Chronique : Le mystère des enfants qui disparaissent et qui restent introuvables

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La sottise humaine est en train de prendre le dessus dans notre quotidien et on ne peut laisser ce phénomène s’enliser. Ces enfants meurent comme des animaux. N’eut été les réseaux sociaux, la population serait restée ignorante. Comme de coutume, à l’entame des échéances électorales, l’on assiste à plusieurs enlèvements des enfants dans les villes, communes et quartiers. Le phénomène est devenu un véritable fléau sur le continent, en particulier en Afrique de l’ouest. Un rapport des nations unies indique que 49 000 enfants disparaissent chaque année. Un chiffre effrayant, bien que la grande majorité des enfants refait surface après des fugues brèves. Mais 11000 restent introuvables d’une année à l’autre. Si seulement vous saviez le nombre d’enfants disparus lors du mardi gras, le nombre d’enfants qui disparaissent chaque journ en partance pour l’école dont les parents n’ont pas forcément la possibilité de lancer un avis de recherche sur les réseaux sociaux. D’ailleurs, combien d’avis de recherche gagnent gain de cause, comparés à cette myriade de bouts de chou violés, torturés, mutilés et assassinés. Plusieurs parents ne cessent d’espérer le retour de leurs enfants disparus, mais hélas. Dans un point fait par le commissariat du 16e arrondissement de la commune de Yopougon, depuis le mois janvier à février 2018, plus 100 enfants ont été enlevés. C’est la douleur, les pleurs, la tristesse, l’amertume dans les familles. Plusieurs cas d’enlèvements surviennent à la veille des élections. Et ces enfants enlevés sont soumis à des rituels humains de tous genres dans l’optique d’avoir le pouvoir. L’être humain est capable de tout pour de l’argent, tuer et sacrifier des innocents pour atteindre des objectifs politiques ou financiers. En théorie, quand un enfant disparaît, le réflexe des parents est d’aller au commissariat. Mais lorsque cette première démarche est enregistrée, ils se retrouvent souvent sans véritable réponse, dans une détresse psychologique immense durant des semaines, des mois, voire des années. Une enquête n’est pas toujours ouverte (notamment pour les enfants de plus de douze ans), « ce qui nourrit un sentiment d’anxiété supplémentaire » pour les familles, souligne Désirée Koffi, enseignant Chercheur à l’Université d’Abomey Calavi. Lorsque le mineur disparu a atteint la majorité, il arrive aussi que police et la justice referment les dossiers, laissant « les familles totalement seules », ajoute-elle. A quand la fin de ces enlèvements ?  Si nos autorités ne font rien pour mettre fin à cette situation qui ne cesse de se propager, ce phénomène restera continuel, et les familles seront toujours éplorées à la suite d’un élèvement.

Par Josué Koffi

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