermon à la mosquée du Plateau, dirigé par l’imam Djiguiba. Houphouët a toujours donné sa place à Dieu dans le pays, en faisant du Vatican le doyen du corps diplomatique. Pour la paix, donnons la Côte d’Ivoire à Dieu. Je voudrais remercier le Ministre des Affaires Etrangères, l’ambassadeur Marcel Amon Tanoh, qui a eu la grâce d’accepter de faire ce séminaire. Ce que nous avions prévu de faire ce 15 novembre au niveau du Forum national des confessions religieuses, est dans ce séminaire. Lorsque nous avons eu l’appel disant que le Vatican et la Côte d’Ivoire organisent ce séminaire, nous avons décidé de les accompagner. Car, cette cérémonie vise à rechercher la paix par la religion, avec le Dieu Paix. Comme nous l’avons vu récemment en Allemagne. En ce qui concerne notre église, nous sommes dans le secret depuis 1981, grâce au prophète Oschoffa. Lorsqu’il nous a demandé d’organiser la fête de la moisson, pour la première fois dans ce pays, alors que l’église était fermée au Bénin. Pour comprendre la Côte d’Ivoire dans le plan de Dieu. Pour avoir appris auprès de lui, Ediémou est aujourd’hui 2e vice-président du comité supérieur mondial, il est l’Ivoirien qui donne l’onction au saint siège de Porto Novo. Pour y arriver, il a fallu faire des sacrifices.  Depuis 1978, j’ai cessé de travailler pour répondre à l’appel de mon Prophète. Je profite pour dire aux Ivoiriens que le dimanche 24 novembre 2019, c’est la cérémonie de sacrifice à l’église du Christianisme céleste. La fête de la moisson sera l’occasion de communier avec Dieu, de parler avec Dieu par nos offrandes. .  A cause de mon parcours qui n’est pas mystérieux, mais qui est concret, que l’église du Christianisme céleste ait aussi une subvention. Que l’Etat accompagne le forum des confessions religieuses pour qu’il continue de jouer son rôle de vecteur de paix.

Paix sur l’âme de Nanan Houphouët.

Paix et bénédictions sur notre pays  la Côte d’Ivoire, patrie de la vraie fraternité. A nous tous, allons et demeurons en Dieu, à travers la prière qui l’ultime salut de l’humanité, et de rechercher la paix, seule solution du vivre ensemble pour oublier d’avoir raison. Moi c’est toi, Toi c’est moi, La Côte d’Ivoire appartient à Dieu. Tous nous sommes enfants et filles de Dieu.

En conclusion, nous rappelons que l’Appel d’Alassane par Nanan Houphouët a provoqué le mécontentement de quelques personnes. Ce mécontentement a été traduit après la mort de Nanan. Alassane a été exclu partout jusque dans la Constitution. Nous avons vu ce qui nous est arrivé : la guerre. Mais Dieu a voulu que par la même constitution, qui rejette totalement Alassane, ce par la main du président Gbagbo, qu’Alassane soit à la tête de ce pays. Nul ne remplace l’expérience ; tout ce que Dieu fait est bon. Alassane, président, nous donne une nouvelle constitution. Et fait des nominations dans l’armée pour tout le monde. Alors laissons Ouattara en paix pour que nous soyons en paix. Tout ce que Dieu fait est bon. Toute autorité émane de Dieu. Craignons Dieu et acceptons ce que Dieu fait pour la Côte d’Ivoire. Que personne ici, ou à l’extérieur, n’empêche quelqu’un d’aller aux élections. Nous allons suivre les élections, grâce à Dieu. Pour écrire,  lire et dire la vérité comme le président Honoré Guié a dit la vérité en 2000 quand le mensonge voulait sortir. Je vous aime tous. Pardonnez-moi, si j’ai mal parlé. Ma fonction de meilleur homme de Dieu durant la crise m’oblige à parler de la sorte.  Bonne fête de la paix.

Révérend Ediémou Blin Jacob

Président de l’Eglise du Christianisme céleste de Côte d’Ivoire.

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