Cop15 /Dégradation des terres et l’avancée de la sécheresse : Le directeur général du CSE , Cheikh Mbow appelle à une coalition de volontés pour accélérer la mise en œuvres des recommandations

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« Il faut une coalition de volontés pour que nos institutions viennent ensemble créer des politiques de très haut niveau qui auront des impacts réels au niveau local pour pouvoir faire avancer un agenda environnemental et répondre aux besoins d’accélération et de mise en œuvre des recommandations de cette Cop 15’’, a-t-il indiqué vendredi 13 mai 2022, le directeur général du Centre de Suivi écologique (CSE) basé à Dakar (Sénégal), Cheikh Mbow. Le Centre de Suivi écologique est un centre régional qui travaille sur plus de 16 pays dans la sous-région ouest-africaine. Il entend répondre aux questions majeures liées à la dégradation des terres, à la restauration des terres et à la biodiversité. Pour son DG, l’Afrique doit faire en sorte qu’il y ait de grands programmes structurants au-delà de la Grande Muraille verte. Il a proposé aussi que les connaissances scientifiques soient traduites et mises en pratique au niveau des communautés locales dont la contribution à la transformation locale est indispensable. Car, selon Cheikh Mbow, il faut que les Africains eux-mêmes s’approprient la question de la restauration des terres dégradées par la sécheresse ou sous l’effet des pratiques agricoles. Pour ce faire, il propose que les Africains intègrent dans les pratiques agricoles de nouvelles espèces végétales africaines dont les vertus nutritives et protectrices de l’environnement sont avérées. Entre autres, le néré, le baobab, le nénuphar, etc. Et impliquer les femmes et les jeunes dans cette transformation locale qui contribuera, non seulement à la restauration des terres dégradées, mais aussi à assurer la sécurité alimentaire et créer de l’emploi pour ces jeunes et favoriser l’autonomisation des femmes. « ’En appelle à la fibre patriotique en tant qu’Africain. Il nous incombe nous pays africains de refaire une autre rhétorique et ne pas emprunter des théories qui ont été mal interprétées par d’autres. Il faut qu’on parle pour nous-mêmes parce qu’il y a des possibilités pour lesquelles on pourrait faire l’accélération de la transformation sociale et locale. Il faut transformer maintenant cette rhétorique positive, montré à la jeunesse qu’il est possible de prendre ses produits locaux et de faire la transformation », a-t-il soutenu.

Renaud D

 

 

 

 

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