CHERTÉ DE LA VIE : Les PROPOSITIONS de Stéphane Kipré (UNG)

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La cherté de la vie est une réalité dans notre pays. Nier ce fait ou essayer maladroitement de le minimiser comme l’a fait le gouvernement n’est pas juste. Demander aux populations de refuser de payer quand le prix est élevé n’est pas responsable. Et pourtant des solutions efficaces et opérationnelles existent et elles nécessitent un engagement fort de l’État. Voici mes propositions

 

  • COURT TERME

 

Sur le court terme, deux décisions s’imposent :

– Suspendre la TVA sur les produits de grande consommation comme le riz, le sucre, l’huile, la farine, etc. Dans notre pays, elle est de 18%. Par conséquent, la suspendre pour une période bien déterminée, c’est par la même occasion réduire les couts de 18%. A titre illustratif, le sac de riz de 5kg est passé de 8.000FCFA à 12.500FCFA. Appliquer la première mesure que je propose ramènera le cout à 10.250 FCFA.

 

– Diminuer le taux de douane à l’importation sur les produits de grande consommation. Cette deuxième mesure combinée à la première baissera encore le prix du sac de riz si nous conservons le même exemple.

 

Cependant ces deux mesures entraîneront nécessairement un manque à gagner pour l’État en termes de recettes fiscales c’est pourquoi il faudra obligatoirement combler le déficit qu’elles créeront en réduisant drastiquement le train de vie de l’État. Il existe dans notre pays des institutions dont on peut se passer. Le Chef de l’État avait promis en 2010 qu’il réduirait le nombre de ministres, c’est le moment de le faire. Nous avons à la fois un ministère de la Fonction Publique et de la Modernisation de l’Administration et un Secrétariat d’État en charge de la même question, un ministère des affaires étrangères doublé d’un ministère de l’intégration africaine.Et les postes ministériels qui se superposent sont nombreux, sans compter les ministres gouverneurs dont on ne comprend pas trop l’utilité du fait de la présence des conseils régionaux et des mairies. Et c’est au chef de l’État de montrer l’exemple en réduisant également le budget de fonctionnement de la présidence de la République. Les fonds de souveraineté ont longtemps fait l’objet de toutes les légendes, c’est le moment d’être transparent sur cette question et de nous dire s’ils ne peuvent pas servir à combler le manque à gagner qu’entraînerait la suppression de certaines taxes. C’est au gouvernement qu’il revient de faire des sacrifices afin de permettre aux populations de vivre dans la quiétude.

 

– Une fois les deux premières mesures prises, elles nécessiteront la création d’un comité de fixation et de surveillance des prix.

Ces différentes mesures devront s’étendre jusqu’à la fin de l’année 2021 le temps de préparer et adopter le budget 2022 qui devra renoncer à l’annexe fiscale 2021 qui exerce une grande pression sur les entreprises dont celles qui sont dans le domaine de la grande consommation.

 

  • MOYEN TERME

 

– Il faut obligatoirement lancer un programme ambitieux en ce qui concerne l’autosuffisance alimentaire afin de produire industriellement les produits que nous consommons. On pourra par exemple spécialiser certaines régions de notre pays qui ont des terres : le centre pour le vivrier, l’ouest pour le riz, le nord pour le sucre et l’élevage et le sud pour l’huile. Ces productions ont déjà lieu dans ces zones, il s’agit de les intensifier grâce a l’appui de l’état à travers un plan quinquennal. On réduirait ainsi notre dépendance aux importations et aux spéculations qu’elles entrainent.

 

– Signer des accords de partenariat avec des pays qui un moment de l’histoire ont connu ces difficultés avant de les juguler. On pourrait citer le Vietnam et Israël pour le riz, La Malaisie pour l’huile, la France pour l’élevage, etc.

Il convient en tout état de cause pour le pouvoir de faire de l’agriculture une priorité et toute priorité se finance. Financer les infrastructures routières, c’est très bien et je félicite d’ailleurs les gouvernants mais un homme qui a faim ne peut pas apprécier la beauté de ces infrastructures.

Il faut donc dégager de la trésorerie pour financer l’agriculture à l’échelle industrielle et mettre notre jeunesse rurale à contribution avec l’objectif de nourrir les ivoiriens.

Telle est ma contribution en ma qualité d’opposant etj’espère qu’elle sera entendue.

 

PSK

 

 

 

 

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